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 (+18) more than anyone. {bao lian.

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wo de mingzhi shi
Wang Charlie
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MessageSujet: (+18) more than anyone. {bao lian.   Sam 14 Sep - 12:52

Il lui arrivait d'oublier d’exister. Parfois, il n'avait plus le temps de penser. Il s'effaçait, n'avait plus conscience de rien, mettait de côté tous ses sentiments. Il marchait la tête haute aux côtés de son père. D'un pas rapide et confiant. Vide de toute humanité comme robotisé. Il saluait les gens importants avec ce sourire figé mais élégant. Il connaissait toutes bonnes manières, les variantes dans les autres pays, ainsi que les formules de politesse qui les accompagnent. Rien ne devait dépasser du cadre. Tout devait être propre, soigné, millimétré. Lorsqu'il partait avec son père il abandonnait le reste. Il devenait quelqu'un d'autre. Impossible de le joindre pendant ses voyages, c'était comme s'il n'y avait jamais eu personne dans sa vie. Au revoir la meilleure amie. Adieu le meilleur ami ? Pas tant que ça. Il était bien le seul à laisser sa trace. C'était un peu lui qui l'aidait à garder les pieds sur terre et son âme d'humain. Il pensait à lui avant de s'endormir et le matin en se réveillant. Dès qu'il rentrait en Chine, il était la seule personne qu'il avait envie de voir, celle qui lui avait manqué. S'ils ne se voyaient pas dans la journée, non, dans les heures qui suivaient son arrivée, il se sentait étouffer, suffoquer. Avant, il venait le chercher directement à l'aéroport. Depuis que sa sœur avait fait la bêtise de souscrire à un contrat dans la foutue agence de fake lovers, il ne le faisait plus. Il avait dû remarquer que cela agaçait le paternel Wang.  Mais Charlie avait à chaque fois l'espoir que, peut être, il viendrait quand même. Tirant sa valise derrière lui, il ne put s'empêcher de chercher du regard son meilleur ami. Il posa ses yeux sur chaque visage, soupira lorsqu'ils sortirent de l'aéroport pour monter dans une voiture aux vitres teintées. Il n'était pas venu. Il se demandait pourquoi il espérait encore. Les choses avaient changé. Il devrait plutôt épargner à son cœur ces montagnes russes là. Faux espoir. Un espoir brillant qui sonne faux et ne se réalise jamais. Il se cala bien au fond de son siège, colla son front à la vitre, et cacha son petit nez dans son écharpe. Qu'est-ce qu'il peut faire moche en Chine.  Il ferma les yeux pour mieux se laisser bercer par le moteur de la voiture. Il n'y avait qu'une petite demi heure jusqu'à son chez lui et il était si épuisé qu'il en profita pour dormir. Ses paupières étaient si lourdes. Dur retour à la réalité.

Après avoir brièvement saluer sa mère, il souhaita une bonne nuit à tout le monde et s'éclipsa, zappant même de récupérer son toutou qu'elle gardait lors de son absence. Il emprunta l'ascenseur pour monter jusqu'au dernier étage où se trouvait son appartement. Il profita du miroir pour contempler ses cernes. Quelle horreur. On aurait dit que cela faisait des mois qu'il n'avait pas dormi. Il secoua la tête, se retourna, et sortit. Il glissa la clé dans la serrure de la porte de son chez lui, deux coups à gauche, puis la poussa. Il s'adossa à celle-ci pour la refermer mais pas question de la verrouiller. Il ne la verrouillait jamais lors de ses retours. Tout simplement parce qu'il attendait quelqu'un. Il se débarrassa de ses chaussures, ôta sa veste tout en progressant dans le salon et la lança sur le canapé. Il conserva néanmoins son écharpe puisqu'il était légèrement enrhumé. Son ventre gargouilla brisant le silence. Il fallait qu'il mange quelque chose. Petit tour dans la cuisine, sans allumer la lumière il se prépara un thé puis il attrapa plusieurs paquets de gâteaux et autres cochonneries. Il transporta le tout jusqu'à sa chambre. Une pièce immense où trônait un grand lit au milieu. Il posa d'ailleurs son repas dessus avant d'aller chercher dans une des armoires un plaid. Il s'enroula dedans et s'affala sur son lit, au milieu des oreillers. C'était un peu son petit rituel. Sauf qu'il manquait quelqu'un. Et plus les minutes passaient plus son cœur se serrait. Lian savait toujours l'heure d’atterrissage de son avion, par conséquent ils arrivaient toujours en même temps à son appartement. Alors qu'était-il en train de faire ? Passait-il du bon temps avec quelqu'un d'autre ? L'avait-il oublié ? Non, ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas l'oublier. Il but plusieurs petites gorgées de son thé qu'il posa sur un des paquets de gâteaux. Il hésitait. Devait-il lui envoyer un sms ou non ? Il n'aimait pas faire ça. Il détestait être le faible, celui qui réclame, celui qui a besoin. Il n'appréciait pas cette sensation d'être dépendant de quelqu'un. En plus il lui avait ramené des cadeaux. Il lui ramenait toujours des cadeaux. Il aimait le gâter. Au pire il les garderait pour lui ou pour noël. Il n'empêche qu'il aimerait le voir. Le goûter du come-back n'avait pas la même saveur sans lui. Il n'en jouissait pas de la même manière. C'était nul.

Après deux bonnes heures (et une fois son thé fini), il jeta tout de même un coup d’œil à son portable mais rien. Aucun appel, aucun message. Il se foutait de lui ou bien ? Charlie grogna tout en se laissant tomber en arrière sur ses moelleux coussins. Dans un moment de faiblesse, il composa le numéro de Lian, appela mais au bout de trois sonneries raccrocha. Non, il ne pouvait pas faire ça. Mais en même temps il avait vraiment besoin de le voir. Il le rappela. Le cœur battant à toute allure mais Lian ne décrocha pas ce qui l'énerva. Il allait lui laisser un message haineux. Veuillez laissez un message après le bip. « Putain, t'es où ? Qu'est-ce que tu fous ? Espèce d'enfoiré pourquoi t'es pas là hein ? Tu sais quoi ? Ne viens pas surtout. » Et à la minute où il prononça ces derniers mots il les regretta. Il jeta son portable sur son lit, s'enroula un peu plus dans sa couverture. Il affichait une moue boudeuse. Une moue d'enfant qui n'a pas eu ce qu'il voulait. Charlie était un pourri gâté depuis sa naissance et il détestait vraiment quand les choses ne se passaient pas selon ses désirs. Mais malgré sa colère, il finit par s'assoupir, perdant tout espoir de voir son cher Lian aujourd'hui.
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wo de mingzhi shi
Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 15 Sep - 15:26


    « Hey mon gars ! Le gymnase va fermer ses portes dans quinze minutes ! » Il laissa enfin la lumière pénétrait entre ses paupières, ses jambes fléchies, ses bras se balançant d'avant en arrière dans le vide, ça n'était pas nouveau pour lui, mais, il avait toujours cette impression de voler. « Tu ne m'avais pas dit que tu avais rendez-vous ? Si c'est toujours le cas, tu dois avoir presque deux heures de retard. » Il le savait, mais ça ne lui disait plus rien. Il avait changé d'avis voilà. Son cœur ne s'emballait plus à l'envie de le retrouver, son corps n'étaient plus submergés par toutes ses étranges sensations. L'envie s'en était allé très loin et il ne regrettait pas.
    En haut, il était bien.
    C'était en hauteur qu'il se sentait le mieux. Sous ses dix-mètres de haut, attaché en suspension dans le vide, son baudrier proprement mis et ses mousquetons bien attachés, les bras dans le vide, le corps abusivement penché en arrière comme s'il comptait se jeter en arrière dans les secondes qui allaient suivre. Une goutte de sueur glissa le long de son front pour se loger sous sa mâchoire. Bien évidemment, c'est ce qu'il voulait se persuader, parce qu'au final, il lui manquait atrocement. Son cœur n'en pouvait plus de tambouriner contre sa poitrine, la sensation était devenue désagréable. Il n'entendait que ça, il les entendait résonner dans ses oreilles comme des cris de douleur, criant clairement l'envie de le voir et de s'accrocher à lui. Au fond de lui, une partie s'en voulait, il n'était pas venu lui souhaiter la bienvenue à l'aéroport, mais une autre lui disait que sa « petite copine » avait dû être là pour le faire à sa place. Il lâcha subitement la corde se laissant descendre à une vitesse folle, il posa sa main sur la corde activant automatiquement le système de freinage en plein milieu de sa chute, les pieds contre la paroi pour mieux se tenir. Son cœur battait encore plus fort, il le sentait à la limite de sa gorge, il avait cette envie de gerber. Sa jalousie le rendait malade. Il avait envie d'être à ses côtés, de frôler les doigts de sa main et de les attraper délicatement, de sceller leurs deux mains et de pouvoir profiter de sa chaleur. Des gestes simples qui l’apaisaient.

    Il effectua une descente moins flippante que tout à l'heure, sans à coups. La pointe de ses pieds toucha le sol, puis le plat. Il détacha tranquillement son équipement sous le regard épuisé du gardien, il avait maintenant l'habitude de le voir suspendu en hauteur pendant des heures, sans rien faire, juste réfléchir et lorsqu'il avait le courage de lui demander ce qui n'allait pas, Lian affichait un immense sourire et disait tout simplement que le travail à la boutique dans laquelle il bossait avait été difficile. Un mensonge en espérant pouvoir cacher sa peine et son dégoût pour cette situation. Il préférait garder ça pour lui. Il rangea son matériel, enfila un pull de couleur gris avant de porter son sac de sport sur ses épaules et à ce moment-là, il sentit son téléphone vibrer contre sa cuisse.

    C'était lui.

    Il fixait attentivement le nom inscrit sur l'écran suivit d'un petit cœur. Une vibration, deux vibrations suivit de près d'une troisième, le bruit lui était insupportable. Une autre et le téléphone s'arrêta de hurler pour de bon, comme s'il avait raccroché avant même qu'il ne décroche. Un appel en absence, aucun message vocal. Lian lâcha un soupir presque agacé, un soupir qui se transforma en un hoquet plein de surprises en revoyant le prénom s'affichait sur l'écran de l'engin électronique : Charlie. L'envie de décrocher était présente, il avait envie de lui parler, de lui dire qu'il arrivait dans les minutes à venir, mais il était comme figeait. Il repensait à cette fille, cette garce. Il ne l'avait jamais rencontré, mais il la détestait depuis un moment, il la jalousait, il ne savait pas pourquoi. Ne devait-il pas être heureux pour le bonheur de son ami ? C'était son rôle après tout, c'était cette étiquette qu'il portait dans le monde de Charlie, alors quoi ? Pourquoi se faisait-il autant de mal ? Deux appels en absences et un message vocal. Un léger sourire flottait sur ses lèvres. « Aujourd'hui à xxh03 : Putain, t'es où ? Qu'est-ce que tu fous ? Espèce d'enfoiré pourquoi t'es pas là hein ? Tu sais quoi ? Ne viens pas surtout. [...] Pour rappeler votre correspondant, tapez le 2. Et voilà, il avait réussi à l'énerver. Ça n'est pas ce que voulait son cœur à la base, mais il l'avait fait. Le son de sa voix l'avait presque brisé, Le simple fait de le savoir mal avait le don de le blesser à son tour, de le torturer. C'était de sa faute, il fallait qu'il coure à son secours. Il fallait qu'il referme ses plaies, qu'il embrasse ses blessures. Il courait, courait sans s'arrêter, bousculait les personnes sur son passage, traversait comme un bourrin que le feu soit rouge, vert ou même jaune, perturbant la circulation, un chauffeur le klaxonna, il s'arrêta à bout de souffle, les mains sur le capot de la voiture, un taxi. Bingo, pensa-t-il en fonçant droit dessus, il tapa contre la vitre pour que le chauffeur puisse lui ouvrir, balança son sac à l'arrière, mit sa ceinture il sortit le peu d'argent qui lui restait encore dans son portefeuille et lui indiqua l'adresse – qu'il connaissait par cœur – à laquelle il voulait se rendre. Il se sentait comme dans un film d'action, il se sentait trembler sous toute cette pression, il regarda son téléphone, il n'avait pas essayé de le rappeler et Lian non plus, il avait peur qu'il le rejette, il avait peur que ses paroles soient sérieuses.

