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 nothing's better than when i'm with you.

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wo de mingzhi shi
Li Bao Qiang
rainy ♡ the fabulous touch
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au nom de l'étrange

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MessageSujet: nothing's better than when i'm with you.   Lun 9 Sep - 4:22


when you come around, i get paralyzed


++ clothes

Dire qu'il n'avait guère  hâte de rentrer à la maison aurait été un énorme mensonge, il en crevait plutôt d'impatience. Ces trois jours de formation à l'extérieur de la ville lui avaient paru tenir de l'éternité. Malgré l'amitié qu'ils pouvaient entretenir avec ses collègues de travail, leur présence ne frôlait nullement la cheville de la compagnie de Shaozu et à peine le pied posé en dehors de sa précieuse porsche, Baoqiang ne put réprimer le fin sourire qui vint étirer ses lèvres de manière involontaire. Le jeune homme fit rapidement le tour de la voiture pour aller s'emparer de sa valise à motif léopard posé sur le siège passager pour s'empresser de rejoindre la porte de l'appartement qu'il déverrouilla – Bao avait toujours préféré que Shao la garde verrouillée en son absence comme en sa présence par simple précaution. À peine à l'intérieur et la porte refermée, l'odeur de cuisson ne manqua pas de venir l'accueillir la première, lui laissant le temps de lâcher la poignée de son bagage et retirer ses chaussures en vitesse.

Le bruit particulier des pas de Shaozu contre le plancher se fit entendre et à peine son regard croisa le sien, Baoqiang leva une main pour lui faire signe de ne plus bouger. « Attend attend. Recule un peu et fait comme dans les films, avec le saut dans les bras et l'effet romantique. » Parfois, il était mieux de ne pas chercher à comprendre et simplement obéir à ce que disait Li et disons que depuis que Yuan était dans sa vie, il avait écouté un peu trop de films. Nul besoin de dire que Baoqiang ne bougea pas de sa place tant et aussi longtemps  que ses mains ne se posèrent pas sur le corps du cadet pour le serrer contre et le faire tourner, riant lui-même du ridicule de sa demande.  L'aîné lui reposa les pieds par terre en lui dérobant un baiser bien attendu depuis les derniers jours avant de passer affectueusement ses doigts dans ses cheveux pâles. « Tu t'es faits beau dis donc... D'habitude tu es juste atrocement adorable. » Parce que peu importe le moment de la journée ou la situation, le plus jeune avait toujours ce petit je-ne-sais-quoi qui le rendait si désirable et attirant aux yeux de Bao. Un quelque chose de particulier qui le fascinait encore aujourd'hui puisqu'il ne pouvait comprendre comment il en était venu à aimer un autre homme à ce point, mais le tout lui paraissait si acceptable. Uniquement car il s'agissait de Shaozu. « T'as faits à manger aussi ~ ? C'est mignon. Je ne te dirai jamais à quel point j'aime quand tu cuisines. » Ou quand tu fais le ménage, le lavage, les tâches ménagères, mais plus particulièrement quand tu es dans un lit avec moi. Cette dernière part de pensée ne manqua pas de lui faire mordiller sa lèvre inférieure d'impatience à cette idée. Trois jours sans contact avec son cadet pouvaient presque relever d'une horrible punition.

Ses doigts relâchèrent l'emprise qu'ils avaient exercée involontairement contre le tissu du haut du plus jeune pour le forcer à rester à proximité – comme si c'était réellement utile – alors qu'il lui volait un nouveau baiser par simple caprice témoignant du fait que Baoqiang s'était bel et bien ennuyé de Shaozu. Sa main trouva vite-fait la compagnie de son amie pour entrelacer ses doigts avec ceux de Yuan pour ensuite se laisser guider jusqu'à la cuisine puisqu'il était évident que son estomac crevait de faim. Dès que sa présence à la formation n'avait plus été obligatoire, Li avait saisi sa valise et était monté de sa voiture en moins de dix minutes, sans prendre la peine d'arrêter prendre un truc à manger ou même carrément prendre la peine de manger. C'était une chose particulièrement mauvaise à faire, mais une fois ne le tuerait pas. Surtout que de prendre le repas en compagnie de celui qu'il aimait lui semblait nettement plus approprié que de perdre du temps à l'extérieur de l'appartement. Il laissa le plus jeune terminer ce qu'il avait commencé, en profitant pour venir poser un bisou contre son cou pendant que ce dernier servait les assiettes, lui subtilisant la sienne au final pour l'apporter lui-même à la salle à manger où il se posa à sa place désignée depuis tant de temps. « Le temps n'a pas été trop long ici, j'espère ? » L'idée que Yuan ait pu s'ennuyer – non pas de sa présence mais au sens de s'emmerder – lui déplaisait au point où il serait prêt à faire des pieds et des mains pour que ça ne se reproduise pas. « Je suis prêt à gager que mamie est venue faire un tour. » Parce que bon, grandma Li adorait un peu trop le jeune Yuan et tous les prétextes étaient bons pour le voir, lui.
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wo de mingzhi shi
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au nom de l'étrange


