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 Will you be mine ? [Nam Keith]

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wo de mingzhi shi
Woo Jae Up
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au nom de l'étrange

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MessageSujet: Will you be mine ? [Nam Keith]   Lun 9 Sep - 20:45





Will you be mine ?

« Woo Jae Up & Nam Keith »
                         


Les rayons du soleil perçaient à travers les fenêtres dont j'avais oublié de rabattre les volets. Cet oubli valu d'ailleurs un réveil douloureux pour mes rétines. Je me retournais dans mon lit et glissais ma tête sous l'oreiller, alors qu'un grognement de mécontentement m'échappais. Déjà le matin ... J'avais l'impression que la nuit avait été de trop courte durée suite à la soirée arrosée que j'avais passé.

Après quelques minutes à essayer de me convaincre de sortir du lit, ce fut la plainte de mon estomac qui me poussa à me rendre à la cuisine. J'attrapais rapidement mon peignoir qui traînait au pied de mon lit et l'enfilais tout en marchant jusqu'à la pièce qui m’intéressait.

Une fois dans celle-ci, je décidais de me préparer un café qui aurait sans aucun doute raison de la léthargie qui m'assaillait. Et en effet, une fois la boisson brûlante coulant dans ma gorge, le sommeil me quitta peu à peu pour laisser place à mon humeur matinale. Le goût amer de la boisson provoquait toujours cela en moi.

Lorsque la totalité du contenu de ma tasse fut transvasé dans mon estomac, je laissais la vaisselle dans le robot prévu à cet effet et partis prendre une douche. J'aimais, après m'être réveillé par l'aide d'un café, sentir l'eau bouillante couler sur mon corps tandis que l'odeur du gel douche se déposait sur ma peau qui s'en imprégnait complètement.

Après m'être habillé décemment, je jetais un rapide coup d'oeil à l'heure. J'étais pile à l'heure. Je me saisissais alors de mon smartphone ainsi que de mon porte feuille et quittais mon luxueux appartement.

En y repensant, tout ceci n'était que le rituel de mes jeudis. Chaque fois que ce jour se présentait à moi, je lui offrais toujours les mêmes gestes, les mêmes actions, les mêmes horaires. Je passais dans ces mêmes rues animées pour rejoindre le même restaurant, afin d'y attendre la même personne, qui avait toujours le même temps de retard.

Comme prévu, j'eus le temps de siroter deux verres entiers de sirop de grenadine avant que ma mère ne se présente à moi, un large sourire étirant toujours son beau visage.

Ce doux sourire me rappelait à coup sur mon enfance passée à ses côtés. Il n'avait quitter ses lèvres pulpeuses que peu de fois. C'est dans ce genre de moment que je regrettais presque d'avoir quitté la maison familiale.
Certes, au début, jamais cette sensation ne m'avait effleuré, pas même lorsque ma génitrice avait tenté de me faire entendre raison pour revenir, mais avec le temps et la maturité que m'apportait ma solitude, je me rendais compte que ma décision avait été prise sur une simple crise d'adolescent.
Mais il m'était maintenant impossible d'avouer cela à ma maternelle qui avait prit l'habitude de prendre soin de moi "à distance".

Nous nous retrouvions ici tous les quatrième jours de la semaine afin de partager un copieux repas. Il était d'ailleurs le repas le plus important que je prenais de la semaine, puisque d'habitude, je me contentais de me faire livrer chez moi.

Maintenant qu'elle était installée en face de moi, nous pouvions entamer notre habituelle conversation.

En attendant que l'entrée ne soit servie, j'avais droit à un rapport complet sur le travail de mon père.

Durant la dégustation de cette entrée en matière, je me chargeais de raconter quelques détails de ma semaine, bien que je me garde bien d'énoncer toutes les fêtes où je me rendais. Si ma mère savait cela, elle serait certainement déçue de moi. Le fait qu'elle sache pour mon emploi de mannequin était déjà bien trop.

Quand le plat principal arrivait sur la table, nous échangions les rôles afin qu'elle me compte son emploi du temps, agrémenté de quelques ragots sur ses amies ou sur la haute société qu'elle fréquentait régulièrement.
Cependant, il arrivait toujours une partie moins attrayante, celle du dessert, où je subissais un certain interrogatoire qui ne menait généralement nul part.

- Alors, mon chéri, comment se porte tes amours ?

- Omma, je t'ai déjà dis que j'ai mieux à faire .. !

- Tu es très loin du compte ! A ton âge, tu devrais profiter un peu de la vie et te trouver quelqu'un à aimer !

Comme toujours après cette phrase, je levais les yeux au ciel et me concentrais sur mon Île flottante, trouvant soudainement un grand intérêt à ce dessert Français dont je raffolais.

Après avoir dégusté cette délicieuse fin de repas, je saluais ma mère, écoutais ses dernières recommandations, et quittais le restaurant pour me rendre au parc, non loin de là.

Ce petit passage aussi faisait partie intégrante de mes habitudes du jeudi. Je trouvais agréable de venir me promener ici après avoir tant mangé, histoire de digérer tout ce stock de nourriture emmagasiné.

Cependant, ce jour là, un sujet flotta dans mon esprit sans vouloir s'en échapper. Les paroles de ma génitrice passaient en boucle dans mon esprit.
Elle n'avait peut-être pas tord ... Après tout, toutes les personnes de mon âge pensaient à trouver l'amour, que ce soit pour s'amuser ou pour une histoire sérieuse. Mais même cela, je n'y prêtais pas vraiment attention. Je me contentais des conquêtes que je ramenais parfois chez moi après les soirées arrosées, de simples "coups d'un soir"...

Et puis, au fond, je savais bien que si ma mère me posait à chaque fois ce genre de questions, c'est qu'elle désirait me savoir en compagnie de quelqu'un. J'avais conscience qu'elle s’inquiétait pour moi, mais personne ne m'intéressait vraiment parmi les personnes que je fréquentais. Elles manquaient toutes cruellement de conversation et de culture, c'était si ennuyeux !

Je soupirais et m'arrêtais en plein milieu du chemin sur lequel je marchais depuis un quart d'heure déjà. Bizarrement, ce n'est que maintenant que ce sujet me préoccupait. Ne sachant trop quoi penser, je reportais mon attention sur le paysage qui m'entourais, avant que mon regard ne soit retenu par une affiche publicitaire. Intrigué, je m'approchais afin de découvrir une publicité pour une agence de "Fake Lover". J'en avais déjà vaguement entendu parler mais je n'y avais jamais porté attention. Mais il fallait avouer que cette fois ci, cette agence était sans doute la solution à ce problème de second plan.
N'ayant rien d'autre à faire de ma journée, je me décidais à me rendre à l'adresse indiquée sur l'affiche afin de voir plus précisément de quoi il en retournait.

Une fois devant le lieu-dit, je me trouvais un peu stupide d'avoir fait tout ce chemin pour venir ici. Après tout, je n'avais pas besoin d'un Fake lover. Il me suffisait d'aller en boîte le soir venu et toutes les filles (et pas mal d'hommes) seraient à mes pieds.

Cependant, je n'avais pas spécialement envie de me retrouver lié à une personne pour laquelle je ne porterai aucun intérêt.

Non sans pousser un léger soupire, j'entrais finalement dans l'agence. Quelques personnes attendaient leur tour dans une salle d'attente tout à fait accueillante. Quelques portraits étaient accrochés au mur, sans doute ceux de leur personnel qui attendait d'être "loué" .

Je m'asseyais donc sur l'un des sièges et attendais tranquillement mon tour, méditant de nouveau sur ma décision.

Je pesais le pour et le contre, pour finalement me dire que je n'avais rien à perdre.

A peine quelques minutes passèrent avant que je ne sois appelé. Je me rendis donc d'un pas légèrement hésitant jusqu'au bureau de la jeune secrétaire qui éclaira mes quelques doutes. Pourquoi ne pas essayer ?

Je me laissais alors tenter et remplissais soigneusement le formulaire demandé. Bien que je n'accordais pas beaucoup d'importance au choix que j'étais entrain de faire, je détestais faire les choses à moitié. De plus, je ne tenais pas à me retrouver avec une personne aussi dépourvu d'intérêt que mon entourage.

Suite à cela, la secrétaire lut avec attention le formulaire que je venais de compléter et fouilla dans un classeur. Après un instant, elle en sortit plusieurs fiches qu'elle me présenta, me demandant ainsi de choisir l'une des personnes photographiées.