    La voiture s'arrêta enfin, il avait l'impression que ça faisait une éternité qu'ils avaient roulé et pourtant ils ne se trouvaient pas très loin de sa demeure. Après avoir payé et remercier le chauffeur, Lian, ne tarda pas à monter les escaliers deux par deux, trois par trois lorsqu'il s'en sentait capable. Il avait attendu l'ascenseur le temps de trois petites secondes et l'attente lui avait paru éternelle. Il arriva devant la porte, épuisé, en sueur, il posa avec délicatesse ses mains sur la porte, elles touchèrent la poignée, il savait pertinemment que la porte était ouverte. Il ne la fermait jamais, il n'avait pas besoin d'invitation pour rentrer et pourtant, pourtant...Il hésitait. Il abaissa la poignée et referma doucement la porte derrière lui. Il s'avança tranquillement dans le salon, sa respiration était bruyante, il avait essayé de reprendre son souffle, c'était peine perdue. Il composa le numéro de son ami, porta le téléphone à son oreille et il fut surpris de l'entendre décrocher. Ce silence entre eux, cette légère tension dans l'air. « Tu m'as manqué. » Il avait brisé le silence de son côté, mais Charlie ne semblait pas en mesure de lui parler, il n'en avait peut-être plus envie. Il avait toujours le souffle court, il se laissa tomber sur le canapé de la pièce fixant au loin la porte de sa chambre, s'il n'était pas ici, il ne pouvait qu'être derrière cette porte. « Tu as attrapé froid ? Le son de ta voix sonnait différemment. » Il passa sa main sur son front, la laissant glisser le long de sa joue pour se loger sur sa nuque. « Je suis dans le salon, viens me voir. » Et il raccrocha.
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wo de mingzhi shi
Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 15 Sep - 20:38

Qu’y a-t-il de pire que l’attente ? N’est-elle pas l’amour aussi ? Comme les jeunes femmes qui attendent patiemment le retour de soldats, fils ou mari, sans savoir si elles les reverront un jour. Parfois, Charlie avait l’impression de partir à la guerre. Une guerre médiévale car il s’y battait contre des monstres, des dragons, des corbeaux, des rois fous. Quand il revenait, il ne voulait voir le visage que d’une seule personne. Celle qui lui permettrait de respirer à nouveau. On parle toujours de l’attente des épouses mais jamais de celles des vaillants soldats. Durant chaque bataille, il pense à lui. Il s’imagine leur retrouvaille, il s’impatiente. Sauf que depuis quelques mois, elles avaient plus le même goût qu’avant. Charlie redoutait le départ autant que le retour. Il détestait la séparation et haïssait l’absence de son ami à l’aéroport. Cela lui déplaisait grandement mais il savait aussi qu’il ne pouvait pas le lui reprocher. Il ne comprenait pas sa jalousie mais faisait avec. Il aurait aimé que Lian aille au-dessus de tout ça, qu’il saisisse de lui-même ce que Charlie ne pouvait pas lui dire. Il ne s’en sentait pas la force. Il n’aimait pas se dévoiler. Mais Lian devait bien se douter qu’il n’attendait que ça à chaque fois ? Le revoir. Que pendant tous le temps qu’il passait loin de lui tout ce qu’il attendait c’était ça. Il comptait les jours comme un enfant avant noël. Si ce n’est pas de la folie, qu’est-ce donc ? Il perdait la tête par sa faute, s’énervait encore une fois. Même s’il n’aimait pas se fâcher contre lui, il était en train de le faire. Il hurlait ces mots dégueulasses au téléphone. Il se maudissait de le faire c’était juste plus fort que lui. Quelle frustration de ne pas l’avoir avec lui. Il le voulait là. Il avait besoin de retrouver sa chaleur et l’autre ne se montrait pas. Comment osait-il l’abandonner de la sorte ? Aucun être humain sur terre ne devrait avoir l’audace d’agir de la sorte avec lui. Il avait beau l’adorer, cela ne lui en donnait ni la permission ni le droit. Si ça n’était pas son troisième Iphone en un mois, il l’aurait fracassé mais retenant sa rage il ne fit que l’envoyer plus loin. Il bouillonnait de l’intérieur. Dieu seul savait ce qu’il ferait subir à Lian s’il l’avait sous la main. Il se mit en boule et se força à fermer les yeux. Il renifla un peu. Il respirait fort et rapidement. Puis petit à petit. La fatigue, le rhume, la fièvre, tout le prit d’assaut et l’obligea à se calmer au risque de déclencher une migraine infernale. Epuisé, il quitta le monde réel pour quelque chose qui ne ressemblait pas vraiment au sommeil. Car malgré tout il espérait encore voir Lian arriver et c’est pourquoi il tendait l’oreille, sensible au moindre bruit.

Lorsque son téléphone sonna, il se redressa brusquement et l’attrapa. Il n’avait pas besoin de regarder l’écran pour savoir de qui il s’agissait. Il décrocha immédiatement mais résolu à ne pas parler le premier. Après tout, Lian était en tort et pas lui. Il entendait sa respiration et en même temps son cœur perdait les pédales à chaque seconde qui passait sans qu’ils ne se parlent. « Tu m’as manqué. » Et ça fait boum, boum, boum. Charlie se mordit la lèvre, il mourrait envie de dire que lui aussi lui avait manqué, et terriblement même. Sa fierté l’empêchait de le faire. Il voulait lui demander où il était, pourquoi il ne se trouvait pas à ses côtés à cet instant mais rien, absolument rien ne sortait. Il ne voulait rien laisser sortir. Il n’avait pas envie d’être le plus faible. « Tu as attrapé froid ? Le son de ta voix sonnait différemment. » Un semblant de sourire passa sur son visage. S’inquiétait-il pour lui au moins un peu ? Il se referma, afficha à nouveau un air froid et méprisant. Il ouvrit la bouche prêt à lui répondre quelque chose d’au moins aussi méchant que le message qu’il avait laissé sur son répondeur mais Lian le devança et s’exprima avant lui. « Je suis dans le salon, viens me voir. » Bip. Des yeux ronds, ronds comme des ballons. Il ne l’avait même pas entendu rentrer, s’était-il endormi alors ? Charlie posa délicatement et sans faire de bruit son portable sur sa table de chevet. Il se leva gardant son plaid autour de ses épaules. Toujours tout doucement, il ouvrit la porte de sa chambre. Celle-ci grinça très légèrement. Il pouvait apercevoir son ami dans l’obscurité de son grand appartement. Le voir, lui rappela combien il était énervé contre lui. Il lui en voulait réellement de ne pas être venu plus tôt. Il n’avait absolument pas le droit de lui faire ça. C’était leur rituel. Il ne fallait pas le détruire. Sinon, qu’allait-il leur rester ? Il s’avança lentement sans baisser les yeux. Il s’arrêta à quelques mètres du canapé. Il le regardait de bout, lui qui était assis comme si rien ne s’était passé. Il pourrait le gifler. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait. D’ailleurs si ça avait été quelqu’un d’autre probablement qu’il l’aurait fait. Charlie étant un jeune homme très violent il n’hésitait pas à en venir aux mains. Ses sentiments envers Lian l’en empêchait. Ou presque. Dans un geste impulsif, irréfléchi et tout ce que vous voulez. Il saisit un livre sur la table basse et lui envoya au visage. Oh, il regrettera son action plus tard, s’excusera quand il aura retrouvé son calme ou plutôt quand il en trouvera le courage. « Je te déteste, Lian. » Lui lâcha-t-il en articulant exagérément chaque syllabe. Quel beau et délicat mensonge. Il s’approcha un peu plus, l’attrapa par le t-shirt et planta son regard dans le sien. « Ne refais plus ça. » Il s’était senti si seul, comme un orphelin mais surtout livré à lui-même. Il avait tellement besoin de lui, tellement mais alors tellement besoin de lui. Ils avaient grandi ensemble. Lian était bien plus que son meilleur ami. Un lien fusionnel les unissait. Quelque chose d’inexplicable qui rendait leur relation bizarre. Et ce qu’il y avait de plus étrange encore dans son attitude envers Lian, ce n’était pas les crises qu’il pouvait lui faire, ni cette méchanceté à son égard, mais l’instant d’après. Celui où il redevenait doux comme un agneau. Il se pencha juste un peu, pour toucher une toute petite seconde ses lèvres, seulement un baiser de rien du tout. Charlie, quand comprendras-tu qu’on ne termine pas une dispute avec son meilleur ami de cette manière ?

Il s’installa à ses côtés, posa ses jambes sur ses cuisses, calla sa tête contre son épaule, ramena un peu la couverture sur eux. Et enfin souffla, ou plutôt respira. Voilà, ça y est. Tout allait beaucoup mieux. Depuis son premier pas en Chine, il avait attendu ce moment. Il leva légèrement le visage, frôla du bout des doigts les joues de Lian, les laissa s’accrocher à sa nuque. « Tu dors avec moi ce soir. » Pas une question, pas une requête, mais un ordre. Il ne lui donnait pas le choix. De toute manière, il restait dormir normalement n’est-ce pas ? Oui mais normalement ils se retrouvaient dès l’aéroport et tout était en train de changer ces derniers temps. Charlie bailla, renifla, toussota. En bon petit être fragilisé. Il pensa à ses cours du lendemain. Des cours importants. Surtout qu’il en avait raté quelques uns. Il pensa également à son mémoire. Quelle horreur. Il n’avait pas envie de retourner là dedans. Il aimerait rester dans cette bulle, avec son meilleur ami. « Est-ce que je t’ai beaucoup manqué ? » Il ferma les yeux. Maintenant que Lian était là il pouvait enfin se détendre. Plus de tension, plus de pression, plus de cœur serré. Juste des battements presque normaux. « Je t’ai ramené pleins de choses. » Il espérait ne pas s’être planté dans les tailles mais en général il avait toujours tout juste. Il connaissait Lian par cœur après tout. Il bailla encore une fois. « Est-ce que tu veux un café ? » S’il répondait oui il l’enverrait se débrouiller pour s’en faire un. Parce que là tout de suite, il était beaucoup trop bien et puis surtout à bout de force.
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 16 Sep - 17:56


    Il n'y avait pas à dire, une grande part de lui s'en voulait. Dans ce petit recoin de sa tête, juste à droite, il se maudissait d'être aussi faible face à lui, mais le savoir aussi mal, avoir pu entendre cette pointe de désespoir dans sa voix l'avait brisé. Au début de leur relation, lorsqu'ils étaient encore jeunes, Lian aimait à se dire que c'était son instinct fraternel qui prenait souvent le dessus sur ce genre de situation, que s'il se sentait si attaché à lui c'est parce qu'en effet il le prenait sous son aile comme un frère. Pour lui, ça paraissait logique, il avait même tendance à oublier ce genre de questions débiles qu'il se posait parfois. Cependant, depuis un bon moment sa faculté à oublier n'était plus, c'était comme s'il avait engendré une nouvelle capacité, celle de graver ses sentiments sur son cœur, celle à ressentir des choses. Ça restait là, ça restait là : Charlie, la peau de Charlie, la bouche de Charlie, les mots de Charlie, qu'ils soient blessants ou non, il les aimait. Aujourd'hui encore, il avait accouru vers lui malgré ses mots crus. Il savait qu'il avait besoin de lui et que c'était réciproque, ce garçon représentait tellement pour lui, il ne le qualifiait pas comme les autres, ça n'était pas un simple ami. Il raccrocha et ferma les yeux dans l'espoir de pouvoir retrouver son souffle, il avait la gorge sèche, la respiration chaude, la sensation était désagréable. Sa journée avait était éprouvante, son entraînement, sa course acharnée pour chopper un taxi, il n'en pouvait plus. Il s'était laissé tomber sur le canapé, il essayait de puiser dans sa réserve d'énergie, il l'attendait. Il espérait pouvoir entendre le son de la porte qui s'entrouvre, le son de ses pas et de pouvoir se lever et le prendre dans ses bras.