MessageSujet: Re: nothing's better than when i'm with you.   Mar 10 Sep - 22:26

- you cut me open and i -

- keep bleeding love -

ce n'est que trois misérables jours shaozu. trois misérables jours. ça va passer vite. ou plutôt, c'est ce qu'il pensait. ces trois lamentables jours parurent comme des siècles, des millénaires. non pas forcément parce que le cadet s'ennuyait à l'appartement, mais plus car la présence de son homme à la maison lui manquait terriblement. l'ennuie, à vrai dire, shaozu n'a jamais le temps pour ça. il trouve toujours de quoi s'occuper, surtout qu'il y a toujours quelque chose à faire. faire le ménage, cuisiner, faire le repassage, lire, dessiner, rendre visite à grandma pour papoter et ramener par la même occasion de nouvelles recettes à tester, participer à des conférences, tel est son grand loisir, mais surtout, danser. c'est bien connu que yuan adore se déhancher devant sa télé en petite tenue constituée que d'un boxer et petit tshirt pour se maintenir en forme en plus d'aller promener pascal, son adorable chiot. celui-ci l'aidait bien à ne pas se sentir trop seul à l'appartement. en effet, l'adorable boule de poils avait profité de l'absence de son rival pour coller son maitre à chaque occasion possible et réclamer des papouilles affectives. d'habitude, celui qui obtient toute l'affection de notre jeune chinois n'est autre que baoqiang alors ce n'est pas tant surprenant que l'animal en soit jaloux. grosse déception pour lui cependant. car ce jour là est censé être celui de son retour. too bad pascal.

pour l'occasion, shaozu sortit le grand jeu. sans grande surprise, la grand mère de baoqiang lui avait rendu une petite visite le jour de son départ pour le soutenir dans sa misérable solitude. si bien qu'elle n'était pas venu les mains vides et lui a ainsi donc remit une recette que l'ainé affectionne particulièrement depuis sa plus tendre enfance. ce fut donc la raison pour laquelle il avait décidé de se mettre derrière les fourneaux en cette triste journée pluvieuse. heureusement, rien ne reste jamais bien triste avec shaozu dans les parages. des lumières rayonnaient de partout dans l'appartement, changeant de couleurs de temps à autres pour une meilleure ambiance, en même temps que leur stereo jouait au hasard les nombreux cds des deux hommes. et comme toute personne qui cuisine, cela devait bien évidemment se faire en dansant. lamentablement certes. le tablier à motifs léopard que baoqiang lui avait acheté attaché à la taille et les manches retroussées, il se mit à préparer ce qu'il y avait à faire cuir en premier. il découpa les aliments habilement et les ajouta à l'eau bouillante dans la gamelle. ses patates subirent plus tard le même sort, suivit de la viande de porc. une fois que tout était bon, il déposât le couvercle sur la marmite et défit son tablier pour le déposer sur le comptoir. première étape faite. ses pas se dirigèrent ensuite vers sa chambre partagée avec son ainé et sélectionna quelques vêtements dans le dressing. après les avoir enfilé et réajusté avec soin, il rendit visite à la salle de bain pour se coiffer, appliquer ses cosmétiques et ajouter sa très légère couche de maquillage. une fois la dernière touche d'eyeliner faite, shaozu rangea le crayon dans sa trousse et un bruit capta très vite son attention. un bruit qui le fit sourire dans l’immédiat et le fit courir jusqu'à la pièce principale.

attend attend. recule un peu et fait comme dans les films, avec le saut dans les bras et l'effet romantique. shaozu fut plus qu'enchanté d’exaucer son souhait, lui bondissant dans les bras de joie. il lui avait tant manqué. alors que ce n'était que trois misérables jours damnit. il fut touché de voir que ses petites préparations lui faisaient plaisir. bien que le cadet sait pertinemment que peu importe ce qu'il peut bien entreprendre, baoqiang trouvera toujours ça génial. pas que ce soit une mauvaise chose, bien au contraire. c'est ainsi qu'après multes baisers et petites touches échangés ils se rendirent ensemble à la cuisine. si mamie était passée qu'elle question. « tu connais ta grand-mère~ elle ne peut pas se passer de moi. » ce n'était en aucun cas un mensonge. la vieille femme a assez répété à shaozu ô combien elle haïssait les exs petites amies de baoqiang, et quelque part, le cadet se sentait fier d'être à la hauteur de ses espérances. très fier. « le temps a été trèès long sans toi bébé, mais c'était plus parce que tu me manquais qu'autre chose » une légère moue s'installa sur son visage alors qu'il servit sa préparation dans l'assiette de son petit ami, puis revint ensuite pour se servir sa part et se rassoir. « j'espère que tu as pensé à moi trèèès fort. parce que c'est mon cas. » à ce même moment, pascal déambula le corridor et vint les rejoindre aux pieds de la table, titillant la jambe de shaozu. « ce qui n'est pas le cas de tout le monde si tu vois ce que je veux dire. » il rit alors un peu à la vue de son chien, puis se penchât pour lui donner une caresse sur la tête.
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Li Bao Qiang
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MessageSujet: Re: nothing's better than when i'm with you.   Mar 10 Sep - 23:40



Sacrée grand-mère. Elle ne manquait bien aucune occasion de rendre visite à Shaozu. Baoqiang avait pratiquement l'impression que si elle devait choisir entre lui et le cadet comme petit-fils, sa place serait grandement menacée. Pour certains, cela aurait été une situation plutôt irritante, mais pour Li, ça avait plutôt quelque chose de soulageant. Savoir que, pour une fois, son choix relationnel se trouvait accepté était rassurant. Grandma avait toujours détesté les petites amies qu'il lui avait présentées, à chaque fois pour une raison différente. Du coup, l'affection qu'elle apportait à Yuan permettait toujours à Li de s'éloigner de chez lui l'esprit en paix. Il savait qu'elle ne se gênerait pas pour aller rendre visite à l'âme solitaire, sans même prendre la peine de lui donner un coup de fil avant de débarquer. Du coup, la recette qui se trouvait dans son assiette lui avait déjà confirmé qu'elle était passé avant même que Shao puisse le confirmer de vive-voix. « J'crois bien que tu figures sur son testament, honnêtement. » Ce n'était probablement pas un mensonge. Baoqiang n'en savait strictement rien, mais ça ne l'étonnerait guère d'apprendre la présence du plus jeune dans les héritiers de sa grand-mère.