Bien que plusieurs filles avaient tout pour plaire, mon choix s'orienta plutôt sur les individus masculins. J'étais pourtant Bisexuel, mais dernièrement, je trouvais les femmes ennuyantes. Elles passaient leur temps à se plaindre ou à jacasser, à demander trop d'attention et à réclamer tout ce qui leur plaisait.
Je regardais donc avec attention les photos des jeunes hommes. La plupart semblaient avoir tout pour plaire, mais un d'eux attira un peu plus mon regard. Nam Keith ... Bien qu'il paraissait être plus jeune que moi, son physique plutôt avantageux m'attira.

Sans prendre plus de temps pour réfléchir, j'arrêtais mon choix sur le jeune homme aux cheveux de jais.

Il ne me restait plus qu'à attendre la décision de celui-ci ...  


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Nam Keith
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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mar 10 Sep - 18:32


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WILLBEYOUR ?

[
i really don't know.




Il avait pris cette malheureuse habitude que de se faire réveiller par son paternel. Chaque jour, c'était lui qui venait le secouer, ou bien son réveil. C'était rare qu'il se réveillait à l'aide son propre réveil, ou même, grâce à son sommeil parti. Il trouvait souvent le moyen de dormir, même en venant de le faire pendant dix heures. Et puis, même, c'était mieux de se faire réveiller comme un prince par son padre, que de se réveiller tout seul comme un pauvre paysan, n'est-ce pas ? Il se disait ça pour se consoler de sa gaminerie habituelle. Il se contentait simplement de se dire ça, et la pilule passait. Il était naïf avec lui-même. Vous pensez ça possible, vous, d'être naïf avec soi-même ? C'est totalement absurde, et pourtant, c'était ainsi. En plus de cela, cette journée, ce n'était pas son cher père qui l'avait réveillé, mais la sonnerie de son téléphone. La sonnerie, voire le réveil. Il s'était réveillé la tête dans le pâté. Non pas à cause d'une quelconque fête, ce n'était pas son genre, mais à cause de révisions plutôt épuisantes, trop épuisantes pour l'américain. Alors il s'était fait niqué sur ce coup, oui. Il avait oublié de retirer son réveil, et de ce fait, il se retrouvait tiré du lit aux environs de ... huit heures. Trop tôt. Beaucoup trop tôt, surtout quand on se couche aux environs de trois heures.

Il avait donc descendu de son lit à une place, lit qui appartenait à son père, quand il était petit, et qu'il vivait encore à la campagne. Il grognait, fixant son portable, et il lui tira la langue. Oui, oui. Il tire la langue à un objet, et plus précisément, son téléphone portable. Il massa quelque peu ses tempes. La sonnerie était trop forte, et elle lui donnait d'office un gros mal de crâne. Il saisit le téléphone et enleva la batterie, le jetant sur le lit. Comme ça, c'était fait. Il ne risquait plus de se faire réveiller par ce foutu portable. Quoique, là, maintenant, il était déjà réveillé, alors il ne pouvait plus se rendormir. Il soupira, sortant de sa chambre en traînant des pieds. Comme prévu, son père avait fuit, il n'était pas dans la cuisine, pas là où il allait habituellement. Il avait bien fait, le padre. Sinon, il s'en serait pris plein la gueule. Keith aurait été capable de lui reprocher tout ce qu'il lui arrivait. Plus d'eau dans son verre, c'est de sa faute, plus de céréales dans son bol, c'est encore de sa faute ; bref, il aurait été gonflé, alors que Keith, lui, soulagé.

Et bien entendu, il comptait se défouler sur les objets qui l'entouraient. C'est-à-dire ; canapé, frigo, cafetière et peut-être, je dis bien peut-être, l'évier. Il entra donc dans la cuisine, traînant toujours des pieds, un air grognon sur le visage. Il fixa le sol, puis remonta ses yeux jusqu'au frigidaire. Petit, blanc, et décoré avec des stickers, qu'il s'était amusé à piocher dans des boîtes par-ci par-là. Il le dévisagea pendant un long moment, avant de donner un coup de pied dedans, pas trop fort pour éviter de démonter leur garde manger, mais pas trop faible pour rester sur sa faim. Il passa une main dans ses cheveux, gonflant ses joues. Il se dirigeait vers le placard à gâteau, avant de se prendre une chaise dans le pied. Et bien entendu, la réaction du - habituellement tout mignon et doux - américain fut horrible. Il donna un coup de pied dans la chaise, la renversant. Il poussa un long soupir, ouvrant ledit placard. Il saisit des cookies, les sortit et en fourra au moins deux dans sa bouche. Il mâchait, tout en fixant la chaise à terre. Il savait très bien qu'il allait se calmer dans peu de temps, c'était juste une saute d'humeur, un truc qui passe.

Et comme prévu, sa mauvaise humeur disparue lorsqu'il prenait sa douche, s'habillait, et filait pour aller à l'agence. Quand il y allait, il allait tout de suite mieux. Normal. Il savait qu'il devait avoir bonne mine pour attirer un/une customer. Et il savait que si il était mauvais, il n'aurait pas d'argent. Et que, si il faisait fuir de potentiels clients, il serait viré. Il se battait déjà pour garder son âge secret, alors, si il se retrouvait à être viré à cause de sa mauvaise humeur, il se sentirait mal.

Seulement, lorsqu'il allait à l'agence, il n'y entrait qu'environs cinq heures après avoir engagé la route pour. Il trouvait toujours une occupation, et là, c'était les passants devant l'agence. Il les fixait un par un, souriant bêtement. Il s'était aussi fait volé son porte-feuille. Il l'avait retrouvé par hasard, par terre, non loin de lui. Il avait craqué pour une glace, qu'il avait dévoré rapidement. Il se permettait se petit plaisir. Il gagnait de l'argent grâce aux poireaux de Khuan, et il en gagnait grâce à son travail. Il en avait un peu de côté, pour des petits plaisirs par-ci par-là. Il pourrait aussi faire un regard de chien battu à une charmante demoiselle, et bam, il aurait un petit truc. Mais il n'aimait pas cette idée de trop profiter.

Donc, après cinq heures de longue flemme, il rentrait dans l'agence. Il y mangea, comme à son habitude, avec quelques collègues. Ces collègues étaient comme lui. Ils étaient là si jamais on les demandait, pour éviter de foutre un vent à l'agence, et zapper un client. Ça lui était déjà arrivé, à Keith. Il avait eu un client en moins à cause de sa connerie et son je-m'en-fous habituel. Il restait sur ses gardes, maintenant. Toujours prêt pour du travail, toujours prêt pour pouvoir avoir des sous. Et les sous arrivaient plus vite que prévu. Au moins une heure après avoir mangé sa barre de chocolat, la secrétaire l'appelait. Puis une autre femme suivit le mouvement. Elle devait être présente pendant un entretient entre lui, et celui - car on lui avait dit que ce n'était pas elle, mais lui - qui l'avait demandé. Il fallait que son customer lui plaise un minimum, et que le customer le veuille vraiment. Alors il fallait qu'ils se parlent, qu'ils discutent, et compagnie. Et il fallait une personne pour prendre des notes. Enfin, c'est ce qu'il pensait, qu'elle prenait des notes. Peut-être qu'elle était là en bonne espionne, who knows. Dans tous les cas, il suivait le mouvement.

Il s'installa dans une pièce, avec deux chaises faces à faces, et une autre derrière un bureau. Il s'installa sur une des chaises, attendant son futur client. Il réfléchissait un peu à comment parler de lui. Il ne savait pas trop quoi dire. Et si il faisait mauvaise impression ? Un client en moins, de l'argent en moins. Non. Il devait être tout mignon et plaire. Il testa alors différents sourires, passant du gentil, du sadique, jusqu'au sourire psychopathe. Il entendit la porte s'ouvrir, la femme accompagnée d'un jeune homme derrière. Il se leva et s'inclina devant eux, s'installant de nouveau sur sa chaise. Il posa ses mains sur ses genoux, fixant la jeune femme qui engagea la conversation. « Bon, présentez-vous, parlez, faites votre vie. Tu connais le dicton, Keith. Si vous avez besoin d'aide, ou si vous voulez qu'on arrête, monsieur, je suis là. » Aide si jamais ça tournait mal. Mais ça ne risquait pas. Il se sentait un peu comme dans un face à face, dans un jeu de catch. Pourtant, ça n'avait rien de violent. Mais bon, le mental de ce gosse était minable. « Bon .. Alors .. Comment je m'appelle .. Nam Keith, voilà. Nam Keith, dix se .. neuf ans, enchanté de vous .. ou te, rencontrer ! »] Il lui offrit un énorme sourire, tendant sa main, pour serrer la sienne. Il tourna la tête vers la demoiselle, qui avait le nez dans son calepin. « Mh. Donc. Merci d'avoir porté ton choix sur moi ! J'espère que tu ne changeras pas d'avis après m'avoir parlé .. Je suis un peu débile, d'après ce qu'on me dit, mais je suis un gentil garçon ! Tu t'appelles comment ? Je peux savoir ton âge ? Ah, par contre, si tu n'aimes pas les bavards, c'est foutu, je parle pour vingt. » Il entama un rire nerveux, tournant ses yeux vers ses pauvres doigts qu'il était entrain de griffer nerveusement.