    Malheureusement pour lui, il ne l'entendit pas arriver. Il ne comprit rien à ce qui se déroulait autour de lui, il était soudainement violenté par ce gros machin qui venait de s'écraser sur son visage. Il lâcha un petit son d'agacement, suivi d'une injure, ça ne pouvait être que le plus jeune. Il aurait droit à ses sauts d'humeurs. « Je te déteste, Lian. » C'était réciproque, au moins ils étaient d'accord sur ça. Lui aussi, il le détestait. Il lui faisait du mal, il avait cette nouvelle fille dans sa vie, il se fichait bien de savoir si ça n'était pas de sa faute, il ne l'acceptait pas. La distance, avait été son seul moyen de le punir. Ça avait beau le ronger comme jamais, il avait parfois envie de lui faire un peu de mal. Lian se massa le front, il afficha un léger sourire comme pour lui montrer que tout allait bien de son côté. Il ne faisait que ça, cacher cette peine sous des beaux sourires rassurants, sous des mensonges parce qu'au final, il se sentirait trop faible de lui avouer ce qu'il avait sur le cœur, de lui dire tout simplement qu'il se sentait délaissé et qu'il ne voulait pas de cette fille. « Calme-toi. J'ai terminé le boulot assez tard, ne m'en veut pas. » Mensonge. Il roula des yeux en le sentant saisir son col, il fallait toujours qu'il en fasse trop. « Ne refais plus ça. » Lian ne répondit pas, pas de oui, pas de non, pas de signe qui pourraient laisser penser que, rien. Il se contenta de détourner le regard sur sa droite. S'il pouvait le faire souffrir de cette façon, il recommencerait pour pouvoir lui faire payer toute cette peine qu'il lui infligeait : deux fois, trois fois, cent fois. Jusqu'à ce que la situation reste comme ça. Son visage s'approcha du sien, Lian ne bougea pas d'un pouce, il ferma les yeux pour pouvoir profiter de ses lèvres, cette sensation qui lui avait tellement manqué. « C'est tout alors ? Déjà pardonné ? » Parce que oui, il s'était attendu à ce qu'il lui fasse la crise du siècle, il s'était attendu à plus qu'un coup de bouquin ou que des petites menaces. Il s'installa plus confortablement sur le canapé, il le laissa se blottir contre lui, ça ne le gênait, en vrai ce genre de petites tendresses étaient comme normal entre eux. C'était devenu comme ça du jour au lendemain et Lian n'avait pas bronché parce qu'au final, ça lui plaisait aussi. Les doigts du jeune garçon touchèrent son visage, puis tombèrent pour s'accrocher à sa nuque, il saisit la main du garçon dans la sienne et la porta à ses lèvres pour y poser un baiser dans sa paume, leurs doigts se frôlèrent, se cherchèrent jusqu'à pouvoir les entremêler naturellement au sien. Des gestes doux et réconfortants, le fait de le retrouver lui faisait du bien. « Tu dors avec moi ce soir. » Lian hocha doucement de la tête, il ne pouvait lui refuser ça, il avait envie de profiter de lui le plus longtemps possible. Il afficha un faible sourire en l'entendant renifler et tousser, il avait vu juste alors, il était bien malade. Il posa un autre doux baiser sur sa main et la serra un peu plus dans la sienne. Il ne craignait pas vraiment le fait de tomber malade, tomber malade, il ne l'était que très rarement et ça n'était pas de cette façon que ça lui arrivait. « Est-ce que je t'ai beaucoup manqué ? »[/i] C'était quoi cette question ? Il ne le croyait pas ? Les messages n'aidaient même plus à compenser son absence, il dormait de plus en plus mal, il n'était pas concentré lorsqu'il donnait un cours au première année et encore moins lorsqu'il s'agissait de vendre des disques, il ne rendait jamais bien la monnaie. Des écarts de plus en plus importants chaque jour et les cris de son patron étaient les pires. « Bien sûr que oui. Je n'ai pensé qu'à toi. » Lian était d'un naturel très calme, il était très doux dans sa manière de parler, elle apaisait presque. Il posa son menton sur le haut de sa tête, regardant droit devant, il ne pense pas qu'il aurait pu survivre s'il était rentré chez lui dormir seul dans ses draps. Il serait devenu fou. « Je t'ai ramené pleins de choses. » Comme toujours. Au début, il trouvait sa gênant, il lui disait que ça n'était pas la peine ou qu'il n'en voulait pas. Il le gardait dans son sac d'origine et les laissait dans un coin de son armoire pour être sur de ne pas y toucher. Mais ça ne changeait rien à ses habitudes : un voyage et il revenait avec des cadeaux. Il ne savait même pas où se mettre. Lui n'avait pas l'occasion de le couvrir de cadeau, il avait un salaire de misère, il vivait ses fins de mois comme sur une île déserte si sa mère ne pointait pas le bout de son nez pour lui donner de quoi ne pas se nourrir sur le pouce. Ah, parfois il regrettait d'avoir abandonné l'université peut-être qu'il vivrait mieux, qu'il aurait trouvé un job qui rapporterait gros. « Encore ? Qu'es que c'est cette fois-ci ? » Oui, il était bien curieux de voir ça. Il lâcha un long soupir pour cacher sa frustration face à cette situation, le fait d'être chouchouter par cet homme ne lui plaisait pas, il était inférieur à lui et il ne méritait pas tout ça. « Combien de fois je dois te dire que je n'en veux pas ? Ça me gêne et tu le sais très bien. » Il lui fit son charmant sourire, il ne s'énervait pas, ça ne lui arrivait que très rarement à Lian. Il avait toujours son sang-froid.

    « Est-ce que tu veux un café ? » Hmm, il hésitait, il était comme même très bien ici. Il s'humecta les lèvres et jeta un coup d'œil au loin. « Non, mais je crois que je vais me servir un verre d'eau. » Il se détacha lentement du corps chaud de son ami, il tenait encore ses doigts dans les siens lorsqu'il se tenait debout devant lui, comme si se séparer de lui était atroce et en effet ça l'était pour lui. Il s'éclipsa dans la cuisine, se servit rapidement un verre d'eau fraîche qu'il avala d'une gorgée, puis il s'en servit un autre qu'il ramena dans le salon. Il prit place à nouveau à ses côtés et lui proposa d'un geste simple une gorgée. « Ton prochain voyage est prévu pour quand ? Histoire que je sache exactement le moment où tu me laissera encore pourrir ici derrière toi. » Il plaisantait, mais il y avait une part de vrai.
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 16 Sep - 19:13

Enfant, Charlie piquait des crises plus grandes que lui. Une véritable tornade. Il valait mieux éviter d’être dans la même pièce que lui à ce moment là. Ses professeurs le craignaient pour cela. Il terrifiait les autres enfants, se retrouvait toujours au milieu des bagarres, en fait il était celui qui les déclenchait la plupart du temps. De ce fait, personne n’osait l’approcher. Aucun petit garçon ne voulait être son ami. Sauf un, lui. Celui qui venait de se prendre un livre en pleine figure. Lian n’avait jamais eu peur des cris du jeune Wang, ni de ses coups d’ailleurs. Et dieu sait qu’il s’en était pris. Charlie se demandait souvent comme il faisait pour rester son ami malgré tout ça. La plupart du temps il se montrait véritablement exécrable envers lui. Ils se disputaient souvent. De plus en plus souvent à vrai dire, mais ça, c’est une autre histoire. Au fond de lui, Charlie savait qu’il ne méritait pas l’affection de Lian. Il était dégueulasse avec lui et le faisait souffrir. Même si Charlie ne voulait pas comprendre pourquoi Lian était aussi jaloux de sa fausse petite amie, il voyait bien que tout venait de là. Leur relation avait commencé à sérieusement se dégrader dès l’apparition de cette jeune femme. Au début, Charlie ne voulait pas d’elle dans sa vie. Il la rejetait de toutes ses forces. Mais il avait appris à la connaître avec le temps et l’appréciait. Ils s’entendaient bien. Certainement que si les rôles étaient inversés, Charlie en voudrait à Lian de la même manière. Il était déjà excessivement possessif avec lui alors dans une telle situation cela aurait vite dégénéré. Comment pouvait-il se permettre dans ce cas de juger Lian ? De lui faire subir ça et de lui demander d’accepter sagement ? Charlie était quelqu’un d’égoïste, fort malheureusement. Cela n’allait jamais changer même s’il essayait de faire des efforts pour Lian. Il n’avait pas tant que ça à se forcer. En la présence de son ami il se métamorphosait naturellement. C’était un tout autre homme. Pas le mec violent, froid et distant qu’il est normalement, non. Plutôt un jeune garçon doux comme un agneau, affectueux, et tendre. Plus calme, moins tendu et pas angoissé. Ses nerfs ne brûlaient pas. Ou presque. Parce que là tout de suite, évidemment qu’il bouillonnait. Si Lian commençait comme ça qu’allait-il rester d’eux à la fin ? Ils se voyaient déjà beaucoup moins qu’avant et cela lui brisait le cœur. Et ce con osait encore sourire, faire semblant. Charlie explosa une dernière fois. « Calme-toi. J'ai terminé le boulot assez tard, ne m'en veut pas. » La belle excuse. « Je m’en fiche de ton boulot. Tu dois être là quand je rentre. » Hurla-t-il à se briser la voix. Egoïste. Le monde ne tourne pas qu’autour de toi Charlie. Qui était-il pour exiger ça de lui ? Ne devrait-il pas plutôt vouloir être au près de sa petite amie ? Mais qu’est-ce que c’est ça, une fausse petite amie, elle n’arrivait pas à la cheville de son Lian. Ce n’était pas son visage qu’il voulait voir, il ne mourrait pas envie de la retrouver elle. La seule personne qui lui manquait pendant ses longs voyages c’était lui. Son odeur, son rire, son sourire, ses bras. Tout ça quoi. Il ne pouvait même plus tenir. Il chercha lui-même ce contact, cette chaleur. Ses lèvres contre les siennes une petite seconde, et son cœur reprit un rythme plus ou moins normal. Il avait besoin de ça. « C'est tout alors ? Déjà pardonné ? » Charlie hocha simplement la tête avec une petite moue sur son visage. Moitié triste, moitié heureux. « J’ai pas assez de force pour te frapper. » Il n’avait juste pas envie de le faire.