« Awww, t'es adorable. Tu m'as manqué aussi. La prochaine fois, je te jure que je fais une crise jusqu'à ce qu'ils me laissent t'emmener. » Tout un charabia de la part de ses patrons quant au fait qu'il ne pouvait pas emmener un conjoint s'il était un homme. Uniquement une conjointe. Cette réplique avait le don de l'irriter profondément à chaque fois qu'elle lui arrivait aux oreilles et pourtant, à chaque annonce de formation, il s'essayait. Une fois, il avait réussi. Et bien cette fois-là ne serait certainement pas la dernière, ô non. « Puis, bien sûr que j'ai pensé à toi. Tous les jours ! Même que j'ai changé le fond d'écran de mon portable. La preuve... » Baoqiang tenait à appuyer ses dires, fouillant donc les poches de son jean pour en sortir son téléphone portable et en allumer l'écran sur une photo d'eux qui datait maximum de la semaine dernière. Une véritable avancée extraordinaire, sachant que son fond d'écran avait toujours été sa bagnole. Principalement car, Bao était un homme. Les mecs s'en foutent de ce genre de détail et mettent une image pour ne jamais la changer. Or, là, il en était venu à tellement s'ennuyer pendant la formation qu'il avait pris la peine de modifier l'image sous le regard de quiconque a dû avoir les yeux trop curieux. Une fois la preuve démontrée, Li posa la téléphone à plat contre la surface de la table.

C'est ce moment que choisit le chien pour venir réclamer son affection auprès de Shaozu. Cette bestiole ne l'appréciait pas des masses vu à quel point il arrivait à conserver l'attention du plus jeune que pour lui, mais n'était-ce pas normal ? De toute façon, le chien pouvait être en présence de Yuan pendant tout le restant de la journée, alors il pouvait bien lui laisser le soir. « Il ne m'a pas manqué non plus. J'aurais dû prendre un chat ou des poissons comme je voulais faire au début. » Uais parce que son projet initiale avait été d'encastrer un aquarium dans le mur séparant le salon de la salle à manger, ce qui aurait donné un chic particulier à l'endroit, mais il avait plutôt opté pour acheter un animal de compagnie à Shao. Quelle mauvaise idée. Il aurait dû prendre les poissons. Un léopard aurait été encore vachement plus classe, si seulement ce n'était pas illégal... Dommage.

Cédant à la volonté de son estomac, Baoqiang commença à manger le premier, reconnaissant bien assez vite la technique de sa grand-mère. Très certainement une recette notée à la main avec sa propre façon de faire pour arriver à un tel goût. C'était ce genre d'attention qui faisait en sorte que la cuisine de sa mamie était si délicieuse et le fait que Shaozu parvenait à en reproduire l'arôme ne pouvait être que des plus réjouissants. « Le goût est identique, félicitation honey. » Li lui désigna un pouce levé et un rapide sourire pour appuyer ses propos avant de retourner dévorer le contenu de son assiette. Dévorer était le terme juste. Au diable prendre le temps de manger tout en entretenant une discussion tranquille. Ça, ils pouvaient le faire tous les autres jours de la semaine quand son ventre ne réclamait pas d'être nourri avec tant de conviction. Si bien que son repas fut disparu en un temps record, détournant enfin son attention de la vaisselle salie en direction de son bien-aimé. « Sorry. Je crevais, j'ai rien bouffé en descendant. » Jugeant qu'à partir de maintenant, rien ne valait la peine de se montrer aussi pressé que pendant le repas, Baoqiang se réinstalla plus confortablement dans sa chaise, le regard toujours soigneusement rivé sur son cadet. Le détailler du regard avait toujours cet aspect apaisant, calmant, faisant en sorte que l'aîné aurait pu passer des heures entières à juste l'admirer. Il adorait la façon dont il appliquait une rapide couche de cosmétique qui ne faisait que le mettre davantage en valeur, allant jusqu'à souligner la démarcation précise de ses yeux qui ne pouvaient que charmer le plus vieux un peu plus à chaque fois qu'il les croisait. À choisir, c'était l'élément qu'il affectionnait le plus sur le physique de Shaozu et il le lui avait très certainement déjà répété à plus d'une reprise, mais Baoqiang trouvait qu'il ne le lui dirait jamais assez. « J'adore tes yeux... » Un simple compliment que Yuan avait déjà entendu d'innombrables fois, une constatation que Li faisait de nouveau après avoir passé trois jours entiers sans pouvoir les contempler.
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wo de mingzhi shi
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MessageSujet: Re: nothing's better than when i'm with you.   Mer 11 Sep - 17:51