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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mer 11 Sep - 12:49





Will you be mine ?

« Woo Jae Up & Nam Keith »
                         




Je n'eus pas à attendre trop longtemps avant que l'on ne me rappelle afin que je puisse dialoguer avec le jeune homme choisit et ainsi confirmer mon choix.

Dit comme cela, on aurait pu croire que j'achetais du mobilier ... Cette pensée amena une sensation de confusion en moi. Bien que ce petit "commerce" était arrangeant, je trouvais cela étrange de traiter des êtres humains comme de simples marchandises ...

Une entremetteuse m'accompagna alors dans une salle à part, au bout d'un long couloir. La pièce n'était pas très grande, juste assez pour contenir un bureau, une table, et les chaises qui allaient avec. Sur l'une d'elles étaient installé un jeune homme plutôt mignon. Il affichait un sourire béat qui contrastait plus ou moins avec ses traits virils. Ses cheveux courts possédaient de légers reflets bleutés qui lui donnaient un certain style. Il était également bien vêtu. En effet, ses vêtements mettaient en valeur son corps qui paraissait musclé. Mon sens de l’esthétique ne m'avait pas trompé, il était vraiment très beau, mais aussi mignon. Une aura innocente s'échappait des ses lèvres pulpeuses étirées en un sourire.

Je le saluais en m'inclinant légèrement avant de prendre place en face de lui, les jambes croisées, un avant bras sur la table tandis que je ne posais que l'extrémité de mon coude droit afin de soutenir mon visage dénué de défaut.
L'accompagnatrice entama alors un court épilogue des règles.

- Bon, présentez-vous, parlez, faites votre vie. Tu connais le dicton, Keith. Si vous avez besoin d'aide, ou si vous voulez qu'on arrête, monsieur, je suis là.

J'hochais la tête afin de lui montrer que j'avais compris et plantais mon regard dans celui de mon vis à vis. Néanmoins, je n'eus pas le temps de prononcer un seul mot que la voix incroyablement mignonne de celui-ci ne retentisse. Il parlait à un rythme plutôt rapide, son sourire refusant de quitter ses lèvres pulpeuses malgré l'air anxieux que je discernais dans son regard.

- Bon .. Alors .. Comment je m'appelle .. Nam Keith, voilà. Nam Keith, dix se .. neuf ans, enchanté de vous .. ou te, rencontrer !

Alors que j'écoutais avec attention sa tirade, un détail m'occupa l'esprit l'espace de quelques secondes. Pourquoi avait-il buter sur son âge ? Ce n'était pourtant pas si compliqué à savoir .. ! Il faudrait que je songe à lui demander.

Après avoir élargit son sourire, il me tendit la main, que je serrais volontiers, puis reporta son regard sur la jeune femme installée derrière le bureau, les yeux rivés sur un bloc note. Je la trouvais d'ailleurs légèrement dérangeante, d'inscrire ainsi sur un morceau de papier nos moindres faits et gestes ... Mais ceci faisait sans doute parti de la procédure, je n'avais pas mon mot à dire.

- Mh. Donc. Merci d'avoir porté ton choix sur moi ! J'espère que tu ne changeras pas d'avis après m'avoir parlé .. Je suis un peu débile, d'après ce qu'on me dit, mais je suis un gentil garçon ! Tu t'appelles comment ? Je peux savoir ton âge ? Ah, par contre, si tu n'aimes pas les bavards, c'est foutu, je parle pour vingt.

Étrangement, je le trouvais fortement adorable. Même s'il parlait vite et semblait confus, cela ne me dérangeait pas. Au contraire, je l'aurai bien écouté un peu plus. C'est vrai qu'il avait un air un peu crédule, mais il ne semblait pas "débile" non plus. Il n'avait d'ailleurs pas tort sur le fait qu'il s'avérait être gentil.

Il n'était pas comme ces personnes avec lesquels on se force à parler par pure politesse , bien que je préfère les ignorer ou leur dire directement leurs quatre vérités, .
Lorsqu'il eut terminé sa présentation qui me parut intéressante, ce fut à mon tour de m'introduire, lui lançant un léger sourire.

- Je m'appelle Woo Jae Up, et j'ai 23 ans. Rassures toi, j'aime bien les personnes qui ont de la conversation ! Je trouve le contraire exaspérant.

Comme pour prouver mes paroles, je levais les yeux au ciel. J'étais quelqu'un d'exigeant sur mes fréquentations, alors je ne me gênais pas pour dire ce qui ne me plaisait pas.

Suite aux conseils que m'avait précédemment fournis l'entremetteuse, j'abordais le sujet de ma façon de vivre. Quotidien empli d'habitudes au milieu de cet appartement trop grand pour moi seul, dépenses sans limites et parfois sans intérêts, visites aux musées d'art et aux défilés de mode, j'étalais ma vie de mannequin, ne prenant tout de même pas la peine d'aborder le sujet des soirées mondaines.

Je réfléchissais un instant, cherchant quelque chose à dire. Cependant, alors que je m'apprêtais à lui demander ce qu'il faisait de ses journées, mon téléphone sonna, faisant ainsi retentir Shake The World dans la pièce.

Je m'empressais de décrocher en voyant le nom de mon manager apparaître. Trop occupé avec le jeune homme, je n'avais pas vu le temps passer et en avait totalement oublié mon shooting photo.

Lorsque je raccrochais, je m'excusais auprès de mon vis à vis et lui expliquait brièvement la situation.

- J'aurai bien aimé converser avec toi plus longtemps, mais ils ne peuvent pas se passer de moi ! Je termine à 19h, tu n'auras qu'à m'envoyer un message pour me dire où tu es, on terminera notre conversation autour d'un repas, d'accord ?

Aussitôt dit, je lui tendis une carte avec mon numéro de téléphone avant de filer jusqu'à mon lieu de shooting, qui n'était autre part que dans un grand hôtel de luxe qui se trouvait à quatre stations de métro de là où j'étais.

Une fois arrivé, je revêtis la nouvelle collection d'une grande marque française et me lançais devant l'objectif. Je prenais les poses sans me lasser, tandis que les flash me mitraillaient de tous les côtés, tel une star. Lorsque j'étais sous les projecteurs, je ne voyais plus le temps passer, j'étais dans mon élément. Ce n'est qu'une fois que le photographe prit sa pause que je pris la mienne, jetant un rapide coup d'oeil à mon téléphone portable, espérant sans doute voir un message de Nam Keith apparaître sur l'écran. J'avoue qu'il m'avait donné envie de le revoir, de discuter avec lui. Cela faisait quelques temps que je n'avais pas eus ce genre de conversation avec quelqu'un. Parler juste pour se connaître. Pour se connaître réellement, pas seulement pour entendre des ragots sur chacune des personnes présentes. J'avais bien envie de passer la soirée à parler avec ce jeune homme plutôt que de rester seul à lire pour la seizième fois Roméo et Juliette ...


 


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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Sam 14 Sep - 9:25

Il se permettait de dévisager le jeune homme qui avait suivi la seule femme présente, comme lui le faisait. Il avait bien remarqué qu'il le dévisageait. Du moins, il avait remarqué que son regard s'était arrêté sur lui. Il eut un petit sourire fier, se disant que c'était sans doute gagné d'avance. Il le suivait du regard, pendant qu'il prenait place en face de lui. Keith se permettait de le détailler mentalement, mais ça se voyait. Lorsqu'il détaillait quelqu'un, il avait un sourcil qui s'haussait, et un oeil qui se plissait. Il avait aussi sa lèvre supérieure qui remontait légèrement. Et là, il avait cette tronche. Son futur client avait l'air assez bien habillé. Non, rectification, il l'était. Et vu son allure, son aspect, et sa manière de se porter, il devait en avoir dans les poches. Et pas que là. Car il avait l'air drôlement fier. Il ricanait nerveusement pour lui-même. On aurait dit un fou, sur le coup, mais tant pis. Il remarquait aussi qu'il ne se gênait pas pour s'appuyer sur le bureau. Il était tenté de prendre son bras et de le virer d'ici. Ce n'était pas des manières, selon lui, étant donné que même lui, faisant parti de cette agence, ne s'autorisait pas ce luxe. Pourtant, il ne disait rien, il se contentait seulement de dévisager son coude. Après tout, le client est roi, et là, il était plus que roi. Même de son point de vue. Keith réfléchissait déjà à si ça allait passer, ou non. Car, si sur le bracelet qu'il aurait, il y avait de mauvaises couleurs, il aurait mal. Surtout que lui, il semblait riche. Alors, ça devait avantager l'agence, sur le coup.