Ce qu’il voulait maintenant c’était reprendre sa place dans les bras de Lian. Il s’installa confortablement contre lui, et poussa un long soupir de bien-être. Il aimait trop ça. Quand est-ce qu’ils étaient devenus aussi proches ? Charlie était incapable de s’en souvenir. Tout s’était fait naturellement. Tout paraissait normal. Dormir ensemble les jambes entremêlés, voler des bisous, se dire des mots doux. N’était-ce pas hors-norme tout de même ? Ils avaient dépassé les limites de l’amitié depuis longtemps. On ne pouvait même plus parler d’amitié fusionnelle dans leur cas. Alors quoi ? Comment pouvaient-ils qualifier leur relation ? Roh et à quoi bon essayer de mettre des mots sur ce qu’il y a de plus beau. Charlie ne pensait plus. Il profitait de ces retrouvailles. Il avait eu si peur de ne pas le voir ce soir que c’était encore meilleur. Ses baisers sur ses mains gelés, leurs doigts qui jouaient ensemble, un bonheur. « Bien sûr que oui. Je n'ai pensé qu'à toi. » Charlie se mordit la lèvre et déposa un bisou au creux de son cou. Il adorait l’entendre dire ce genre de choses. Il aimait se dire que sans lui, Lian ne vivait pas vraiment. Parce qu’en fait, lui aussi avait du mal à vivre sans lui. Mais il n’allait pas lui dire que lui aussi n’avait fait que ça. Tout d’abord ce n’était pas tout à fait vrai, ensuite il serait trop fier pour l’admettre. Il préféra donc changer complètement de sujet. Depuis ses premiers voyages à l’étranger Charlie avait prit l’habitude de ramener toujours quelque chose à Lian. Enfants, il se limitait à un souvenir bateau du pays où ses parents l’emmenaient en vacances. Puis en grandissant les cadeaux aussi avaient grandi. Il lui achetait des tas de trucs à chaque voyage d’affaire. Lui-même ne savait pas trop pourquoi il faisait ça. Il aimait le gâter et il voulait surement un peu se faire pardonner de ses absences trop nombreuses. « Encore ? Qu'es que c'est cette fois-ci ? » Charlie rit légèrement ce qui le fit par ailleurs tousser avant de pouvoir lui répondre. Pour ça, il lâcha sa main juste le temps de compter sur ses doigts. « Deux chemises, trois t-shirts, une babiole, et un bracelet. » Il afficha ensuite un petit sourire genre je suis trop fier de moi et ça même si je sais que ça t’embête. Il entrelaça aussitôt à nouveau leurs doigts et frotta son nez comme un chaton contre son épaule. « Combien de fois je dois te dire que je n'en veux pas ? Ça me gêne et tu le sais très bien. » Charlie haussa les épaules. Il se fichait de ça. De toute manière il n’en fera toujours qu’à sa tête. « Et j’aime te gâter, tu le sais très bien. » Il se moquait un peu de lui mais ça n’était rien de bien méchant puis Lian souriait alors le monde pouvait bien s’écrouler qu’il serait heureux quand même. Il mourrait d’envie de l’embrasser dans ces moments mais se retenait toujours.

Histoire d’être poli il lui proposa du café en espérant qu’il refuserait ou bien se lèverait lui-même pour en chercher. A la place, il lui répondit vouloir de l’eau et Charlie ronchonna un peu quand il se leva. Il refusait de lâcher sa main mais il devait bien le laisser partir et puis il allait revenir de toute façon. Parce qu’il avait un peu froid, il ramena ses jambes contre lui en attendant que Lian revienne. Il secoua la tête lorsque ce dernier lui proposa silencieusement d’en boire et dès qu’il se rassit, revint prendre sa place contre lui. « Ton prochain voyage est prévu pour quand ? Histoire que je sache exactement le moment où tu me laissera encore pourrir ici derrière toi. » Ah, voici un autre sujet qui fache – avec celui de la petite copine. Même si Lian essayait de plaisanter là-dessus, la manière dont il le faisait l’agaçait. Charlie leva même les yeux au ciel et fit claquer sa langue contre son palais. Est-ce que Lian pensait que cela lui faisait plaisir de partir ? Lui aussi en avait marre. Il aimerait bien rester avec lui et rattraper tout ce temps perdu. « Le mois prochain, oh et le mois d’après, et encore celui d’après. » Cela l’ennuyait beaucoup et il l’avait dit sur un ton ironique seulement pour embêter Lian puis aussi parce qu’il l’énervait à parler de ça alors qu’il venait à peine de rentrer. En agissant de la sorte il risquait de blesser Lian mais il connaissait assez bien ce dernier pour savoir qu’il ne s’emporterait pas. Puis il avait aussi décidé de lui cacher que sa fausse petite amie risquait de l’accompagner lors de ses prochains voyages. Il soupira et caressa la joue de son ami. « Mais on est ensemble pour le moment. » Il esquissa un petit sourire. Ils devaient profiter de ce temps si précieux et non l’utiliser pour se disputer ou quoi. Charlie se leva, debout devant Lian, il prit ses deux mains et le tira pour qu’il se mette sur ses pieds lui aussi. « Ne parlons pas de ça tu veux ? Allons au lit. » Il continua à le guider, marchant à reculons jusqu’à sa chambre. Il ferma la porte derrière Lian puis le lâcha le temps de fermer les volets, et d’enlever de son lit toutes les cochonneries qu’il avait mangé. Puis à nouveau il l’attrapa par la main et l’emmena avec lui. Un peu plus énergiquement cette fois-ci puisqu’il l’entraina dans sa chute sur son matelas en riant doucement. Il le laissa là pour se faufiler sous la couette comme un enfant le ferait. « Tu veux ton pyjama ? Tu sais où il est hein ? » Lian laissait tellement d’affaires ici. « Tu devrais toujours dormir avec moi. Comme avant quand parfois tu passais des semaines entières à dormir chez moi. Tu te rappelles ? » Pendant le lycée entre-autre. Il leur arrivait de passer des semaines entières collés l’un à l’autre.
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mar 17 Sep - 19:00


    L'envie de le frapper n'était plus ? Apparemment, il n'avait plus de forces pour. Il n'y croyait même pas. Il le connaissait assez pour savoir ça aujourd'hui, il n'était pas son ami d'aujourd'hui, mais celui d'hier, bien avant hier. Ça n'était pas la fatigue qui le retenait, mais bien autre chose, quelque chose de plus fatiguant que ça. Lian ne releva pas ses mots, il préféra tout simplement le silence répondre à sa place, c'était simple sinon ils ne feraient que s'énerver. Lian, c'est un mec qui ne cherche pas la merde, il préfère éviter ce genre de chose, les problèmes, les disputes et les cris, prendre les choses calmement et réfléchir avant de parler – il avait même pris l'habitude de tourner sa langue dans sa bouche – Mais, depuis toutes ses histoires, toutes ses complications, il peinait à retenir sa langue, c'était difficile, c'était devenu un sport, un combat, quelque chose de casse-tête pour lui. Il devenait grincheux et ça aussi, c'était un prétexte pour qu'il s'énerve dans son petit chez lui. Et puisque c'était comme ça, le plus âgé en profitait pour le provoquer par moment. Il le faisait de manière fine, il ne laissait jamais transparaître ses émotions, sourire lui suffisait à cacher cette peine ou il se retirait dans l'espoir que le plus jeune vienne le rattraper, mais leurs disputes actuelles étaient de plus en plus fortes, Lian le ressentait, il allait exploser si ça recommençait.

    Son corps proche du sien, il ne ressentait plus cette énergie, il était las de ce sentiment profond qui l'occupait, il était las de l'égoïsme du plus jeune. Il n'avait rien voulu entendre de ses excuses, il n'en avait fait qu'à sa tête, comme s'il n'avait pas sa vie à lui, comme si son monde tournait autour de sa tête. Parfois, il se demandait ce qui le retenait de lui faire la même chose que lui, de lui présenter une fille quelconque et de lui faire tout son cinéma à deux balles. Mais que deviendrait-il ? Comment pourrait-il se permettre de vivre sans sa chaleur, sans ce côté amical et doux qu'il pouvait avoir par moment ? Ou sans même le contact de ses doigts ? A cette pensée, leurs doigts s'entremêlèrent. Non, ça ne pouvait pas être possible. Il n'avait pas les couilles de faire ça, ça l'affecterait, il ne pourrait pas avancer, ça ne l'aiderait pas à ouvrir les yeux ni à voir plus grand, au final ça ne changerait rien. Changer, non, il ne fallait pas qu'il change. Ses amis avaient bien raison sur son compte, il n'était que l'ombre du petit Wang, il avait toujours été vu de cette manière de la petite école au lycée. Il n'avait pas l'audace de Charlie, il n'avait pas ce charisme, il n'était que le garçon qui n'arrivait pas à dire non à ses camarades, celui que l'on retrouve souvent au fond de la classe et qui s'endort sur son pupitre. Un enfant pourtant calme et souriant, juste pas doué à l'école. Cet enfant arrivait à s'entendre avec l'autre, ça tenait du miracle. Ça ne pouvait pas être possible, ils étaient tout l'opposé. Bien sûr que par moment, il se demandait pourquoi et il n'était pas le seul, il arrivait à sa mère de se poser des questions sur ce Charlie dont son fils parlait. Il avait l'air sympa et c'était peut-être ça qu'elle lui reprochait, cette gentillesse envers son enfant, ses souvenirs, ses cadeaux de plus en plus importants lorsqu'il grandissait. C'était aussi un sujet de dispute qu'il avait avec ses parents.
    Le problème était qu'il était faible, il avait beau insister sur le fait qu'il n'en veuille pas, il terminait par rentrer à la maison. Ça n'était pas comme s'il aimait ça non plus, il était gêné, il se sentait mal de ne rien pouvoir lui donner en retour – hors son anniversaire – Il se sentait misérable et Charlie n'avait pas l'air d'y porter attention. « Deux chemises, trois t-shirts, une babiole, et un bracelet. » Lian lâcha un faible sourire, il avait l'air d'un enfant à agir de la sorte, sa main partie chercher la sienne à nouveau. Comme s'il avait besoin de tout ça, il se serait bien contentait du bracelet. Quelque chose de simple et qu'il aurait forcément appréciait vu que ça venait de lui. Tant pis, il prendrait le paquet et se déciderait à les essayer des mois plus tard. « Et j'aime te gâter, tu le sais très bien. S'il voulait vraiment le gâter, lui faire plaisir ou autre, il n'avait qu'à laisser cette stupide fille. Il ne demandait rien de plus. Lian ne dit rien, il tourna quatre fois sa langue dans sa bouche pour ne pas sortir une connerie. « C'est gentil de ta part, j'ai bien envie de voir à quoi ils ressemblent maintenant. » Il avait appris à cacher sa frustration aussi, apprendre à faire semblant. Depuis quelques temps, il avait l'habitude, avec lui il devait s'y faire, il n'avait pas le choix.