pour tout dire, shaozu devait une fière chandelle à cette bonne vieille grand-mère. sans elle, son apprentissage et ses délicieuses recettes, jamais le jeune chinois ne serait parvenu à son niveau actuel. bien que la cuisine a toujours été un domaine qui l'intéressait, il n'a jamais trop eu les moyens d'apprendre et de progresser avant sa rencontre avec baoqiang. il lui devait encore une fois beaucoup pour lui avoir permis de rendre heureux et fier son petit fils, et ça ne représentait pas rien aux yeux de yuan. non c'était important pour lui d'avoir un minimum de reconnaissance et d'admiration de la part de ses proches, n'ayant pas pu accomplir grand chose dans sa vie faute de ne pas avoir assez d'argent. et c'est une bonne chose que baoqiang ai toujours été aux petits soins, l'encourageant toujours dans ses démarches. bien que ce soit vrai qu'avec une telle bouille, personne n'ait réellement envie de rendre le jeune chinois triste. shaozu prêta alors attention à sa propre assiette après avoir eu la confirmation que son plat plaisait à l'ainé. contrairement à l'homme qui lui faisait face, yuan avait toujours eu cette habitude de manger très lentement, pour savourer chaque aliment à sa juste valeur. il détestait manger vite, ça le rendait mal à l'aise pour la simple et bonne raison que tout le monde n'a pas forcément de quoi manger, mais également car son ventre n'aime pas ça. la seule fois où shaozu eu osé manger plus vite fut pour prouver à baoqiang qu'il était bien capable de finir son assiette avant lui. et bien. oui, il a gagné son pari, mais à quel prix. tout le reste de la soirée il s'était plain de douleurs et de ballonnement, ce pourquoi il préfère nettement ses habitudes alimentaires. « il y en a encore d'autre si tu veux, je pense pas que j'aurais tant que ça de place pour terminer. » il fixa alors son assiette toujours à moitié pleine avec une drôle d'expression et repris ses baguettes pour continuer de déguster lorsque baoqiang lui fit un de ces compliments qui l'interpela alors qu'il avait pourtant l'habitude de l'entendre.

j'adore tes yeux, c'est vrai que li lui répétait ça bien souvent et pourtant, ça n'empêchait pas shaozu d'être touché à chaque fois qu'il le lui rappelait. ce n'était pas forcément à cause du compliment même, mais plus à cause de l'attention, du sens caché. pour beaucoup de personnes, la relation qui lie baoqiang et shaozu n'est rien d'autre qu'un tas de mensonges, parfumé à la superficialité. pourtant, si ces personnes là connaissaient vraiment bien le cadet, elles devraient savoir que le jeune chinois est fidèle jusqu'à l'os et réellement incapable de mentir. yuan n'a jamais aimé l'ainé pour son argent ou pour tous les bénéfices qu'il pourrait lui apporter dans sa vie. il est tombé amoureux de sa personne, de son caractère. le destin s'est juste montré généreux, lui offrant un homme magnifique et en plus d'être riche. néanmoins là aurait pu survenir le problème. tout opposait les deux hommes. l'un était destiné à devenir un exemple pour la société tandis que l'autre aurait survécut par ses propres moyens. ils n'étaient pas fait pour être ensemble à la base. l'un aurait du épouser une riche personne, une femme dans l'idéal de la société, alors que l'autre aurait soit finit seul à la rue, soit terminé avec une personne qui aurait usé d'autre chose en compensation de son manque d'argent. c'est pourquoi shaozu a toujours été gratifiant, heureux de voir que leur union avait une base solide, un sens. et baoqiang le lui prouvait un peu plus tous les jours. comme ce soir même avec son fond d'écran de portable ou avec cet adorable compliment. yuan sourit tandis qu'un teint rosé s'étalait un peu plus sur ses joues. il ne lui adressa pas un regard, préférant terminer son plat après un certain temps. une fois qu'il s'était essuyé la bouge, il fit reculer la chaise et se leva en direction de son ainé. il lui déposa un doux baiser sur les lèvres et lui ordonna de rester assit le temps qu'il débarrasse.

une fois que la vaisselle fut déposée dans l'évier et que le nettoyant fut versé dans l'eau, il revint vers baoqiang et tourna légèrement sa chaise pour qu'il puisse s'installer confortablement sur ses genoux. être dans ses bras lui avait terriblement manqué, sentir son parfum également, tout comme sentir sa chaleur. si la vie le lui permettait, il resterait ainsi éternellement. tout était si paisible et rassurant avec son ainé. à côté, la vie dehors n'avait aucune valeur. rien n'était assez alléchant pour le faire sortir de sa zone de confort. rien. « je t'aime tu sais ». la tête de shaozu s'était alors déposée sur l'épaule de l'autre homme tandis que sa main cherchait pour la sienne. une fois qu'il la trouvât, il fit entrelacer leurs doigts gentiment ensemble et osa enfin lui accorder un regard. il lui avait définitivement manqué et le lui fit comprendre à travers son regard, lui traduisant tout son amour et son bonheur de pouvoir enfin le revoir à la maison et le tenir comme ça dans ses bras. quelque part dans ses pensées profondes, il jura que baoqiang avait plutôt intérêt à tenir sa promesse de l’emmener avec lui la proche fois qu'il devait être en déplacement. même s'il ne s'était pas particulièrement ennuyé pendant ces trois jours il avait besoin d'être en sa compagnie. du bout des lèvres, il vint lui déposer un délicat baiser sur le cou tout en caressant le dessus de sa main amoureusement. « tout ce que je donnerais pour rester comme ça ». son attention fut vite centrée sur le bruit qui traversait de manière régulière ses oreilles : le battement du cœur de baoqiang. shaozu a toujours aimé ce bruit, car il avait un incroyable talent pour le relaxer et l'assoupir. c'est d'ailleurs pour cela que sa position préférée pour dormir au lit est la tête posée contre la poitrine de l'ainé et les jambes entremêlées aux siennes. « ton cœur bat vite baby »
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wo de mingzhi shi
Li Bao Qiang
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MessageSujet: Re: nothing's better than when i'm with you.   Ven 13 Sep - 4:20

okay c'est la dernière fois que j'rp sur un combo de les femmes et pis de lune omg ._. comment fuckall aller dans le sens de sujet que jvoulais aller xD