Il se mit donc à parler après avoir entendu les instructions de la demoiselle à leurs côtés, et il lui tendit la main. Il était un peu anxieux sur ce côté-ci. Devait-il lui tendre la main, ou non ? Était-ce bien ? Ou est-ce qu'il le traiterait autrement ? A dire vrai, Keith ne savait pas du tout comment pouvait être un client. Il en avait eu au moins deux, deux peut-être trois, et ils étaient tous différents. Un était doux, l'autre était timide, et le dernier, mon dieu, le dernier, c'était un vrai connard. Il ne voulait sans doute pas de Keith en petit-ami. Peut-être qu'il visait quelqu'un d'autre. Il se souvenait aussi qu'il ne l'avait pas vu à l'entretient qu'il effectuait là, mais qu'il avait vu une vieille femme. Dans tous les cas, il s'était fait avoir. Son bracelet n'avait jamais été dans une bonne couleur, et le contrat avait été rompu. Bref, dans tous les cas, il doutait légèrement sur l'attitude du garçon en face de lui. Il serra cependant sa main en souriant bêtement, avant de continuer un long monologue. Il savait que ça pouvait rebuter les gens, de parler autant. Il en avait conscience que, lorsqu'on parle beaucoup, certaines personnes nous évitent, pour éviter un quelconque mal de crâne.

Une fois sa présentation, il attendait impatiemment celle de l'homme en face de lui. Il était curieux sur tout, absolument tout. Son nom, son prénom, et surtout son âge. Il faisait jeune, Keith lui donnait au minimum 19 ans. Soit, l'âge qu'il s'inventait. Et, au maximum, disons ... 21 ans. Ou sinon, il s'entretenait très bien. Mais, très très bien. Il sourit et hocha la tête en entendant son prénom, et son nom. Il n'eut pas le temps de penser quoique ce soit dessus que l'information de son âge arriva à ses oreilles. Il cligna plusieurs fois des yeux, et resta de marbre, comme si il n'avait pas compris. 23 ans ? Il ne faisait absolument pas son âge. Même si c'était à 2 ans près des 21 ans, il ne faisait pas du tout son âge. Il pencha la tête et le toisa, plissant ses yeux. Il cherchait le comment du pourquoi il pouvait bien avoir cet âge, mais il ne vit rien. Il se mit tout d'un coup à se sentir jeune, mais aussi à flipper. Et si jamais il découvrait son âge ? Il risquait de prendre cher. Peut-être qu'il se ferait renvoyer. Oh non. Il mordilla nerveusement sa lèvre, se calant plus contre son siège, fixant le sol. Il devait tout faire pour qu'il ne découvre rien. C'est-à-dire trouver d'office des excuses pour ne pas être là en période de cours. Ou du moins, lui dire que .. Qu'il est étudiant ? Ouais, ça pourrait fonctionner. Il releva les yeux vers lui lorsqu'il se remit à parler.

Il hochait distraitement la tête. Il ne l'écoutait pas vraiment, bloqué sur son âge. Il flippait, et il réfléchissait. Et avec un tel cerveau, il n'arrivait pas à faire les deux en même temps ; il n'arrivait pas à écouter tout en pensant. Trop compliqué. Alors il n'écoutait que d'une oreille. Et encore, ça rentrait, et ça sortait par l'autre. Alors ça servait strictement à rien. Il fixa ses mains pendant un long moment, perdu dans ses pensées. C'était mal poli d'agir ainsi, mais il n'y pouvait rien, son cerveau s'était braqué et bloqué sur son putain d'âge. Il sursauta en entendant la sonnerie, le sortant complètement de ses pensées. Il faillit tomber mais il se rattrapa de justesse sur le bureau, avant de se plier en deux et de poser une main sur sa poitrine, s'auto-rassurant des battements de son coeur. Il soupira de soulagement en voyant que tout se passait bien ici, et il le fixa pendant un léger moment. Il le fixait dans les yeux, pendant qu'il s'excusait, et hochait presque timidement la tête. « Euh .. Je, d'accord, j'enverrai un message ... Bonne journée. » Il cligna plusieurs fois des yeux, complètement paumé. Puis il saisit la carte, le fixant toujours alors qu'il sortait de la pièce.

Il soupirait, et se laissait couler dans sa chaise, avant de sentir une main sur son épaule. Il releva les yeux et fixa la femme qui était là durant tout ce temps. Elle lui sourit et il lui rendit son sourire, en se levant aussi. Il sortit de la pièce et couru rejoindre ses quelques amis qui étaient assis dans un petit salon, regardant la télévision. Il sauta sur le divan, écrasant un d'entre eux, et posant sa tête sur l'accoudoir. Il tapotait sur son ventre, fixant la télévision.

Et ça dura un moment, car il ne savait pas quoi faire d'autre pour attendre 19 heures. Il flippait, certes, mais il était curieux sur ce que pouvait bien être Jae Up, si il se souvenait bien de son prénom. Et l'heure passait lentement, horriblement lentement. Il était 17 heures, et il avait passé le reste de la journée, vautré sur le canapé. Il se redressa, s'asseyant, et sortit son téléphone. Il avait gardé la carte en main pendant tout ce temps. Il la fixa et soupira, avant de composer le numéro qui était inscrit. Il tapa un message, n'importe quoi, du charabia, pour voir si il réagirait. Puis, finalement, après l'avoir envoyé, il tapa un autre message, lui demandant si il avait bientôt terminé, et que, lorsqu'il aurait terminé, il serait sans doute à l'agence. Il renvoya un autre message par dessus, lui demandant où était le restaurant. Il pourrait bien squatter dans ce dernier en l'attendant, non ? Au lieu de se gaver de smarties en fixant la télévision. Il se leva du canapé et rangea son portable dans sa poche, sortant du salon, et de l'agence par la même occasion. Lorsqu'il reçu un appel.

C'était son papa, son daron, qui voulait savoir si sa journée se passait bien, et ce qu'il devait faire à manger ce soir.

Il fit une grimace. Il avait oublié ce détail. Son père n'était pas doué question bouffe, et c'était souvent Keith qui la faisait. Comment lui annoncer que, ce soir, il avait un rendez-vous avec son futur ... "patron" ? Car oui, son père n'était pas réellement au courant de son activité. Vaut mieux pas. Si jamais il était au courant, il se ferait niquer, le pauvre Keith. Défoncé. Son père était un vieil homme basé sur peu de principes, mais un y était inscrit depuis des années ; on ne donne pas sa situation sociale à n'importe qui. On ne sort pas avec n'importe qui. Et on ne vend pas son amour. Même si ça n'en était pas ainsi, son père le verrait comme ça. Il lui tirerait les oreilles et lui dirait d'aller travailler, de faire quelque chose de sa vie et surtout d'aller cultiver les poireaux avec Khuan. Il gémissait de douleur rien qu'en imaginant son padre lui tirer l'oreille. Peut-être que Keith faisait peur au père le matin, mais le père faisait peur à Keith lorsqu'il était peu content. Il en avait déjà eu, des fessées, des tirages d'oreille, et des tartes, et il s'en souviendrait toute sa vie. Son père était peut-être devenu charnu avec le temps, peut-être qu'il avait pris des rides, mais il était toujours aussi fort, et aussi peu doux lorsqu'il était en colère.

Il frissonna alors, secouant sa tête, et marmonna un « Va manger avec l'argent dans ma commode, au restaurant de sushi du coin. ». Il savait bien qu'il ne risquait pas de le croiser là où il irait manger avec Jae Up; vu son allure, il ne risquait pas de s'aventurer dans un tel endroit. Il entendit un merci enroué de son cher père, et se permit de raccrocher. Il soupira, presque libéré, avant de recevoir un second appel. La même personne, son père. Il décrocha et l'entendit parler. Il racontait toute sa journée à Keith, comme ça. Il avait pris l'habitude, aussi. Son père lui racontait toujours ce qu'il faisait lors de ses journées de travail. Il marcha alors, tout en l'écoutant parler, hochant la tête, comme si il pouvait le voir. Il s'assit sur un banc à côté de l'agence, mains dans les poches, en l'écoutant parler. Son père parlait beaucoup. Plus que Keith.