    Après quelque courtes minutes passaient l'un contre l'autre, Charlie lui proposa un café, ce que Lian refusa pour un verre d'eau. Il fut difficile pour lui, pour eux, de se séparer, il était encore trop tôt, mais ça ne serait pas long, son regard le rassurait presque. Il s'éclipsa alors dans la cuisine, il se servit à deux reprises, il ne savait même pas comment il avait fait jusqu'à maintenant pour ne pas réclamer quelque chose à boire, sa gorge était sèche. Il se dirigea dans le salon, son verre d'eau dans les mains, il reprit sa place initiale, son corps chaud contre celui de Charlie. Ça ne lui permit tout de même pas de poser sa question chiante du moment : le nouveau départ était pour quand ? Combien de temps pourrait-il profiter de sa présence pleinement ? Il était presque prêt à parier que ça serait pour la semaine prochaine, vous voyez. Il porta son verre à ses lèvres en entendant ce petit claquement d'agacement. « Le mois prochain, oh et le mois d'après, et encore celui d'après. » Perdu ! Lian haussa un sourcil. « Je devrais peut-être prendre des vacances moi aussi, partir loin ça ne me ferait pas de mal. » Il déposa le verre sur la table basse, il disait ça mais il n'en pensait pas un mot. Pour partir où ? C'était encore pour le provoquer. Il baissa les yeux en sentant sa main caressait sa joue, leurs deux regards se croisèrent. « Mais on est ensemble pour le moment. » Le présent ne l'intéressait pas, le passé non plus, mais le futur l'intriguait. Il répondit calmement à son sourire prenant une nouvelle fois sa main dans la sienne. Ce geste lui faisait du bien, il l'apaisait en quelque sorte, il arrivait à penser à autre chose. « Ne parlons pas de ça tu veux ? Allons au lit. » Il ne se fit par prier, il se leva, les mains toujours dans les siennes, se laissant doucement entraîner dans cette chambre qu'il connaissait par cœur, il pourrait y aller les yeux fermaient, il l'adorait. C'était un refuge dans lequel il se sentait bien. Il avait toujours la manie de regarder autour de lui, cette chambre, elle faisait presque la taille de son studio, rien à voir ! Il le regarda faire un peu de rangement autour de lui jusqu'au moment où il le traîna dans le lit, l'entendre rire lui faisait du bien. Au moins, il allait mieux et c'était l'essentiel. Lian s'allongea sur le dos, la chaleur du corps de Charlie l'ayant quitté, il s'humecta doucement les lèvres. « Tu veux ton pyjama ? Tu sais où il est hein ? Tu devrais toujours dormir avec moi. Comme avant quand parfois tu passais des semaines entières à dormir chez moi. Tu te rappelles ? » Son pyjama ? Alors c'était ici qu'il l'avait laissé, il aurait pu parier que l'un de ses frères le lui avait piqué, il était prêt à mettre sa main à couper et pourtant, il était ici. Il se redressa machinalement, le plus jeune, déjà, lovait dans ses draps. « Tu n'aurais pas vu mes baskets aussi ? » Oui, il égarait tellement de choses aussi. « Je m'en souviens bien. Je me souviens aussi que ma mère n'aimait pas ça, à mes retours à la maison, elle me hurlait dessus et me jurait qu'elle ne me laisserait plus coucher ailleurs. Ami ou pas ! » en évoquant ses souvenirs, il ne put s'empêcher de laisser un petit rire s'échapper d'entre ses lèvres tandis qu'il piochait dans son paquet de cigarette. Il la coinça entre ses lèvres, se tâtant les poches du jean, il avait oublié son briquet. « La merde. » Il s'allongea donc au niveau de son ami et d'un geste doux passa sa main dans ses cheveux, il aimait le toucher, il aimait le savoir bien avec lui. « Mon frère me disait aussi que notre relation était louche. » Et si ça n'était que ça, encore là, il était gentil. Son frère était insupportable, quelqu'un de cru et sévère dans ses mots. « Le briquet il est aussi égaré dans mon bordel ? »
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mer 18 Sep - 18:39

Concrètement, il lui marchait dessus. Charlie piétinait les sentiments de Lian. Il écrasait son cœur avant d’essuyer ses semelles dessus. Il n’en avait pas conscience. Pour ça, il ressemblait à un monstre. Dans cette relation il était clair que Charlie était le bourreau et Lian le condamné à mort. Il lui faudrait une belle et bonne claque pour réagir mais sans ça il risquait fortement de garder les yeux fermés encore longtemps. Il se disait que tout allait bien entre eux, que Lian ne souffrait pas, qu’il ne faisait rien de mal après tout. Des mensonges, des illusions, appelez ça comme vous le souhaitez. Charlie s’en servait pour se cacher derrière, pour ne pas avoir à affronter les choses. Il fuyait sans cesse. Il ne voulait pas assumer. Il ne pouvait pas. Imaginez un peu. Il devrait se confronter à son père. La seule et unique personne qui avait du contrôle sur lui c’était son géniteur. Il n’osait jamais le contredire. Alors aller lui dire que sa petite amie était fictive, qu’il préfèrerait rester au lit tous les jours avec son meilleur ami, non. Il n’avait jamais vu d’un bon œil leur amitié. Personne d’ailleurs. Sauf eux, les plus concernés. Charlie ne comprenait d’ailleurs pas tout ce bruit autour d’eux. Qu’est-ce que ça pouvait bien leur faire aux autres qu’ils soient tout le temps ensemble ? S’ils aiment ça, tant mieux non ? Au lycée toutes sortes de rumeurs avaient circulé sur eux. Ils son frères. Mais non, c’est son demi-frère. Il a été adopté par le Wang. Ils sont homos voyons. Ils sont en couple. Ni l’un ni l’autre n’y avait prêté attention. Ils ne se sentaient pas concernés plus que cela. Ils vivaient dans leur bulle. Ils ont toujours vécu dans cette bulle. Depuis qu’ils se connaissent c’est comme ça. Quant à l’ambiguïté, Charlie ne saurait trop dire quand elle est arrivée tout simplement parce que ne la lui voit pas vraiment. Il ne trouve pas bizarre d’embrasser son meilleur ami sur la bouche ni de passer ses nuits dans ses bras à échanger des caresses et autres gestes tendres. Les baisers volés étaient arrivés naturellement. Au fur et à mesure. Il n’était pas gêné et Lian n’avait pas l’air de l’être non plus. Mais cette grande tendresse avait emmené sa copine jalousie avec elle. Plus les années passées, plus Charlie était jaloux, plus Lian l’était aussi. Ils pouvaient se montrer vraiment possessifs et c’était en général ce qui déclenchait les plus grosses disputes. En particulier depuis l’arrivée de cette fameuse fake lover. Ses départs étaient aussi sujets à disputes. La preuve. Il venait de rentrer que déjà ça commençait. Qu’est-ce que ça pouvait l’énerver quand il était comme ça, incapable de profiter du moment, obligé de rajouter une couche. Puis en plus Charlie ne savait pas faire de la demi-mesure, il s’énervait toujours, et finissait par continuer dans la provocation. A la place de Lian, il aurait même pété un plomb. Mais jamais Lian ne s’énervait pour de près, il se contrôlait toujours, faisait attention à ses mots, pas comme Charlie. « Je devrais peut-être prendre des vacances moi aussi, partir loin ça ne me ferait pas de mal. » Charlie fronça les sourcils et secoua la tête de gauche à droite. Ah non hein, hors de question. Manquerait plus qu’il s’en aille quand il revient, quelle horreur. L’attente n’en serait que plus longue et horrible. « Je ne suis pas d’accord. » Puis il ajouta avec une petite voix. « Ou alors on part ensemble. » Mais partir avec Charlie je vous assure que ce n’est pas vraiment des vacances.

Il l’avait entrainé dans sa chambre pour le calmer et éviter de parler de ce qui fâche. Et puis honnêtement, il commençait à avoir du mal à garder les yeux ouverts. La fatigue et le fait d’être un peu malade le tout accompagné du décalage horaire, ce n’était pas facile. Cela n’enlevait néanmoins rien au bonheur de retrouver Lian puisqu’il rit légèrement lorsqu’ils s’écroulèrent ensemble sur le lit. Sagement, il se faufila sous la couette pour se débarrasser de son jean – juste pour ne pas avoir froid pas par pudeur évidemment. « Tu n'aurais pas vu mes baskets aussi ? » Charlie pouffa de rire. Ses baskets ? Non mais sans rire. Il était sérieux lui ? « Tu penses que tu es rentré pieds nus la dernière fois ? Je ne crois pas. » Quel imbécile ce Lian. C’est vrai qu’il oubliait beaucoup de choses chez lui, mais tout de même, ses baskets ? Comment aurait-il pu faire ça ? Cela voudrait dire qu’il serait rentré en chaussettes la dernière fois, impossible. En tout cas, cela amusait fortement Charlie qui essayait de ne pas rire mais qui pouffait comme un gamin. Il plaça sa main devant sa bouche pour se calmer lorsque Lian reprit la parole. « Je m'en souviens bien. Je me souviens aussi que ma mère n'aimait pas ça, à mes retours à la maison, elle me hurlait dessus et me jurait qu'elle ne me laisserait plus coucher ailleurs. Ami ou pas ! » Il sourit. Tristement. Un air mélancolique. Une lueur nostalgique dans le regard. Il aimait tellement. Il avait l’impression de vivre avec lui à l’époque. Cela lui plaisait. Il se sentait si bien à ses côtés. Ses parents comme la mère de Lian n’approuvaient pas mais il s’en fichait. « Mon père n’osait pas m’engueuler quand tu étais là. Il se montrait tout gentil avec toi et dès que tu fermais la porte je m’en prenais pleins la figure. » Et dieu sait comme son père pouvait être méchant voir terrifiant. C’était aussi pour ça qu’il l’invitait très vite à revenir pour éviter de se faire disputer à nouveau. Pas que pour ça évidemment, mais un peu quoi. Il s’allongea en poussant un long soupire. Remémorer ces souvenirs n’étaient peut être pas une chose à faire. Il s’installa confortablement, observant Lian s’allumer une cigarette. Vraiment ? Il devait fumer maintenant. Il ne pouvait pas juste le rejoindre sous les draps ? « Mon frère me disait aussi que notre relation était louche. » Charlie haussa les épaules. Qu’importe ! L’avis des autres ne comptait pas, non ? Trop de gens pensaient ça d’eux. Il aimerait tant leur dire de se mêler de leurs propres affaires. Malheureusement il ne pouvait pas envoyer son père sur les roses de cette manière. Même s’il appréciait Lian, il se méfiait de la relation qu’il entretenait avec son fils. Il ne trouvait pas ça normal. Il sentait bien quelque chose de bizarre. Il disait même que c’était malsain. Peut être n’avait-il pas tout à fait tort. « Mon père dit que c’est malsain. » Il se mordit doucement la lèvre. « Je ne vois pas pourquoi. On est très.. fusionnel ! c’est tout. » Mais bien sur, et le père noël fait les trottoirs en string léopard aussi. Qu’est-ce que Charlie pouvait être con et aveugle. « Le briquet il est aussi égaré dans mon bordel ? » Alors là aucune idée. Il se redressa un peu pour fouiller dans le tiroir de sa table de chevet et chercha le sien. Quand il le trouva, il n’alluma pas tout de suite la cigarette de Lian. D’abord, il la lui vola, et pressa ensuite ses lèvres contre les siennes comme pour combler le vide qu’il venait de créer. Il pinça la barre de nicotine avec sa bouche, l’alluma et tira une taffe avant de la lui redonner. Juste de la complicité. Evidemment. Et quelle mauvaise idée de fumer. Cela déclencha une quinte de tout qu’il calma difficilement. Il se rallongea mais posa sa tête contre Lian, une jambe entre les siennes, une main sur son t-shirt. Pour eux, rien de plus normal. Charlie ne voyait pas de mal à être comme ça. Il ne faisait plus la différence entre être ami et plus. Les limites entre eux étaient devenues beaucoup trop floues. « Tu travailles demain ? » Demanda-t-il en baillant. Il espérait que non, comme ça il aurait une raison valable de sécher les cours.
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Jeu 19 Sep - 19:55

    Partir en vacances, il aurait bien aimé n'empêche. Avoir le plaisir de pouvoir réserver un billet, de mettre le boulot et les obligations de côté. Partir dans un pays chaud, pouvoir prendre du temps avec lui-même, y goûter les spécialités de la région. Ça lui changerait d'ici, il en était persuadé et c'était peut-être ce don il avait besoin. Depuis qu'il avait arrêté les cours, il avait été obligé de trouver du travail pour pouvoir vivre. Enseigner à des gamins n'étaient pas le plus difficile, il avait l'avantage de s'entraîner au sein de l'établissement, il trouvait ça même plutôt plaisant. Lian aimait le danger, la hauteur et les sensations fortes, ça n'était pas le problème. Le magasin de disques était aussi tranquille, il payait bien et puis la boutique était loin d'être bombée. Le seul problème était sa vie sans ce garçon. Lorsqu'il s'en allait à bord de cet avion, le chinois sentait qu'une partie de son âme s'en allait aussi, le vide s'installait confortablement en lui, il n'était plus rien, il perdait son sens de l'orientation, il déprimait intérieurement et le soir même partait en soirée histoire d'oublier, il buvait, il buvait pour pouvoir l'oublier et il n'arrivait pas à tomber ivre mort, il restait bel et bien conscient. Il regardait les autres s'écrouler comme une pile de dominos, il lui manquait atrocement et aucun remède n'arrivait à le calmer. « Je ne suis pas d'accord. » Il s'en fichait pas mal de son avis. Il n'avait aucun scrupule à le laisser crever derrière lui alors il ne se gênerait pas le moment où ça devrait arriver. « Ou alors on part ensemble. » Il ne put s'empêcher de lâcher un petit rire, un petit rire qui se transforma littéralement en fou rire, un fou rire qu'il essayait tant bien que mal de cacher à l'aide du dos de sa main. C'était si gentiment demandé, Lian ne pensait pas pouvoir refuser une demande pareille. Il cacha son visage entre ses mains, s'il ne le faisait pas, il allait rire aux éclats et le pointer du doigt comme un gamin. Son rire était léger, agréable, Lian était une personne agréable.