Il refusa l'option de se resservir d'un simple hochement de tête. Trop manger n'était pas quelque chose qu'appréciait Baoqiang pour des raisons évidentes et, aussi, une certaine phobie d'engraisser. De toute façon, qu'il termine son assiette avant Shaozu n'avait rien de surprenant puisque c'était toujours ainsi. Le cadet prenait un temps fou pour manger et, étrangement, c'était une chose qui l'avait bien marqué à leur première rencontre. D'un sens, c'était une façon de faire adorable dont Bao ne se plaignait nullement. C'était mignon. C'était ce qu'il aimait chez lui. Cet aspect fragile, adorable qui semblait avoir besoin d'une protection qu'il lui faisait plaisir d'apporter malgré le fait qu'ils ne devraient même pas se côtoyer selon la société dans laquelle ils vivaient. Si ses parents étaient encore vivants, ils ne feraient que s'engueuler encore plus sur le sujet, que pour le simple plaisir de pouvoir rejeter la faute sur un coupable. Peut-être même que Baoqiang aurait pris parti à ses disputes stupides et constantes. Ils n'auraient pas accepté cette réalité. Ils ne l'auraient pas lâché jusqu'à ce qu'il ne soit marié avec Mei, idée qu'ils avaient tentée de lui mettre dans le crâne dès le premier jour où il l'avait rencontré. Comme quoi, c'était la preuve parfaite que ça ne servait à rien de chercher à forcer la main au destin.

Alors non, plutôt que de s'empiffrer davantage, Baoqianq resta confortable assis sur sa chaise à contempler la beauté naturelle de Shaozu tandis que ce dernier poursuivait son repas. Voilà une activité dont Li n'aurait jamais crue s'enticher au point de volontairement passer du temps à admirer les traits qui composaient le visage d'une personne en particulier, comment une structure s'était formé pour créer une union des plus parfaites et agréables pour l'oeil. Le corps humain était fascinant, encore plus lorsqu'il s'agissait de celui de Yuan. Le tout tournait pratiquement en une obsession, mais qui pourrait venir lui reprocher d'aimer une œuvre d'art ? Ça paraissait illogique. Tout comme le fait qu'il en venait à décrire un homme d'une telle manière. Lui-même après tous ces mois avait souvent encore bien du mal à y croire, à quel point une seule personne avait réussi à basculer et ranger sa vie de façon aussi drastique. Ce n'était pas une mauvaise chose, loin de là. Seulement, le fait était si étonnant qu'il faudrait probablement encore plus de quelques semaines à l'aîné pour ne plus être ébahi par le phénomène. De toute sa vie, ô grand jamais il n'aurait pu croire une seule seconde que c'était avec un autre homme qu'il éprouverait le désir de partager sa vie. Ce même homme qui brisa sa contemplation quasi silencieuse pour desservir la table et malgré l'envie de Bao de lui donner un coup de main, il s'en abstint sur l'ordre du cadet. Après tout, Baoqiang demeurait un humain normal qui détestait s'approcher de la vaisselle dans l'intention de la rince, laver ou tout autre activité similaire.

Néanmoins, ce ne fut guère de trop lorsque Shaozu revint vers lui pour, cette fois-ci, prendre place sur ses cuisses et machinalement ses bras vinrent se passer autour de la taille du plus jeune. Cette proximité lui avait péniblement manqué au cours de ces trois derniers jours, il ne chercherait même pas à le nier si on en venait à le lui demander. Doucement, Baoqiang fit glisser une de ses mains contre la cuisse de son cadet avant qu'elle ne rejoigne la sienne pour y lier leurs doigts. « Je t'aime aussi. » Ces paroles, Li les avait déjà prononcées des centaines de fois, sans forcément toujours les penser. En majorité, il avait souvent dit ces mots pour se débarrasser de la personne qui les recevait ou pour obtenir quelque chose en retour. Or, avec Yuan, chaque fois était d'une sincérité peu commune. À croire que Shao était tout simplement l'âme chanceuse qui avait su attirer les bonnes grâces amoureuses de l'aîné. À peine ces dits propos déclarés, sa main libre remonta contre le dos du plus jeune, le caressant en douceur par-dessus ses vêtements. Baoqiang s'était ennuyé, certes, mais ce n'était guère une raison pour passer pour un désespéré. « Ah mais, on a les deux prochains jours que pour nous deux, alors... » Alors, nul besoin de se presser dans quoi que ce soit. « Ton cœur bat vite baby ». Ce n'était pas tant hors du commun pour son cœur de s'accélérer par la simple présence de son adoré. La seule chose apte à le désenchanter se trouvait au poignet du cadet et ce ne fut pas une grande surprise que de laisser ses doigts se délier de leurs amis pour aller effleurer le bracelet qui rappelait que trop bien comment ils en étaient venu à se connaître. Ce même bracelet qui réussissait parfois à semer le doute chez Li. Suffisamment bien pour le mener à remâcher constamment les mêmes questions, à se demander s'ils étaient vraiment tous les deux tombés amoureux ou si Shaozu ne faisait pas que jouer le rôle à la perfection. S'il s'agissait de la seconde option, Yuan se méritait un oscar dans l'immédiat, mais ça ne suffisait pas toujours à calmer les inquiétudes de l'aîné. N'était-ce pas normal que d'avoir peur de perdre l'être aimé, quelle que soit la façon ? Cherchant à se consoler lui-même, Bao vint voler un baiser largement plus affectueux que les précédents à Shao. Ils ne devraient pas se laisser bercer par ces questionnements lorsqu'il pouvait profiter de l'instant présent avec le plus jeune, mais c'était plus fort que lui à chaque fois. Un jour, ils devraient avoir une véritable discussion à ce sujet sauf que Li ne trouvait jamais le courage d'y parvenir. Qu'est-ce qui lui disait que Yuan n'était pas apte à mentir ? L'impression de connaître quelqu'un et pas à la fois était certainement le sentiment le plus désagréable que soit. Un jour, Bao n'aura tout simplement plus le choix, vivre constamment dans le doute finirait certainement par le tuer d'une crise d'angine avant ses trente ans – qui arrivaient plutôt vite, mine de rien.