Après deux heures de commérages sur ses collègues de travail, son cher père lui dit qu'il allait manger au restaurant de sushi, et il lui raccrocha au nez. Il soupira, las. Puis il vit l'heure. Eh ouais. 19 heures, Keith, 19 heures. Il fit de grands yeux et en un bond, il se mit à courir vers l'agence. Si Jae Up venait le chercher et qu'il n'était pas là, il allait avoir un mauvais départ avec lui. Il sprinta alors jusqu'en face de l'agence, s'arrêtant, pile poil, essoufflé. Il se plia en deux et posa ses mains sur ses genoux, les pliant, cherchant un peu d'air. Il regarda à gauche et à droite, attendant de voir la silhouette, ou même, la tronche de celui avec qui il allait manger. Il espérait juste qu'il ne soit pas rentré dans l'agence avant que Keith ne vienne.

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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mar 17 Sep - 21:13





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Alors que ma pause allait toucher à sa fin, je reçus enfin le SMS espéré ... Ou du moins, ce que je croyais l'être, car je ne reçus qu'un charabia incompréhensible, qui fut rapidement précédé d'un autre texte, un peu plus construit que son prédécesseur, avant qu'un troisième ne vienne s'échouer dans ma boîte de réception. Néanmoins, je n'eus pas le temps d'y répondre que mon manager me rappela à l'ordre.
Non sans un soupire, je reposais le mobile auprès de mes affaires et me rendis devant l'objectif du photographe, reprenant mainte et mainte poses, toutes aussi classes les unes que les autres. Après tout, si j'avais été engagé dans cette agence, c'était certes avant tout pour mon physique, mais aussi pour ma facilité d'adaptation devant les photographes.
Finalement, mon shooting se termina plus tôt que prévu. Alors que la dix huitième heure de la journée s'entamait, j'étais déjà arrivé chez moi. Je profitais de mon avance sur l’horaire pour me refaire une beauté et me rendre présentable.
Après une douche forte agréable, je revêtit un slim d'une blancheur impeccable, ainsi qu'une chemise de soir aussi noir que l'ébène, le tout surmonté d'un chapeau noir bordé de blanc. En passant devant le miroir, je pris soin d'appliquer une fine couche d'eye liner sur mes paupières avant de figer cette assortiment dans une photo.  
Après m'être aspergé d'un peu de parfum pour homme, je saisis mes clefs de voitures, sortis de l'appartement, le verrouillais, et descendais au garage.
Sans plus de cérémonie, je m'assis au volant de ma Porsche et la sortait de cet endroit sombre. Une fois sur la route, je pris un malin plaisir à faire ronronner le moteur puissant de mon récent présent. Par chance, les bouchons ne s'étaient pas encore formés dans la grande ville, me laissant ainsi l'occasion de rouler à des vitesses dérisoires sur les grandes avenues de la mégapole.
Rapidement, je fus arrivé devant l'agence où m'attendait sans doute le jeune Keith. Jeune, ce n'était pas faux. En effet, malgré ses dix neuf ans, il me paraissait un peu plus jeune ... Il faudrait que je songe à lui faire remarquer, après tout, cela ne pouvait sonner que comme un compliment.
Je me garais de façon peu organisée devant l'agence et sortais du véhicule pour aller chercher mon hôte. Cependant, je ne fis que trois pas avant d'apercevoir sa silhouette à quelques mètres de moi. Il était à moitié plié en deux, les mains appuyées sur ses cuisses, la tête basse. Plus je m'approchais, plus je pouvais sentir son souffle rapide et saccadé. Doucement, je posais une main sur son épaule.

- Et bien, on dirait que tu as couru ! Tu as de la chance, je suis en voiture ! Aller, monte ~

Sans plus attendre, je m'emparais de sa main et et le guidais jusqu'à ma voiture. Je repris place sur le siège de cuir, tandis qu'il m'imitait, avant de redémarrer la bête de course.
Pendant que je conduisais calmement, mes pensés se tournaient vers le lieu où je pouvais bien mener le jeune homme à ma droite.
Un restaurant coréen ? Trop classique. Français ? J'en revenais à peine, et le repas de ce midi m'avait suffit. Japonais ? Tellement bateau ... Italien ? Pourquoi pas ! De plus, j'en connaissais un excellent prêt de chez moi.

- J'espère que tu aimes les pâtes ! déclarais-je avec une pointe d'humour.

A peine une dizaine de minutes plus tard, je laissais ma voiture à un maître d'hôtel qui se chargea de la garer tandis que je pris le jeune homme par le bras afin de le conduire à l'intérieur de l'établissement à quatre étoiles.
J'annonçais mon nom à la serveuse qui le reconnut immédiatement. Après tout, mon père venait dîner ici chaque premier du mois pour rendez-vous d'affaire, et je ne parlais même pas du prix de la consommation .. ! Un de leur client fétiche !
Rapidement, nous fûmes installé à une table, recouverte d'une nappe blanche sur laquelle trônait des couverts en argent, accompagné par un vase d'une extrême transparence qui laissaient apparaître deux roses d'un rouge profond.
J'indiquais à mon invité de prendre place tandis que je m'installais sur une des deux chaises. Le menu nous fut rapidement apporté, comme d'habitude en ce lieu. Je jetais alors un regard amicalement en direction de mon vis à vis.

- Désolé d'avoir dû partir si rapidement tout à l'heure. J'espère que nous pourrons continuer notre discussion ici. Choisis ce que tu veux, je t'invites !
 


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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mer 18 Sep - 16:32

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il sentit quelque chose s'appuyer sur son épaule. Il tourna ses deux yeux vers cette main, remonta le long du bras, avant de faire de gros yeux. Il pensait être en retard, et qu'il était rentré à l'intérieur. Il flippait sa race, et là ... là, ça allait mieux. Il fixa alors nerveusement la main posée sur son épaule, avant de sursauter lorsqu'il sentit cette dite main contre la sienne. Il se laissait traîner. Il était docile. Il était même très docile. Il était mignon, comme un chien. Oui, c'est ça. Keith était un chien, un petit caniche adorable. Il souriait légèrement lorsqu'il s'installa comme il le fallait, fermant la porte, et s'attachant. Il s'enfonça dans le siège. Drôlement confortable, même. Il mit un peu de temps pour reconnaître la qualité de la voiture, et le siège qui semblait être dans une matière .. comme du cuir. Il dévisagea un instant son client, plissant ses yeux, avant de rire nerveusement. Il se rendait compte qu'il avait bien jugé, pour une fois.

Que son client était effectivement très fortuné, ou du moins, qu'il avait les moyens de s'acheter une telle beauté.

Il pouvait prendre ça bien. Si il était profiteur - chose qu'il n'est pas -, il pourrait lui faire des caprices, lui demander de lui acheter des choses, renforcer ses biens immobiliers. Bref, il pourrait gaspiller l'argent du jeune homme placé à côté de lui, sauf qu'il n'aimait pas ça. Il détestait ça. L'argent, c'était ... c'était précieux, oui. Et il se sentirait mal d'abuser de lui sur ce point. Il le dévisageait tout en pensant, tout en réfléchissant, et il se rendit compte qu'il avait changé ses affaires. Son regard se glissa rapidement vers le slim blanc que portait Jae Up. Il eut un léger sourire en voyant qu'il était blanc. Vraiment blanc. Pas blanc gris, ou blanc crème, mais blanc. Alors que ses affaires, à lui, elles ne restaient jamais blanches. Elles viraient bizarrement. Une fois, un de ses t-shirt blanc avait dérivé en rose. Problème de lavage, avec une paire de chaussettes à son daron. D'ailleurs, il s'inquiétait pour lui, en ce moment. Des chaussettes roses, quand même. Roses, bordel, roses. Il fixait la route en face de lui, en repensant à tout ce que son père avait dit pour se défendre. Même si c'était Keith qui faisait la lessive, même si c'était à cause de lui, il avait juste ... des goûts bizarres. C'était peut-être pour cela qu'il s'était excusé, qu'il avait sorti tout un baratin sur le fait que c'était des chaussettes, qu'on voit pas, qu'on a pas à voir, comme les caleçons, ça regarde que soi, pas les autres. Mais merde, il avait quand même des chaussettes roses. Et barbie, en plus. Barbie. Putain. Il secoua négativement la tête, tentant d'oublier toute cette histoire, qui lui enlèverai le fait que quelqu'un était à côté de lui.

Il tourna d'ailleurs légèrement la tête vers Jae Up lorsqu'il s'exclama, en plissant les yeux. Pourquoi il lui parlait de pâtes, celui-ci ? Il sourit légèrement quand il comprit enfin le sens de ses mots. Si il lui demandait si il avait un quelconque amour avec les pâtes, c'est qu'ils allaient en manger, non ? Il hocha doucement la tête, souriant légèrement plus. « J'adore les pâtes, t'as pas idée ! Surtout avec du gruyère, quoi, c'est .. c'est magique, c'est trop bon, je pourrai en manger toute ma vie et devenir obèse à cause de ça. Han, j'aime les pâtes, c'est pas possible autrement ! » Il mettait ses deux mains devant sa bouche, prenant un air désolé. Désolé de parler autant. Mais il quitta rapidement cet air en se souvenant de ce qu'avait dit plus tôt Jae Up. Qu'il n'avait rien contre les personnes qui parlaient, ou du moins, qui avaient de la conversation.