    Il s'était enfin calmé, il avait abandonné son verre d'eau quelque part, peut-être sur la table basse, il ne s'en souvenait déjà plus. Il se trouvait à présent sur le lit de son meilleur ami, il avait pensé que ce soir, comme tous les soirs à ses retours, il serait plus câlin et agréable avec lui, mais il le quitta rapidement pour ses draps plus chaud, à la meilleure sensation. Son pyjama ? Alors c'était ici qu'il l'avait oublié ? Il fut étonné d'apprendre ça, c'était incroyable ! Il l'avait tellement cherché à son retour chez lui et en vrai, il était ici. Il tenta de lui demander si ses baskets se trouvaient ici, il ne savait plus où était sa tête. Son rire chatouilla son oreille. « Tu penses que tu es rentré pieds nus la dernière fois ? Je ne crois pas. » Ah ? Alors ça n'était peut-être pas ici, au moins il avait tenté. « On sait jamais, je fume tellement n'importe quoi. » Tellement qu'il lui arrivait d'oublier plus qu'à son habitude. Ce sont les conséquences du tabac et des autres « machins » pas trop légaux. Il tourna vivement la tête en direction de Charlie qui pouffait encore de rire. Qu'es qu'il lui faisait là, il se vengeait dû à tout à l'heure ou quelque chose dans le genre ?

    Ils évoquèrent alors le passé, ce fameux passé où tout le monde était contre eux. Par moment, Lian se sentait blessé par ce frère qui n'était même pas le sien. Il aimait à penser qu'il était tout simplement jaloux de sa relation avec le plus jeune, mais au fond de lui, il savait qu'il comprenait la chose. Les souvenirs lui revinrent rapidement en tête, sa mère criant sur le garçon. Il ne voulait plus qu'il le voie, elle disait qu'elle n'aimait pas qu'il soit autant attaché à lui, elle ne voulait plus les voir ensemble, ça lui était presque interdit et Lian désobéissait toujours aux ordres, il suppliait son père de le laisser dormir la semaine prochaine chez son ami, il lui mentait même en lui disant qu'il l'aidait à faire ses devoirs. Et le vieil homme acceptait, espérant que les moyennes de son fils ne soient plus en chutes libres. Mentir pour pouvoir apprécier cette personne, il l'avait fait tellement de fois. C'était presque devenu une habitude jusqu'à la mort de son père. « Mon père n’osait pas m’engueuler quand tu étais là. Il se montrait tout gentil avec toi et dès que tu fermais la porte je m’en prenais pleins la figure. » Lian coinça tout simplement sa cigarette entre ses lèvres, il savait que son père ne l'appréciait pas. Comment devait-il le voir ? Comme un profiteur, le pêché que son fils aura rapporté ? Il avait parfois honte de lui faire face, il était tout timide devant cet homme imposant, il ne parlait presque jamais parce qu'il le sentait. Il sentait que cet homme ne l'aimait pas. Il tâta une première fois ses poches en espérant trouver son briquet, si sa famille apprenait ce que Lian pouvait bien fabriquer avec Charlie, ils n'accepteraient pas, aucun des deux parties n'accepteraient ! Même du haut de ses 22 ans, sa mère était prête à l'arraché à cet homme pour son bien. Elle serait capable de le reprendre chez elle et d'essayer de le lui faire oublier. Parce qu'après tout, elle le considérait comme son fils, elle tenait à lui et espérait son bonheur.

    Ils soupirèrent à l'unisson. Il valait mieux garder ça pour eux. « Mon père dit que c'est malsain. » Lian arrivait à être d'accord avec lui, mais il n'arrivait pas à s'en lasser, c'était devenu des habitudes, les câlins, les caresses il y était trop attaché maintenant. « Je ne vois pas pourquoi. On est très.. fusionnel ! c'est tout. » Il le faisait exprès ? Lian lâcha un énorme sourire, il tâta à plusieurs reprises son jean, mais rien du tout. Fusionnel ? Il l'avait pensé lorsqu'ils étaient encore au collège, au début du lycée aussi, il pensait encore de la même manière, mais maintenant, maintenant il pensait à autre chose, quelque chose de peut-être plus fort. Il haussa à son tour des épaules, tant pis ! Il préféra changer de sujet pour son briquet, lui aussi, il l'avait égaré et il espérait que cette fois-ci il l'ait bien oublié ici. Il ne lui répondit pas, il se contenta de prendre le sien, Lian approcha dangereusement son visage du sien, il espérait que de cette façon, il pourrait allumer la barre de nicotine. Malheureusement pour lui, il la lui piqua. Et merde. Un petit bisou. Un sourire de sa part. Fumer aussi, ils avaient commencé ensemble. Les premières, les premiers paquets de cigarettes, les sales expériences avec son bon pote : le haschich. Lian afficha un large sourire en le voyant s'étouffer. Mais vraiment quelle idée. Il la coinça entre ses doigts avant de tirer une taffe à son tour, il frotta doucement le dos de son ami en espérant pouvoir le calmer dans cette toux sans fin. Le silence revint et la chaleur de son corps pu enfin rejoindre celle du plus jeune. Il était heureux, là, dans ses bras. Il ne demandait pas plus, ni moins, c'était parfait. « Tu travailles demain ? » Cette question. Bien sûr ! Maintenant, les vacances n'existaient plus trop pour lui, il voyait enfin les côtés difficiles de la vie.« Oui, demain matin je dois donner des cours aux enfants. Et toi, j'imagine que tu vas reprendre les cours ? » Il posa un léger baiser au creux de son coup, un baiser au goût de nicotine. « Tu devrais rester au lit tout de même, éviter la cigarette, prendre des médicaments et te reposer. » Il avait posait un baiser sur la paume de sa main à chaque conseil qu'il lui avait donné pour retrouver sa forme, il était attentionné et doux avec le jeune homme. « Et si tu es sage, tu auras une surprise. »



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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Ven 20 Sep - 9:33

Tout s’était fait tellement naturellement entre eux. Quelque chose d’indescriptible et de plus fort que les sentiments les attirer. Un magnétisme qui frôlait l’ineffable. Pourquoi était-ce comme ça entre eux ? D’où venait ce besoin d’être constamment avec l’autre, collé à l’autre ? Charlie se le demandait souvent. Il se sentait faible à autant aimer son ainé. Il n’arrivait pas à se passer de lui. Il aimerait qu’il ne soit qu’à lui, qu’ils se voient tout le temps, s’enlacent à chaque heure. Quant il pensait au futur son cœur se serrait jusqu’à ce qu’il ait l’impression d’étouffer. Il n’était pas sur de pouvoir garder Lian à ses côtés. Son père allait tout faire pour de plus en plus évincer son meilleur ami, pour qu’il ne reste plus que l’autre, celle qu’il considérait comme sa future belle-fille. Il ne pouvait pourtant pas se marier avec elle. Il ne ressentait rien. Même pas le millième de ce qu’il avait avec Lian. Il l’appréciait, elle était gentille, mais rien de plus. Et puis, elle n’était pas une véritable petite amie en plus. Décidemment, sa sœur avait foutu un tel bordel dans sa vie en le poussant à signer en bas de cette feuille dans cette foutue agence. Au début, cela lui avait semblé une bonne idée. C’est vrai, son père avait pendant quelques temps arrêté de critiquer Lian. Sauf que voyant que l’arrivée de cette fameuse petite amie ne changeait rien, il avait recommencé et faisait de plus en plus pression pour qu’il cesse de le voir – ce que Charlie ne pouvait pas se résoudre à faire évidemment. Tout ceci lui manquerait beaucoup trop. Les baisers volés comme celui-ci alors qu’il venait de lui voler sa cigarette. Plus rien de tout ceci n’existerait. Est-ce qu’ils finiraient par s’oublier ? Par vivre chacun de leur côté comme s’il n’y avait jamais rien eu entre eux ? Ce n’était pas possible, non. Tant d’années d’amitié ne pouvaient pas s’oublier. Ils avaient tout fait ensemble. Ils avaient découvert le monde et puis la cigarette, la fumette, l’alcool aussi. Rien de forcément très bon mais il gardait tout de même d’excellents souvenirs. Il savait qu’à la fin de ses études il lui faudra abandonner tout ça aussi. Mais en attendant, il valait mieux ne plus y penser. Sa toux se calma et il en profita pour retrouver la chaleur si apaisante de Lian. Ses doigts dessinaient des cercles sur son ventre parfois des vagues. Ils se faufilèrent même sous ce morceau de tissus pour chercher le contact avec sa peau. Il pourrait rester comme ça des jours entiers. Un soupir de bien être quitta ses lèvres et il frotta sa joue contre le torse de son ami tel un chaton. Un sourire se glissa sur ses lèvres à son baiser dans le cou et il frissonna. Il n’y avait pas plus heureux que lui sur terre dans ces moments là. « Oui, demain matin je dois donner des cours aux enfants. Et toi, j'imagine que tu vas reprendre les cours ? » Il fit la moue. Quel dommage, il aurait tant aimé le garder à ses côtés encore demain. Il comprenait néanmoins qu’il avait lui aussi des obligations. Même si elles ne lui plaisaient pas. Il allait donc devoir retourner en cours. « Ca veut dire que tu vas devoir te lever tôt ? » Il ronchonna un peu, gigotant légèrement. « C’est nul. » Quel enfant. Il pouvait se comporter comme un gosse des fois. « Mais oui, je dois retourner en cours. » Retour à la réalité, c’était plus raisonnable aussi. Il soupira tout de même agacé. On ne peut pas toujours faire ce que l’on veut dans la vie. Malheureusement, n’est-ce pas Charlie ? Si c’était le cas, la sienne serait bien différente. Pas de fake lover, pas d’études aussi longues, pas de contraintes ni d’obligations. Ce serait le bonheur.