Une fois ses lèvres séparées des siennes, Li l'incita doucement à revenir poser sa tête contre son torse, promenant simplement ses doigts entre ses mèches pâles, le regard rivé dans l'air ambiant sans vraiment parvenir à se fixer sur quelque chose. Sa tendance à gâcher les choses venait encore de frapper et le seul remède était d'attendre que ses craintes ne s'effacent doucement dans le décor pour ce soir puisqu'elles seraient bien difficiles à éteindre pour de bon. Il savait au fond de lui-même que c'était ridicule d'être à ce point méfiant, d'être autant craintif, de pouvoir croire qu'une personne pourrait jouer aussi bien la comédie pendant aussi longtemps. Au fond, Shao ne serait-il pas gagnant de jouer le jeu sans anicroche ? Ses yeux se fermèrent quelques secondes, soupirant le plus subtilement possible pour ne pas trop attirer l'attention de Yuan – ce qui était un peu idiot puisqu'il y était clair que le cadet devait avoir remarqué quel genre de pensées étaient encore venue le ronger – et laissa ses doigts enfin s'éloigner de ce maudit bracelet pour aller se poser en douceur contre la cuisse de Shaozu. T'es comme un poison qui va me rendre dingue. Il le pensait mais ne pousserait point l'audace jusqu'à traiter le plus jeune de poison, même si ça n'avait pas forcément une conation négative. Il y avait du positif sous cette appellation. « J'aime et je déteste ce bracelet... je pourrais t'en offrir de bien plus beaux. » Ce n'était par contre pas la première fois qu'il touchait le sujet du bijou, mais détournait toujours la conversation à la dernière minute. Encore aujourd'hui, ça ne risquerait pas de faire exception à moins d'un miracle dont il doutait fortement de l'existence : il  en avait eu sa dose pour le restant de ses jours.
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wo de mingzhi shi
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MessageSujet: Re: nothing's better than when i'm with you.   Dim 22 Sep - 21:56

la mémoire humaine est capable d'enregistrer tellement de choses dans une vie. tous les bons moments, comme les plus mauvais, les éléments qu'on désirerait garder, comme ceux qu'au contraire on aimerait jeter au loin et brûler à petit feu. nous en avons toute une. une plus ou moins efficace suivant les personnes, suivant les cas. si certains ne possèdent qu'une petite mémoire capable de ne retenir que le stricte nécessaire et broie petit à petit le reste avec les années, ce n'est pas le cas du fils yuan. sa mémoire a toujours rayonné comme il le prouvait si bien lors de ses examens, se rappelant du plus infime détail. évidemment, une telle capacité ne vient pas seule. on pourrait ne pas y croire mais pourtant, une mémoire s'entretient, une mémoire se développe, s'affine. on ne peut pas retenir le contenu d'un magasine de trente pages sans s'y mettre en condition. y arriveriez vous ? non, probablement pas. car l'être humain évolue sans arrêt, même lorsque celui-ci pense avoir atteint sa dernière phase de mutation. il faut s'entretenir, se maintenir en forme. c'est comme avec l'alimentation. on relâche, on prend. et ce, shaozu l'a bien vite apprit, ce qui le poussa bien vite à entretenir ses méninges, développer sa mémoire par divers exercices qu'il faisait sur des cahiers, mais également en écoutant certains télégrammes. sa mémoire est surtout auditive, ce qui fait qu'en rejouant ce qui a été dit quelques fois dans sa tête suffit amplement. l'intérêt vous allez me dire ? avoir l'avantage de pouvoir garder en mémoire des souvenirs magnifiques, inoubliables. s'il y a bien une chose dont le jeune chinois aurait peur, c'est de tout oublier. de ne plus savoir son passé, son présent, de ne plus se reconnaitre lui ou son entourage. s'il avait un accident assez grave pour le lui faire oublier tout ça, et s'il pouvait encore penser avec son ancienne tête, alors il mettrait fin à sa vie à coup sûr. même si baoqiang serait là pour lui rappeler les grandes lignes de son existence, jamais il ne tolérerait d'oublier toutes les merveilleuses choses qu'il aurait vécut. mais particulièrement dans un cas précis : son amour pour celui-ci. comment pourrait-il se résoudre à oublier toutes ces fois où ils se dorlotaient mutuellement et que baoqiang lui cachait les yeux pendant un certain passage de leur film ? comment pourrait-il oublier ces nombreuses fois où ils s'étaient promis le meilleur comme le pire ? mais pas que. il aurait aussi à oublier sa première fois avec lui, ainsi que cette nouvelle date qu'ils célébraient alors en ce jour, la fête de leur première année de couple. et il ne voulait pas. il ne voulait pas perdre cette sensation d'avoir les douces mains de l'ainé le caressant avec tendresse et amour qu'il ressentait depuis ce fameux jour de mois de décembre. il ne voulait pas oublier ce visage remplit d'amour et de désir. ni même ce visage lorsqu'ils furent pour la toute première fois l'amour. même si ce doux mélange de plaisir et de tendresse était mêlé à une once de douleur, il ne voulait pas oublier. car cette première fois représentait bien plus qu'une première baise. cela représentait le début de leur union. et aujourd'hui encore, il ne voudrait pas oublier. car après tout, chaque souvenir est précieux d'une certaine manière.