Une fois arrivés au restant, il se contenta de suivre son camarade. Il regardait un peu partout, tournant sur lui-même des fois, avant de le suivre de nouveau jusqu'à la table. Il s'installa en face de lui, regardant toujours autour de lui. Et il sourit en voyant le menu arriver, entendant déjà les bruits louches que pouvaient faire son estomac. Il saisit le menu et le fixa, léchant ses lèvres, avant de relever les yeux vers celui qui payait - enfin, il avait supposé cela -. Il lui sourit tout aussi amicalement que l'était son regard. « C'est pas grave, je t'en veux pas, tu sais. Je comprends, hein. Tu m'invites vraiment ? Faudra me stopper à un moment, mon estomac risque de prendre le dessus sur ma bouche, et je vais tout commander ... Non, je sais, je vais prendre comme toi. Quoique, si tu prends une bonne assiette de nouilles, je serai très heureux. » Il sourit malicieusement tout en le fixant, avant de poser le menu. « Bon, tu sais quoi ? Si tu me parlais de toi ? Je veux savoir à qui j'ai à faire .. TIENS ! Je sais, dis moi ce que tu aimes et ce que tu n'aimes pas, comme ça je verrai si je fuis ou pas ! » Bien sûr, il plaisantait. Lui ? Fuir ? Jamais.
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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mer 18 Sep - 21:10





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C'est pas grave, je t'en veux pas, tu sais. Je comprends, hein. Tu m'invites vraiment ? Faudra me stopper à un moment, mon estomac risque de prendre le dessus sur ma bouche, et je vais tout commander ... Non, je sais, je vais prendre comme toi. Quoique, si tu prends une bonne assiette de nouilles, je serai très heureux.

Je ne pus m'empêcher de sourire devant l'innocence de ses propos. A y voir de plus près, il était vraiment mignon. De physique, bien sur, mais surtout sa personnalité. Il semblait vraiment dire tout ce qu'il lui passait par la tête sans prendre le temps de réfléchir. Sa spontanéité était adorable. Les personnes comme ça se faisaient rares dans le milieu que je fréquentais.

Un sourire malicieux se dessina alors sur mes lèvres tandis que je reposais le menu sur la table, ayant une vague idée de ce que j'allais commander. Tout à coup, la voix de Keith me coupa dans mes réflexions.

 Bon, tu sais quoi ? Si tu me parlais de toi ? Je veux savoir à qui j'ai à faire .. TIENS ! Je sais, dis moi ce que tu aimes et ce que tu n'aimes pas, comme ça je verrai si je fuis ou pas ! 

C'était en effet un bon sujet de conversation, d'autant plus que j'adorais que l'on s'intéresse à ma petite personne. Qu'aimais-je d'autre … ? Les photos ! Ce n'était pas pour rien que j'avais choisi le métier de mannequin. J'adorais figurer sur les clichés, de mode ou personnels. Je me prenais d'ailleurs régulièrement en photo avec mon téléphone … Dans la « galerie » de mon smartphone figuraient de nombreuses photos de moi.

Comme tu as pu le deviner, j'ai également un goût prononcer pour le luxe … J'aime beaucoup ce qui est cher et beau. En même temps, j'ai été élevé comme ça …

Que dire d'autre ? Je me passionnais d'art et de mode. Depuis mon plus jeune âge, j'avais développé un intérêt certain pour le dessin et la peinture, tandis qu'en parallèle, je raffolais déjà des vêtements.

Je te l'ai déjà dit, mais j'apprécie les personnes qui ont de la conversation. Enfin … De la vraie conversation, car les ragots de la bonne société ne m'intéressent pas. Je préfère parler de choses communes ou d'art plutôt que parler dans le dos de telle ou telle personne, je trouve ça d'une stupidité sans nom.

Je réfléchissais quelques instants avant de lui sourire en me remémorant les quelques mots échangés.

En revanche, toi, tu as l'air d'avoir toujours quelque chose à dire ! Ce n'est pas déplaisant ~ Je sens que l'on va bien s'entendre ! Du moins, si tu ne me « fuis » pas !

Un léger rire s'échappa alors de mes lèvres avant d'être interrompu par l'arrivée de la serveuse. D'un sourire charmeur, je passais la commande de deux gros plats de pâte à la bolognaise ainsi qu'une pizza « royale » à partager en deux. Le jeune homme paraissait avoir un appétit d'ogre, alors autant le satisfaire. Et puis, ce n'était pas comme si j'avais peur de gaspiller mon argent. Je n'étais certes pas du genre à le jeter par les fenêtres, mais une cinquantaine d'euro perdue dans un plat n'était pas la mer à boire.

Et toi alors, que fais-tu dans la vie ? Tu étudie, tu travailles .. ?

Je trouvais que cette question pouvait s'avérer importante pour apprendre à se connaître, car j'en étais persuadé, je ne reviendrais pas sur ma décision. Ce jeune homme semblait tout à fait gentil, et si je devais faire croire à ma mère que je fréquentais quelqu'un, je serais heureux de lui présenter Keith. Elle l'adorerait certainement. Et puis, quitte à passer du temps avec quelqu'un et faire croire à un couple, autant que cette personne soit intéressante.
 


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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Sam 21 Sep - 9:33

Son regard s'arrêta sur le sourire malicieux qui ornait le visage de son aîné. Il plissa légèrement ses yeux, tentant de deviner le comment du pourquoi son sourire s'était installé sur ses lèvres. Avait-il dit quelque chose qui méritait un tel sourire ? Ou même, avait-il seulement eu une envie de sourire ainsi ? Ah, il se posait des questions sans intérêt, vraiment. Il soupira à sa propre connerie, déviant son regard vers le menu qui venait de se poser sur la table. Il plissa encore les yeux. Il devait sans doute déjà avoir choisi quoi commander, non ? Pour poser le menu maintenant .. Ah, il méritait de recevoir des balles en plein crâne pour réfléchir ainsi. Il secoua sa tête. Il devait passer pour un fou, comme d'habitude, mais tant pis. Il posa finalement une question, voire plusieurs, histoire de casser le silence et ses réflexions inutiles. Il s'appuya sur la table, posant ses mains en dessous de son menton, fixant son vis-à-vis, écoutant attentivement tout ce qu'il disait. Il pencha sa tête sur le côté, tentant de mémoriser tout ce qu'il disait. Il cherchait difficilement à comprendre ce qu'il lui disait. Il avait beaucoup de passe temps, et c'était dur pour Keith de tout mémoriser. Il aurait su, il aurait pris un calepin, et il aurait tout noté. Il craqua légèrement sa nuque tout en l'écoutant, avant d'avoir le droit à une réflexion - encore - de son Ô combien utile cerveau. Il avait un goût prononcé pour le luxe ? Alors Keith risquait de lui déplaire sur ce point.

Keith n'était pas du tout du genre "luxe".

Hormis pour ses habits. Des fois, il portait des marques, mais c'était rare, très rare, même. Car les marques, dans sa penderie, c'était ... mh, comment dire .. Ah. Comme une frite dans un cornet de glace. Voilà. C'était rare, quasi inexistant. Le jour où il portait un truc luxueux, c'était qu'il était invité à un mariage, une cérémonie, ou même, à une fête, ou des choses comme ça. Autrement dit, on ne le verra que presque jamais dans un habit luxueux. Il soupira légèrement, ça lui faisait un point en moins. Tant pis. Quant à ce qui est cher et beau, c'était aussi un mauvais point. Keith avait un mauvais goût pour ces choses. Il risquera sans doute de trouver un truc, qui est horriblement laid aux yeux de Jae Up, extrêmement beau. Et zou, deux, deux points en moins. Il soupira encore, grognant limite. Dieu que ça l'agaçait. Quand il était petit, il était riche, et là, c'était le fils d'un paysan, sans aucuns goûts. Il frotta légèrement son front, écoutant encore ses dernières paroles. L'art aussi, ce n'était pas trop son truc. La seule forme d'art qu'il connait, c'est le coloriage. Je ne vous dis pas le level. Presque égal à celui d'un enfant de trois ans. Il soupira encore, grimaçant. Il avait peut-être une assez belle gueule, mais c'est tout ce qui pouvait bien attirer son client. Hormis sa conversation, comme il venait juste de le répétait. Il eut un petit sourire en l'entendant parler, avant d'avoir un léger rire. C'était bon, ça. Si il ne trouvait pas ça déplaisant, et si il se disait qu'ils allaient bien s'entendre.