Il renifla encore et comme sa mère lui disait toujours qu’il n’y avait rien de plus dégoutant, il se redressa pour chercher un mouchoir. Il fouilla son tiroir, trouva un paquet et en retira un. Il se moucha bruyamment avant de toussoter. Qu’est-ce qu’il pouvait détester être malade. Puis se leva pour aller le jeter dans la poubelle sous son bureau. Il se dépêcha de retourner sous la couette et se recolla à Lian comme précédemment. « Tu devrais rester au lit tout de même, éviter la cigarette, prendre des médicaments et te reposer. » Charlie leva les yeux au ciel un peu amusé. Il se prenait pour sa nounou maintenant ? Néanmoins, il trouvait ça terriblement mignon et adorait avoir la sensation qu’il s’inquiétait vraiment pour lui. « C’est pas un petit rhume qui m’empêchera de travailler. » Il s’approcha de son visage, fit glisser ses doigts sur sa joue, et baisa tendrement l’autre. « Ni de profiter de cette nuit avec toi. » Car en ce moment même il luttait sérieusement pour ne pas s’endormir. Il n’avait pas vu Lian depuis longtemps. Et depuis qu’ils n’allaient plus à l’école ensemble, ils se voyaient nettement moins qu’auparavant ce qui lui déplaisait d’ailleurs. « Et si tu es sage, tu auras une surprise. » Charlie ne put s’empêcher de sourire et d’être curieux. Qu’est-ce que cette surprise pouvait bien être ? Il escalada son ainé, et posa ses bras de chaque côté de sa tête, jouant avec ses cheveux pendant qu’il lui répondait. « Si tu n’as pas eu à dépenser un centime pour, alors je la veux maintenant. » Capricieux ? Vous ne l’aviez pas encore remarqué ? Il était l’homme le plus capricieux sur cette planète. Il voulait toujours tout tout de suite et Lian n’avait pas le droit de le titiller comme ça. Il le connaissait bien, non ? Il savait comment il pouvait être. Charlie enroulait ses doigts dans ses mèches puis les repositionnait à son goût. Il colla son nez au sien ne lui laissant aucun moyen de lui échapper. « S’il te plait. Dis-moi ce que c’est. »
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 22 Sep - 12:20


    La fumée de la cigarette qui emplissait sa gorge, ses poumons, le silence, les caresses de Charlie. Il en fallait peu à Lian pour qu'il soit soudainement bien, soudainement aux anges et de nouveau dans sa bulle. Il respirait le bonheur, les contraintes s'éloignant encore. Ces moments où il retombait dans ce vice. Il bascula légèrement la tête en arrière recrachant cette fumée qu'il avait contenu en lui trop longtemps, il la regardait s'évaporer vers le haut. Les moments passaient avec lui n'avaient rien à voir avec ceux qu'il passait en famille. Il aimait sa mère, il aimait son père malgré le fait qu'il ne soit plus là et il aimait aussi ses frères. Ils les aimaient pour l'avoir sorti de cet endroit blanc, de cet endroit où il ne connaissait personne, cet endroit où on ne le nommait pas. Il les aimait pour lui avoir offert une identité, une seconde chance, une seconde famille. Il était comblé d'avoir pu connaître ce sentiment. Mais, il lui arrivait de se questionner sur sa vraie famille, il lui arrivait de se demander pourquoi tout d'un coup, comme ça, il ne se souvenait plus du passé, du visage de sa vraie mère, ce manque était toujours là et bizarrement, Charlie le comblait amplement. A ses côtés, il lui arrivait d'oublier qu'il avait pu être quelqu'un d'autre lorsqu'il avait huit ans. Il pensait à autre chose et se laissait porter par ses nouvelles sensations, ses nouveaux sentiments. Il posa avec délicatesse ses lèvres contre la peau du cou du jeune héritier, l'idée de ne pas passer la journée du lendemain avec lui le dégoûtait un peu, après ses longues semaines sans se voir, il ne pourrait même pas profiter de sa chaleur demain matin. Il ne pourrait pas lui préparer le petit-déjeuner et le lui ramener au lit comme un petit prince. « Ca veut dire que tu vas devoir te lever tôt ? » Il laissa un petit son positif s'échapper d'entre sa bouche, il trouvait ça nul lui aussi. Si seulement il avait pu être étudiant ! Ça aurait été beaucoup plus facile de sécher, les professeurs ne l'auraient certainement pas remarqué. Il passa un bras autour de sa taille alors qu'il s'écartait à nouveau de lui pour ouvrir son tiroir. Pourquoi ne lui demandait-il pas tout simplement de faire ce genre de chose pour lui ? Il préférait qu'il ne fasse pas trop d'effort et qu'il se repose tout contre lui en espérant qu'il puisse trouver le sommeil. Il grimaça en l'entendant se moucher, il était presque heureux de ne pas pouvoir attraper la maladie d'autrui par un simple contact. Il se demandait si ça venait de sa mère biologique ou bien de son père s'il en avait un.

    Il se leva et Lian se sentit comme vide le temps d'un instant, il expira la fumée de sa cigarette dans le vide, le regardant jeter le mouchoir dans la petite poubelle. Là, tout de suite, il le trouvait trop loin de lui. « Dépêche-toi. » miaula-t-il comme un enfant, jusqu'à son retour dans ses bras. Il lui proposa de rester dans son lit pour la journée à venir, il savait que c'était important, les cours et tout le tralala, il connaissait le baratin habituel par cœur, mais il s'en fichait ! Ça le rendait malade de le savoir en cours que dans son lit. Sa santé était plus importante non ? Son père ne pensait pas la même chose ? Il essayait de rester calme, de prendre sur lui mais, une part de lui détestait cet homme qui lui servait de père. Il le trouvait trop sévère, il n'avait rien à voir avec son père adoptif qui lui était plus compréhensif sur sa relation avec le plus jeune, plus souriant et évidemment plus pauvre. Cette pensée lui poignarda le cœur, le retour à la réalité, la tête hors de cette immense bulle, il ne respirait plus du tout, le manque d'air se faisait ressentir. « C’est pas un petit rhume qui m’empêchera de travailler. » Tout de même, avait-il envie de lui répondre, il voulait qu'il se repose et c'est tout. C'était donc trop demandé ? « Ni de profiter de cette nuit avec toi. » Il laissa un agréable sourire se dessiner sur ses lèvres, il arrivait à le calmer avec ce genre de répliques mielleuses, avec son regard et sa petite bouille adorable. Il se mordit la lèvre inférieure, prêt à tout lui céder et lui donner raison. « Tu penses avoir gagné ? Je ne veux pas que tu ailles en cours, je suis loin de rigoler. » Et pourtant un énorme sourire se dessina sur ses lèvres, deux petites fossettes se faisaient voir. Il creusa au plus profond de sa petite tête, se demandant ce qu'il puisse faire pour le dissuader d'y aller. Sa seule réponse à lui-même fut cette fameuse surprise. Il ne savait pas trop en quoi elle consistait sur le coup, il l'avait sortie comme ça histoire de calmer Charlie, mais au final, ce fut encore pire. Peut-être qu'il n'aurait pas dû. Il le savait très sûr de lui dans ses moments, sur de lui et insupportable. Et voilà qu'il changeait littéralement de position, ce qui était loin de déplaire au plus vieux. « Si tu n'as pas eu à dépenser un centime pour, alors je la veux maintenant. » Lian fit semblant de l'ignorer, il n'avait pas envie de lui divulguer quoique ce soit, il avait presque envie d'inventer un mensonge sordide. Il ferma les yeux profitant des caresses sur ses cheveux, il ne voulait pas être faible, pas encore cette fois-ci. Charlie s'approcha, la cigarette se consommant encore entre les doigts de Lian. Son visage était plus proche, son nez toucha le sien et il laissa un petit hoquet de surprise se faire entendre. « S'il te plait. Dis-moi ce que c'est. » Vous pensiez peut-être qu'il serait fort pour lui faire face ? C'est impossible. Il lui cédait déjà tout. Ses lèvres se posèrent doucement contre les siennes, un simple baiser, un tout petit baiser qui se transforma en une embrassade plus longue, plus sensuelle. Quelque chose qui approfondissait de plus en plus le vice dans lequel ils se trouvaient. Un baiser moins innocent que ceux qu'ils avaient pu échanger, des baisers dont seul Lian avait le secret et des baisers qui se faisaient très rare entre eux. Le plus âgé avait été le premier à réclamer ce genre de chose, il ne le faisait pas tout le temps, mais ce genre de chose arrivait aussi dans leur relation. Il était au courant que ça n'était pas bien mais qu'est qu'il y pouvait ? Il n'arrivait pas à se contrôler, vous comprenez ? « Quelque chose dans le genre. » Son regard croisa le sien et il fit basculer le petit brun contre le lit s'approchant de son oreille pour y susurrer encore : « Ne joue pas à ça avec moi. » Ou sinon tu vas me tenter plus qu'autre chose. Il se redressa alors, cherchant le cendrier des yeux, lorsqu'il le trouva il s'en alla l'écraser. Il aurait bien aimé ouvrir la fenêtre histoire que l'odeur s'en aille, mais vu comment son ami était malade, il n'y pensa même pas. Il retomba sur le lit, posant sa tête sur le ventre du garçon. « Plus sérieusement, je pense pas que ce soit une bonne idée que tu y ailles demain. Je veux que tu te reposes c'est tout. »
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 22 Sep - 15:45

Charlie avait grandi dans un environnement strict et carré. Avant d’aller à l’école il avait suivi de nombreux cours. Il était arrivé avec plus de connaissances que les autres enfants de son âge. Pendant les vacances il avait en plus de ses devoirs d’autres leçons particulières. Ses parents désiraient pour lui la meilleure des éducations. Ils voulaient un fils parfait, intelligent et connaissant les bonnes manières. C’est ce que Charlie était devenu, ce qu’il continuait à devenir fournissant plus d’efforts que les autres, s’investissant à fond dans ses études. Un esprit sain dans un corps sain. Cela ne lui avait pas toujours plu. Il aurait aimé s’amuser plutôt que de passer des après-midis assis devant son bureau. Il aurait souhaité ne pas avoir autant de pression, ne pas se sentir presque constamment stressé. Il ne l’avait jamais dit à Lian, parce qu’il pensait que celui-ci le prendrait peut être mal, mais il aurait préféré une enfance comme la sienne. Être dans une famille moyenne mais être aimé à deux cent pour cent. Il ne connaissait pas bien l’amour. Il apprenait à découvrir ce sentiment avec Lian. Depuis leur rencontre ce garçon lui avait ouvert les yeux sur bien des choses. Nul doute qu’il serait devenu un homme au cœur froid s’il ne l’avait pas rencontré. Cette petite touche de sensibilité qu’il avait, il la lui devait entièrement. S’il s’attendrissait aussi facilement c’était à cause de lui. Il ne lui en voulait pas. Il aimait tout ce que Lian était capable de lui faire ressentir. Ces frissons, cette chaleur, ce bonheur. Il ne se sentait pas inutile à ses côtés. Il n’avait pas l’impression d’être une coquille vide. Au contraire, il n’était entier qu’avec lui. C’est pour ça qu’il ne pourrait jamais le quitter. Il avait trop besoin de lui, trop de besoin de son amour. Il ne voudrait surtout pas devenir comme son père. Il redoutait tellement celui-ci. Il n’avait pas envie d’avoir l’air d’un monstre. Il voulait garder son humanité. Celle que Lian lui avait donnée. Ce sentiment d’être vivant personne d’autre ne pouvait lui apporter. Il n’existe tout simplement pas de mot pour expliquer leur relation, pour expliquer leurs sentiments et cette nécessité d’être constamment collé l’un à l’autre. « Dépêche-toi. » Charlie secoua la tête avec un large sourire amusé bien visible sur ses lèvres et s’exécuta. Il retourna au près de son meilleur ami, s’installa aussi confortablement qu’avant dans ses bras. Il était la seule personne, la seule raison valable pour sécher les cours. Alors s’il ne pouvait pas passer la journée avec lui, à quoi bon. Il allait s’ennuyer, il allait lui manquer. Autant aller en cours et avoir l’esprit occupé. Puis il avait tellement de boulot à rattraper. Celui lui faisait mal à la tête rien que d’y penser. Ou bien peut être que c’était juste la fièvre qui faisait ça. En plus, il était déjà allé en cours dans de pires états. Il avait l’habitude. Il tombait souvent malade quand la température redevenait moins clémente. Il tenta d’attendrir le plus âgé. Il était très doué pour ça. Aux fossettes qui se creusèrent dans ses joues, il comprit qu’il avait presque réussit. Mais pas tout à fait. « Tu penses avoir gagné ? Je ne veux pas que tu ailles en cours, je suis loin de rigoler. » Charlie ne put s’empêcher de rire. Dans un sens, la réaction de Lian lui faisait plaisir. Il ne se sentait que plus aimé par son meilleur. Il savait qu’il s’inquiétait sincèrement pour lui, que c’était vraiment pour son bien. Jamais son père n’aurait pu se préoccuper comme ça de sa santé. « Ne t’inquiète pas, ça ira déjà beaucoup mieux demain. » Il tenta de le convaincre en lui faisant pleins de bisous mais Lian pouvait se montrer vraiment têtu. Puis lui aussi savait comment s’y prendre.