et s'il y a bien une chose au monde que shaozu ne désirerait pas serait que baoqiang pense que leur union soit fausse. que leurs précieux souvenirs ne soient nés que de mensonges et ne soient nourrit que par la cupidité. leur union a toujours été réelle, de tout les points de vue possible. si le cadet n'avait voulu l'argent de li, il se serait contenté d'être le plus parfait possible sans jamais montrer une once d'émotion, pour bien délimiter la séparation entre amour et business. or, shaozu s'est tout sauf retenu de montrer ses émotions jusque là. il a inconsciemment fini par s'attacher à cet être grand et imposant. à cet être qui faisait attention à lui sans même réellement le connaitre. baoqiang, déjà lors de leur première rencontre, valait mieux que quiconque avait-il fréquenté dans sa vie. car il s'intéressait. chose que peu de personnes avant lui n'avaient fait. l'ainé a beau avoir du mal à digérer et à tolérer la présence de ce bracelet, mais du point de vu de shaozu, il ne représente absolument rien. pas même un obstacle à leur amour. ce n'était, oui, qu'un bijoux inutile. un objet de travail. l'ornement n'a jamais trop posé de problème au cadet dans l'ensemble, seulement, de son humble point de vue, yuan aurait tendance à se sentir rabaissé et humilié. après tout, porter un bracelet qu'on ne peut enlever est surtout quelque chose qu'on attribut aux animaux, et il est déjà arrivé que le jeune chinois se sente comme tel. pas forcément sous la direction de li, mais plus sous celle de son ancien client. en effet, celui-ci avait un brin tendance à le traiter de tout sauf d'un être humain, lui donnant des ordres à tout va et lui manquant considérablement de respect. tout le contraire de baoqiang puisque celui-ci s'est toujours très bien occupé de lui, faisant attention à ce qu'il ai absolument tout à sa disposition. bien que les deux hommes soient de nature incomparable. son premier client était quelqu'un de très désordonné, instable, et pour le moins violent, tandis que li de son côté est soigné, respectueux, et respirant le calme et la gentillesse. jamais dans le temps qu'il aura passé avec, shaozu ne se sera senti menacé ou effrayé. bien que sa période post-traumatique l'ai rendu méfiant et distant les premiers jours, ce n'était pas la faute de l'ainé. en aucun cas puisqu'en réalité l'aide de celui-ci fut très utile et fut même quelque part l’élément maitre qui fit que yuan eu des sentiments plus tard pour lui. jamais il n'aurait pensé que les choses tourneraient ainsi. jamais il n'aurait pu penser tomber amoureux d'un client. pas après ce qu'il s'était passé. et pourtant. qui sait oh combien shaozu est tombé de haut.

et ce fut l'une des principales raisons qui fit que oui et non il ne se fichait pas tant de la présence de ce bracelet. car le cadet avait beau montrer un désintérêt total pour le bijoux, il en était une toute autre histoire pour baoqiang qui ne pouvait se défaire de l'histoire cachée derrière tout ça. et évidemment ça représentait tout sauf une bonne chose. « je sais bien. » son pouce vint caresser le dessus de la main de son bien aimé, dans une attente de le rassurer. shaozu le connaissait trop bien pour savoir que même s'il avait détourné la problématique du sujet en une remarque quelconque, ses inquiétudes étaient toujours présentes. c'est d'ailleurs surprenant que ce bracelet n'ai jamais créé de dispute entre eux. car autant être honnête. il a toujours plus ou moins posé problème à l'ainé, et ça n'a jamais été bien rare que celui-ci se retrouvait à caresser le poignet du cadet dans un quelconque élan de réconfort. et bien que shaozu trouvait ça quelque part mignon, ça lui faisait de la peine et le rendait aussi nerveux. nerveux car la présence du bijoux arrivait à semer le doute dans l'esprit de baoqiang alors qu'il ne devait pas en avoir. seule la confiance aurait du régner. « bientôt il ne sera plus là. je te le promets. » il vint lui déposer un chaste baiser avant de remettre en place une de ses mèches, profitant de son attention pour lui adresser un regard remplit d'amour et de chaleur. presque tout aussi rapidement, ses bras s'enroulèrent autour de son cou tandis que ses jambes se séparèrent pour se retrouver de chaque côté de sa taille. il ferma alors les yeux et laissa son front reposer sur son épaule, ne faisait rien d'autre qu’inhaler son doux parfum lentement. baoqiang avait l'habitude de le rassurer, le contraire était plus rare cependant, mais ce moment était idéal pour lui retourner la pareille. une de ses petites mains massait lentement et délicatement le dos de son cou, tandis que l'autre serrait le tissus de son tshirt. après quelques minutes passées dans cette position, shaozu se redressa pour lui voler un second baiser et entremêler de nouveau leurs doigts ensemble. « que veux-tu qu'on fasse bébé ? rester à table c'est sympa mais il doit exister mieux. »  
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MessageSujet: Re: nothing's better than when i'm with you.   Dim 29 Sep - 15:53