Il hocha alors positivement la tête, affirmant le fait qu'il ne fuirait pas. Il pouvait bien se débrouiller pour les choses luxueuses. Il leva les yeux vers la serveuse qui arrivait, et il se concentra pour entendre sa commande. Il fit de gros yeux, et son ventre réagit de même, faisant un léger bruit. Il toussa, comme pour masquer le bruit. Il était assez gêné. Il mordilla sa lèvre inférieure en souriant encore plus. Son estomac et lui étaient du même avis ; il avait bon goût pour la nourriture, et il avait compris ce qu'il voulait. Chapeau.

Cependant, le sourire de Keith partit vite.

Lorsqu'il entendit sa question, il crut mourir. Qu'est-ce qu'il devait répondre ? Que devait-il faire ? Il était foutu, fichu. Jamais ses clients de lui avaient demandé ça. Aussi, ils étaient assez cons pour être dupé, ou même, il n'avait pas buté sur son âge. Si il lui demandait ça, il ne pouvait pas lui dire qu'il était lycéen, oh non. Ce serait dire d'office son âge. Et il ne pouvait non plus lui dire qu'il étudiait, car il n'avait aucune putain d'idée d'études, sur le moment. Il était tout paniqué. Il racla nerveusement sa gorge, regardant ailleurs, cherchant un quelconque échappatoire. La serveuse qui revient, ou même, lancer un autre sujet. Mais ce serait trop suspect, de lancer un autre sujet. Alors, il ne devait pas s'étendre sur son mensonge. Il se sentait mal de mentir, il n'aimait pas ça, mais tant pis. Il soupira un bon coup, prenant son courage à deux mains. Si jamais son client apprenait qu'il mentait, il lui en voudrait, et son bracelet ne serait jamais d'une bonne couleur. Il n'en avait pas un là, mais il aurait bien voulu. Il aurait pu voir ce qu'il ressentait. Ah, pourquoi tant de haine ? « Je .. Je vends ... Euh .. Mon père est agriculteur, et je l'aide souvent. Et j'aide aussi une amie pour vendre des légumes et .. Je travaille à l'agence ... » Il soupira encore. Il était honteux de mentir. « Aussi, je .. je n'étudie pas, mon père n'a pas d'argent pour me payer mes études .. mh, oui. » Il n'était pas crédible du tout, il cherchait ses mots, et il fuyait le regard de son client. Il croisait les doigts pour qu'il ne se rende compte de rien.

Il baissa la tête, mais la releva rapidement en entendant le bruit d'une assiette. Il fixa les pâtes qui venaient d'être servies, et soupira. Pourquoi elles ne venaient que maintenant ? Il se donne une légèrement tape sur le front, se redressant, pour incliner légèrement la tête. « Bon appétit, et merci pour la nourriture. » Il força un sourire et commença à enrouler les spaghettis autour de sa fourchette, mettant tout dans sa bouche. Il tentait de manger proprement, sans avoir de la sauce tomate sur le coin de sa bouche. Il regarda encore Jae Up, mais non pas dans les yeux, mais .. dans le nez. Il prit une serviette et s'essuya, penchant la tête. « Et .. toi, tu ... ah, je sais plus quelles questions te poser ... Tu as des choses à me dire ? » Mentir lui avait un peu cloué le bec.
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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mar 24 Sep - 19:14

J'écoutais attentivement ce qu'il me disait, essayant tant bien que mal d'assimilier ses mots. Il parlait de façon incertaine et semblait chercher ses mots. A la fin de sa tirade, j'hochais la tête alors que mes pensés prenaient peu à peu le dessus sur ma présence.

Lui se voyait obligé de travailler sans pouvoir faire les études qu'il désirait alors que de mon côté, j'avais rejeté ma chance d'aller au delà du diplôme.

Je préférais vivre ma vie comme je l'entendais, bien que ma mère me donner toujours de l'argent pour subvenir à mes besoins. Mon métier de mannequin suffisait cependant pour venir à bout du loyer et des frais essentiels, mais il aurait fallu que je m'abstienne de fréquenter trop régulièrement les restaurants ainsi que les boutiques de luxe dans lesquels j'avais l'habitude de me rendre. Rien que ce repas avec Keith serait payé grâce à la participation de ma génitrice ...
Cependant, de par mon fort égoïsme, cette situation me convenait très bien.

Lorsque je quittais enfin mes pensés, la serveuse avait déjà déposé les assiettes devant nous. Comme si de rien était, je commençais à manger, dégustant les saveurs qui accompagnaient cet ingrédient fade qu'étaient les pâtes. Cela faisait bien plus de deux mois que je ne m'étais rendu ici, je laissais donc mes papilles redécouvrir le goût de la soit-disante Italie, pâle copie des nouilles de Chine.

Mais alors qu'un silence lassant s'installait, mon vis à vis le rompit en me demandant des précisions sur ma personne. Peu habitué à parler autant de moi, je ne trouvais guère de sujet de conversation. Je lui expliquais alors rapidement ma situation envers les études, en prenant soin d'omettre le semblant de culpabilité à son égard qui m'éprenait.

Mon père, PDG d'une grande entreprise mondiale, rêvait de me voir prendre sa suite, devenir grand avocat ou encore médecin reconnu et admiré.

Malgré mes excellentes notes qui m'ouvraient autant de portes que je le désirais, je n'avais que peu d'intérêt pour ses voies de prédilection. Personnellement, je préférais m'orienter vers la mode. Vendeur pour D&G, représentant de Chanel ou mannequin pour Guess, là étaient mes seuls rêves d'avenir, sur lesquels crachait mon paternel.

Or, il n'était pas question pour moi que je gâche ma vie à quelque chose qui me déplaisait et n'éveillait pas mon attention. Les paroles de mon père furent claires : soit je me résilliais aux études qu'il envisageait pour moi, soit je devenais pour lui un simple inconnu. Je ne prenais pas le temps pour réfléchir et optais pour la seconde option.

Devant Keith comme devant toute autre personne, j'affirmais que ma décision me convenait, que j'assumais parfaitement mes actes et que ma vie me convenait telle qu'elle était. Mais ce n'était qu'à moitié vrai. Seule ma meilleure amie connaissait mon amertume. Au fond de moi, je regrettais de ne pas avoir poursuivis mon apprentissage pour n'avoir besoin de personne.
Certes, ma vie me convenait, je m'y sentais à mon aise, mais cela me déplaisait quelque peu de dépendre ainsi de ma mère.

Je terminais rapidement mon repas et reposais mon menton contre mes paumes. “Tu habites loin ? Tu peux passer la nuit chez moi si tu veux.”.

Après tout, l'appartement était assez grand pour deux personnes, et ce n'était pas la première fois que quelqu'un passait la nuit chez moi, bien qu'habituellement se ne soit pas pour dormir ... Mais je ne comptais rien faire à ce gamin, j'étais simplement trop fatigué pour faire le détour.

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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Sam 28 Sep - 18:03

Keith soupirait de soulagement en voyant - du moins, en croyant - que Jae Up ne lui poserait pas plus de questions sur son âge, ses études, et compagnie. C'était mieux ainsi. Car il risquait vraiment sa vie. Et si jamais il crève ? Et si jamais on apprend tout ? Et, et si jamais on le vire de l'agence ? Non, il se ferait clairement niquer. Plus d'argent. Plus de paye. Plus de manger. Plus de maison. Juste un carton. Et ça y est, monsieur se refait une cinématique incessante. C'était horrible. Il commençait à avoir mal au crâne, à ne plus savoir quoi penser, à ne plus savoir quoi dire. Alors il se contentait d'écouter les mots qui pouvaient sortir de la bouche de Jae Up. Enfin, il n'écoutait pas vraiment. Disons simplement que ça rentrait dans ses oreilles, mais que ça ne montait pas jusqu'à son si grand cerveau. Il hochait brièvement la tête, enchaînant fourchette, sur fourchette. Il mangeait doucement mais sûrement. Il ne voulait pas se presser, car il avait peur de se presser, et que Jae Up le ramène chez lui, ou même, qu'il lui demande de l'accompagner, ou quelque chose comme ça.