Il aurait réellement souhaité pouvoir faire abstraction de ce détail comme le faisait Shaozu. Ne pas y penser, ne jamais y prêter attention, faire comme si ce bracelet n’existait pas. Ne pas avoir à douter une seule seconde de la véracité de leur histoire. Ne pas être frappé par le doute quand ce n'était guère le moment. C'était un peu comme s'il payait maintenant pour toutes les fois où il avait été le salaud de la relation. Un peu comme si on s'amusait à le tourmenter pour lui faire constater à quel point il était désagréable de douter, d'avoir peur de perdre l'être aimé. Il aurait aimé pouvoir faire autant aveuglément confiance en Yuan que lui semblait le faire, pouvoir vivre sans l'ombre d'un tracas. Tant que ce bracelet serait là, Baoqiang ne pourrait s'empêcher de croire qu'un mensonge se tapis quelque part et s'imaginer le jour où celui-ci donnerait le choix à Shao de rester ou partir ne faisait que l'angoisser. Le scénario où le cadet le quittait pour ne jamais revenir lui était atroce, un peu comme un mauvais cauchemar qu'il désirait ne jamais vivre. Lui qui était d'un naturel si confiant en perdait une bonne partie lorsque son attention se trouvait captée par ce foutu bijou à la couleur variante qui trahissait ses sentiments. Qui l'avait trahis lorsque son amour avait commencé à naître, qui aurait pu pister Shao sur un moyen de gagner davantage d'argent et faire augmenter sa popularité à l'agence. Cette idée le rongeait et il lui était si difficile de la chasser, voire même impossible. Elle était implantée tel un virus qui ne faisait que se propager lentement mais sûrement. Et il détestait le fait que Shaozu soit obligé de le rassurer quand ses craintes refaisaient surface. Il détestait cela puisque c'était lui qui devait le faire, lui qui devait prendre soin du cadet et pas l'inverse. Faire preuve de faiblesse lui faisait horreur et il ne pouvait que se sentir pitoyable d'avoir besoin de réconfort. Il aurait pu repousser le plus jeune pour tenter de prouver qu'il savait se débrouiller tout seul, mais d'un autre côté, cela avait un quelque chose de si apaisant que de le sentir faire l'effort de taire ses peurs. Les sentiments sont humains et Baoqiang en était malheureusement un. Il ne pouvait que tenter au maximum de croire en la promesse de son cadet, de se fier aveuglément à ses paroles. « Promis ? » Bao ne s'attendait pas réellement à avoir une réponse puisqu'il s'agissait plutôt d'une question réflexe, mais il voulait se fier aux mots du plus jeune. Il désirait tant pouvoir avoir une telle confiance en leur couple, comme celle que Shaozu avait.

D'un sens, peut-être était-ce en partie la stabilité qui venait l'effrayer. Bao n'avait jamais connu un couple solide qui allait réellement quelque part, qui avait un futur potentiel. Il avait été habitué aux idylles éphémères qui ne durent qu'un temps pour se fader et se briser, puis passer à autre chose. Il n'avait pas connu l'attachement. Jamais prit la peine de découvrir une personne suffisamment pour en tomber amoureux. Jamais non plus s'ouvrir à autrui à ce point pour lui raconter les détails de sa vie. Le sentiment d'aimer était effrayant puisqu'il était relativement nouveau. L'inconnu fait peur puisqu'il faut le découvrir et après vingt-cinq ans à penser d'une manière précise, tout changer ne se faisait pas en l'espace de quelques courts mois qui avaient défilé si vite qu'il était difficile de croire que cela faisait désormais un an. Une année entière. Jamais de toute son existence Bao n'avait approché les douze mois de relation. Le jeune homme contre lui était définitivement quelqu'un de spécial, quelqu'un qui avait de quoi de suffisamment différent pour avoir réussi à obtenir une place particulière dans la vie de l'aîné. Il ne pourrait jamais mettre le doigt sur l'élément précis puisque la raison semblait être un tout, mais chercher la raison ne le séduisait guère de peur de briser la magie. Briser celle de certains moments lui était déjà suffisant. Certains moments comme celui-ci et Bao s'en voulait pour ça. Certes, le coup pouvait être rattrapé plutôt facilement, mais ça brisait tout de même la spontanéité des choses. Il se contenta simplement de le conserver collé contre lui, patientant pour laisser ses craintes s'apaiser pour ce soir, se tapir dans l'ombre et attendre le prochain moment propice pour faire surface. Un beau jour, tout finirait bien par rentrer dans l'ordre pour de bon, que ce soit positif ou négatif. En attendant la venue de cette journée, Bao se devait de vivre avec ce doute qui sommeillait en lui et dont il lui était impossible de chasser, qu'importe à quel point il essayait et le désirait. C'était comme un parasite. Croire qu'un jour le bracelet ne serait plus, mais que Shaozu resterait était ce qui le poussait à continuer ce manège. Perdre son cadet était une expérience qu'il ne voulait pas traverser pour diverses raisons, mais surtout car il redoutait la peine que cela pourrait causer. Si juste avoir à se séparer de lui pour une malheureusement fin de semaine réussissait à lui miner le moral, aller imaginer un reste de vie entier.

Les baisers de son cadet effacèrent peu à peu l'angoisse en lui et il ne pourrait jamais l'en remercier assez de prendre la peine de le faire. Ce n'était pas à Shao de prendre soin de lui, mais il le faisait tout de même. D'une manière générale, Baoqiang aurait détesté qu'on lui porte ce genre d'attention, de paraître en état de faiblesse, mais là c'était différent. Il lui faisait suffisamment confiance pour se permettre plus de liberté et lui en permettre également. Les prochains propos du cadet lui tirèrent un sourire. C'est vrai qu'il y avait mieux. C'était moche de sa part de faire un drame à table alors qu'ils ne s'étaient pas vu depuis trois jours et que Yuan avait pris la peine de cuisiner un plat qu'il adorait. L'aîné prit le visage de son cadet entre ses mains pour venir l'embrasser à son tour, marmonnant un rapide désolé par la suite, affichant désormais un doux sourire. « On peut toujours terminer la vaisselle... ou remettre ça à demain. » Parce que même s'il détestait laisser volontairement quelque chose traîner dans son appartement, il avait certaines priorités par rapport à d'autres. Ses mains se déposèrent contre les hanches de Shaozu, conservant son regard bien fixé au sien. Comme il lui avait manqué pendant ce foutu congrès/formation/peu importe il n'avait pas vraiment écouté pendant les longs discours, trop occupé sur son téléphone. « J'ai pas encore eu mon dessert.. » Difficile de faire plus cliché, mais il n'allait certainement pas s'arrêter à ce genre de détail.
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