Il s'était fixé une règle d'or ; ne jamais lui montrer son quartier, ni même sa pauvre maison, ni même la pauvreté dans laquelle l'américain vivait. Non, il ne devait pas. Pour plusieurs raisons, que j'ai déjà dit. Il ne voulait ni le dégoûter, ni lui faire peur, ou même, il ne voulait pas ressentir un quelconque regard de mépris, ou même, de pitié. Non, il n'aimait pas ça, le pauvre gamin. Il soupirait faiblement en avalant difficilement ce qui devait être l'une des dernières pâtes. La pizza arriva et il l'attaqua, écoutant toujours distraitement ce que lui disait son pauvre vis-à-vis. Keith était perturbé, mentalement, à cause de tout ça, de ses questions. Il grimaça légèrement en commençant sa pizza, qu'il termina le plus rapidement possible. Il voulait fuir, finalement. Courir vite, loin, et partir comme un voleur. Sauf que ... pas possible. Ils étaient liés, maintenant, alors pas possible. Une seconde grimace, avant de relever ses deux yeux vers le riche en face de lui.

Il pencha légèrement la tête sur le côté, le fixant. Il fit une légère moue. La question qu'il redoutait tant. Non, il n'habitait pas vraiment loin, mais il ne voulait pas, comme je le répète, qu'il vienne vers chez lui. Alors autant accepter de passer la nuit chez lui. Puis, au moins, il pourrait dormir dans quelque chose de luxueux, ce serait vachement amusant, non ? Il pourrait crâner devant son père, son pauvre père qui se tapait soit le canapé, soit le lit de Keith. Oui, chose que j'ai omis de dire, Keith et son père dormaient ensembles, souvent. Et son père trouvait toujours le moyen de balancer Keith hors de son lit ... alors il lui disait souvent "non" pour qu'ils dorment ensembles. « Mh .. je ... c'est .. assez loin, oui. » Encore un mensonge. Il s'en mordait déjà les doigts. « Je veux bien aller chez toi. Tu me feras le tour du propriétaire, hein ? Je me demande vraiment à quoi ça ressemble, une maison de quelqu'un avec de bons goûts .. C'est mon père qui a décoré notre maison, alors ce n'est pas forcément ... joli ... M'enfin, je n'ai rien contre. On peut y aller maintenant, non ? » Keith lui lança un gentil sourire et se redressa, avant de tirer la chaise en arrière. « Tu poses l'addition ici ou je dois appeler un serveur ? » Dans le doute, Keith héla tout de même un "serveur s'il vous plait", avec un grand sourire. Il se réinstallait quand ce dernier arrivait, avant de se lever, pour aller à côté de la table, mains dans le dos, attendant sagement que Jae Up se lève, paye, et lui dise qu'ils pouvaient partir.

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MessageSujet: Re: Will you be mine ? [Nam Keith]   Mer 2 Oct - 11:33

- Mh … Je … C'est assez loin, oui. Je veux bien aller chez toi. Tu me feras le tour du propriétaire, hein ? Je me demande vraiment à quoi ça ressemble, une maison de quelqu'un avec de bons goûts .. C'est mon père qui a décoré notre maison, alors ce n'est pas forcément ... joli ... M'enfin, je n'ai rien contre. On peut y aller maintenant, non ? 

Effectivement, il n'avait pas menti. C'était un véritable moulin à parole ! Même pour une réponse qui nécessitait un « oui » ou un « non », il trouvait le moyen de placer 7 phrases … !
Cela me fit d'ailleurs sourire. Au fond, ce genre de comportement était mignon. J'aimais bien les gens comme ça, bien qu'ils soient trop rares. Moi-même, j'étais tout le contraire de ce type de personne. Personnage sombre et ennuyeux, dénué de joie de vivre et d'intérêt … Même dans les musées d'art ou devant les nouvelles collections, je gardais mon enthousiasme pour moi, observant silencieusement les œuvres. Pourtant, dans ma tête, c'était une explosion de sensations et de commentaires. Si j’extériorisais ma façon de penser dans ces moments là, je serai entrain de sauter de partout comme un enfant de quatre ans ! Mais le fait est que j'en avais 23 …
Alors que je m'apprêtais à lui répondre, il me devança d'une huitième phrase.

- Tu poses l'addition ici ou je dois appeler un serveur ?

Je fus fortement étonné de sa question. Il ne semblait pas connaître le tact … Remarque, on me l'avait inculqué à force de punition … Il faut croire que ce n'est pas à la portée de n'importe qui de savoir demander les choses avec discrétion et détournement. Mais je n'eus une fois de plus pas le temps de répondre qu'il appela déjà un serveur, un grand sourire accroché sur ses lèvres.

Je le dévisageais, légèrement outré par sa réaction. C'était bien la première fois que je rencontrais un tel énergumène. Comment réagir devant une telle personne ? C'était bien une des rares choses que je ne savais pas. Devais-je lui faire remarquer son manque de politesse ou simplement le laisser faire ?

Heureusement pour lui, le serveur arriva avant que je ne trouve la solution. Il se leva alors, les mains derrière le dos, et se positionna devant la table, souriant innocemment. Je soupirais doucement et sortais mon porte feuille, puis tendis des espèces au serveur, accompagné d'un « gardez la monnaie ».

Je me levais ensuite et attrapais mon manteau que j'enfilais rapidement avant de poser une main dans le bas du dos du jeune homme qui m'accompagnait.

- On y va ?

J'avais accompagné mes paroles de mes pas, nous dirigeant ainsi vers la sortie, où je pus récupérer ma voiture. Aussitôt, je montais à l'intérieur et attendais que Keith fasse de même pour démarrer.
Trouvant le trajet trop silencieux, je décidais de lui faire part de mes ressentis à son égard. J'étais quelqu'un d'assez direct, je ne prenais pas les choses par quatre chemins, même si j'essayais de faire preuve d'un certain tact.

- Au fait, Keith … Tout à l'heure, au restaurant … Généralement, on attend que celui qui nous invite décide de demander l'addition, et pas l'inverse, d'accord ? Ce n'est qu'un détail, ne t'en fais pas, mais je trouve que cela a une certaine importance.

J'essayais de lui expliquer les faits d'une façon douce, comme si je parlais à quelqu'un de nettement plus jeune que moi, alors que 5 ans de différence, surtout à son âge, n'était pas la mer à boire. Cependant, son comportement était en général si adorable que je ne pouvais pas m'empêcher de m'adresser à lui explicitement.

Lorsque nous fûmes enfin arrivés à destination, je garais ma voiture sur le parking privé qui bordait mon immeuble. Pour plus de rapidité et de confort, je décidais de prendre l’ascenseur qui nous mena directement au neuvième étage, puis marchait deux mètres pour atteindre la porte de mon appartement. J'invitais alors Keith à y entrer, dévoilant ainsi mon immense salon. Les murs étaient peints de blancs et couverts par endroit de tableau colorés, de l'art abstrait. Le mobilier aux allures modernes se contentait d'être dans les tons de blanc cassé, écrasant un épais tapis noir.

Rien qu'à l'entrée du salon, on pouvait discerné la cuisine américaine dans les tons rouge et blanc.
Heureusement pour moi, tout était incroyablement bien rangé. Je n'avais donc pas à m'inquiéter de l'image que donnait mon habitation, puisque j'en étais entièrement satisfait.

- Comme tu peux le voir, c'est le salon … Là-bas, il y a la cuisine ..

Je n'étais pas fais pour être agent immobilier .. ! Je soupirais devant ma pitoyable prestation et me dirigeais vers le couloir ouvert qui jouxtait la cuisine et le salon. Ce dernier donnait accès à une spacieuse salle de bain dans laquelle reposait une baignoire à remous et une douche, avec bien entendu un meuble et un lavabo, décorée par de nombreux éléments en bambous et des murs vert et marrons, qui faisait face aux W.C, qui étaient de simple W.C, comme tout le monde en a.

Au bout du couloir se trouvait quatre portes. Celle de gauche conduisait à la chambre d'ami habillée d'un rose très pale et de meubles style Versailles et blancs. La droite désignait ma chambre, collée à mon dressing de la surface d'une chambre qui se cachait derrière la troisième porte.

La quatrième porte laissait apparaître la terrasse de l'appartement à travers sa vitre, qui dominait largement la ville et ses lumières.
A chaque recoins de l'appartement, on pouvait observer un tableau ou une sculpture, démontrant ainsi mon grand intérêt pour l'art.
Après ce court tour du propriétaire, je me tournais vers Keith, gêné de lui avoir fournit une si mauvaise présentation du lieu où je vivais.

- Tu veux boire quelque chose ? On peut s'installer sur la terrasse … A moins que tu préfères aller te coucher ? Ou prendre une douche .. ?

Comme à chaque fois que j'avais un hôte, je ne pouvais pas m'empêcher d'essayer de le mettre à l'aise, même si je m'y prenais sûrement mal. Je n'étais pas très doué dans les rapports humains .. !
Si je lui proposais cela, c'est car j'avais pris l'habitude chaque soir de savourer une boisson au bar installée sur la terrasse, avant d'aller me coucher.
J'espérais seulement ne pas le déranger avec mes questions …
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Will you be mine ? [Nam Keith]

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