Tout était doux entre eux. Si tendre. Ils vivaient sur un nuage ensemble. Personne ne pouvait les faire descendre de là. Le reste n’existait plus. Il n’y avait qu’eux. Ils arrivaient à oublier tout le reste parfois. Au revoir les soucis, au revoir les disputes, la fake lover et tout le reste. Charlie adorait ces moments. Il aimait être dans les bras de son meilleur ami. Il appréciait bizarrement cette sensation de partager bien plus que de l’amitié avec lui. Il ne voulait pas mettre le bon mot là-dessus. Il refusait d’ouvrir les yeux. Il fuyait. Lian ne disait rien et il en profitait. C’est pour ça que cette proximité était nécessaire. Ils agissaient comme un petit couple parce que dans le fond ils en étaient un, ils aimeraient en être un en tout cas. Les baisers, les caresses, ce n’était pas normal. Deux amis ne s’embrassent pas comme ça, d’un coup, parce qu’ils en ont envie. Mais essayons donc de le dire à Charlie, ce serait comme parler à un sourd. Il avait trop peur que quelque chose change. Encore plus avec tout ce qui se passait dans sa vie ces derniers temps. Il ne se privait pas pour autant. Le voilà en train de jouer avec les cheveux de son ainé, à frotter son nez contre le sien comme un chaton. Il le cherchait un peu. Et ce qu’il adorait par-dessus tout le reste c’était quand Lian faisait ça. Quand il l’embrassait comme ça. Comme s’il cherchait à remplir ses poumons d’oxygène, comme s’il ne pouvait pas s’en empêcher. Charlie ne démarrait jamais ces baisers mais y répondait avec un plaisir indescriptible. Son corps – et son cœur – en tremblait. A son goût, Lian ne le faisait pas assez souvent. Il avait bien conscience que cela ne faisait que rendre leur relation plus malsaine, plus dangereuse et plus étrange qu’elle ne l’était déjà. Mais il aimait ça et il aimait Lian aussi, évidemment. « Quelque chose dans le genre. » Ses joues étaient devenues roses. Ses lèvres cherchaient encore celles de Lian quand il se retrouva à nouveau dos contre le matelas. Il fronça légèrement les sourcils. « Ne joue pas à ça avec moi. » Charlie pouffa de rire. A la fois agacé et amusé. « C’est toi qui joue avec moi. » Il le regarda se redresser et s’éloigner un peu du coup, vexé de cet échange si court, voir même piqué. « Mais ça ne me dérange pas si c’est toi. » Un peu de malice ne fait pas de mal dans ce monde. La provocation n’est pas un pêché en plus.

Enfin, visiblement Lian en avait déjà fini avec lui. Alors il soupira bien bruyamment, pour être sur que ce dernier l’entende. Et cacha son visage avec son bras lorsqu’il sentit la tête de son meilleur ami se poser plus ou moins lourdement sur son ventre. Il préférait se lover contre lui quand même. Mais puisque Lian avait décidé de prendre très légèrement ses distances. Soit. « Plus sérieusement, je pense pas que ce soit une bonne idée que tu y ailles demain. Je veux que tu te reposes c'est tout. » Il aimerait beaucoup se reposer. Mais admettons que vraiment il n’aille pas en cours, il serait obligé de rester seul chez lui, sa mère risquerait de lui rendre visite et puis elle proposerait à Meilan de venir prendre le thé et ainsi de suite. Il était d’ailleurs persuadé en pensant à cette éventualité que Lian préfèrerait le savoir en cours. « Je t’assure que ça va aller. Je ne suis pas encore en verre que je sache. » Prenant appui sur ses avants bras, il se redressa assez pour pouvoir voir le visage de Lian. « Et si je reste ici, je ne serais pas seul longtemps. Je doute que ce soit là ce que tu désires hm. Alors surprise ou pas j’irais en cours. » Oui, Charlie pouvait très vite s’énerver. Là en l’occurrence ce qui l’agaçait ce n’était pas l’entêtement de Lian mais juste le fait qu’il ne le prenne pas dans ses bras, qu’il ne l’embrasse pas encore une fois. Enfin vous voyez, rien de très mature. De toute manière, Charlie était beaucoup trop capricieux et égoïste pour pouvoir être considéré comme quelqu’un de mature. Comme quoi l’intelligence et la culture ça ne fait pas tout.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 22 Sep - 22:02


    Ses relations amoureuses avaient été catastrophiques. Se mettre en couple, il s'était forcé à le faire même si ça n'était que pour une très courte période et ça bien évidemment derrière le dos de son meilleur ami. Il avait espéré pouvoir combler le vide, s'attacher à quelqu'un d'autre que lui, une femme de préférence. Il avait essayé lors d'un séjour sport extrême, cette fille était magnifique, il ne pouvait pas le cacher. Il aimait son sourire, sa patience, son calme, elle avait un très agréable caractère, on pouvait même dire qu'il se mariait facilement au siens. Combien de temps ça a duré ? Deux mois et demi. Au retour de Charlie, il l'avait largué. Elle avait pleuré et Lian senti horriblement mal. Il n'en avait jamais parlé avec son ami, de toute façon, il devait bien se douter qu'il était un homme avec des besoins et des désirs non ? Il n'allait tout de même pas lui en parler et puis de toute façon, c'était terminé entre eux, alors à quoi bon en parler. Sa seconde petite-amie ne lui avait duré que le temps d'une semaine, une semaine où il s'était encore retrouvé seul à attendre le plus jeune. Il se trouvait salaud de les avoir fait souffrir pour assouvir ce vide et cette peine. Mais il en avait malheureusement besoin, il avait envie d'être important aux yeux de quelqu'un que cet être le regarde comme Charlie le regardait à l'instant. Il avait besoin de ce genre d'attention, bizarrement, c'était important pour lui, il y tenait. Il lui arrivait de se demander ce qu'il deviendrait sans lui, une fois qu'il prendrait la tête de la grande entreprise de son père et qu'il serait aux bras d'une jolie femme. Il le laisserait derrière lui, évidemment. Il ne pourra avoir que des regrets, le regret de s'être attaché à une personne d'un monde différent. Leur relation était impossible, il fallait qu'ils y mettent un terme, qu'ils passent tous les deux à autres choses avant que la situation ne s'aggrave et qu'ils souffrent davantage.
    Ils étaient plus proches, leurs nez s'entrechoquaient, leurs lèvres se cherchèrent et ce bisou, qui ne devait être qu'un simple bisou, se transforma en un long baiser. Ses lèvres se mouvèrent contre les siennes, le bout de sa langue caressait sa lèvre supérieure. Il se délectait de ses lèvres avec une extrême tendresse. Ça, par contre, il savait d'où ça descendait. C'était lui qui avait commencé avec ses baisers plus approfondit. S'il l'avait repoussé la première fois, peut-être que Lian n'aurait plus tenté d'agir de la sorte, c'était même certain, mais Charlie, c'était laissé faire, il avait autant apprécié que lui, il en avait même redemandé, alors quoi ? Il sourit de toutes ses dents en le voyant rougir, ça aussi ça arrivait rarement. Ça le rendait encore plus beau. Il s'approcha à nouveau de sa bouche et Lian ne trouva qu'à le retourner pour l'allonger sur le lit. Il préférait cette vue-là, il le voyait mieux, il était tout à lui. Il avait presque envie de recommencer, mais la cigarette lui brûlait les phalanges. « C’est toi qui joue avec moi. » Mais c'est lui qui le tentait, vous n'êtes pas d'accord ? Lian se redressa partant écraser sa cigarette dans l'unique cendrier de la pièce. « Mais ça ne me dérange pas si c’est toi. » Il tourna lentement les yeux en direction du garçon affichant un sourire plus tendre que les autres. Et là alors, il n'essayait peut-être pas de le tenter à nouveau ? Il voulait que cette mascarade finisse mal ? Qu'ils brisent à nouveau les règles du jeu et qu'ils se laissent tenter ? Il fit durer le silence en guise de réponse.

    Il se doutait bien que cette situation pût être pesante pour le plus jeune, eux, habituellement collés ensemble, dans les bras de l'un l'autre aujourd'hui si éloignés. Il savait que ça pouvait être pesant, mais il lui en voulait toujours un peu. Il lui en voulait de le laisser tout seul, il lui en voulait d'avoir des devoirs envers sa famille, il lui en voulait encore plus d'avoir cette fille dans sa vie. Il trouvait ça gênant, presque blessant, il avait beau écouter ses paroles et faire comme s'il comprenait, ça le soûlait. Alors il se vengeait comme il le pouvait. Ça ne changeait rien au fait qu'il ne veuille pas qu'il se rendre en cours. Il voulait le savoir au chaud, avec des médicaments et pas une tonne de cours sur son bureau. Il insistait, c'était important pour lui. « Je t'assure que ça va aller. Je ne suis pas encore en verre que je sache. » Il releva doucement les yeux pour croiser son regard, il voyait très bien qu'il était énervé mais ne releva rien pour le moment. Il ferma tout simplement les yeux ses mains posaient sur son ventre. « Et si je reste ici, je ne serais pas seul longtemps. Je doute que ce soit là ce que tu désires hm. Alors surprise ou pas j'irais en cours. » Pas seul longtemps...Il ouvrit un œil, puis le second, la phrase se répétant sans cesse dans sa petite tête. Son but était aussi de l'énerver ? Il lâcha un profond soupir montrant bien que la situation était loin de lui plaire. « Je pensais pas t'énerver aussi vite. Raconte, quel est le problème maintenant ? » Il se redressa et tourna la tête en direction du jeune homme, il avait envie qu'il le lui dise clairement les choses, pas qu'il reste silencieux et que Lian le comprenne et comble ensuite. Qu'il lui dise les choses comme elles sont. « Tu fais allusion à cette fille ? Je ne veux pas en entendre parler, tu sais très bien que ce sujet ne me plaît pas. Tu aimerais que je te cause de mes copines ? Arrête, sérieusement, ça me gonfle. » Il se laissa retomber sur le lit, son ton n'avait pas été brusque, il était resté très calme, seul l'expression de son visage avait légèrement changé. Il n'aimait vraiment pas quand le sujet tournait autour de ça, ça le rendait malade, allusions de merde, conversation de merde.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 23 Sep - 11:02

Il s’emportait rapidement. Trop rapidement. Il montait vite dans les décibels, devenait méchant en un clin d’œil. Ça avait toujours été ainsi. Charlie était un bébé colérique, un enfant terrible, un adolescent monstrueux, et maintenant ? Il n’existait même pas d’adjectif pour signifier à quel point il avait mauvais caractère. Difficile de le supporter. Tout le monde devait se demander comment Lian faisait pour toujours rester aussi calme face à ses colères et divers caprices. Même ses parents perdaient patience et pétaient les plombs. Sa mère avait même avoué avoir eu envie de l’étrangler à l’époque où du haut de ses quelques mois de vie il pleurait durant des journées entières. Charlie ne comptait plus le nombre incalculable de gifles qu’il avait récolté. Mais ça ne l’avait jamais suffisamment remis en place pour qu’il ne recommence pas. Car finalement, qu’est-ce que c’était qu’une pauvre claque quand à la fin il parvenait à avoir ce qu’il voulait malgré tout. Cela marchait aussi avec Lian en général. Il lui cédait tout et ne s’énervait jamais. Il le laissait crier jusqu’à ce qu’il arrête, jusqu’à ce qu’il se calme et en ait marre. Puis après il obtenait tout ce qu’il désirait de son meilleur ami. Leur relation était faite d’extrêmes en vérité. Soit Charlie criait et ils se disputaient. Soit ils se faisaient des câlins. Ils passaient de l’un à l’autre parfois assez rapidement et ça juste parce que Charlie prenait la mouche pour rien. Comme présentement. Il était vexé. Il ne supportait pas d’être loin de Lian. Cela l’énervait. Et en plus il voulait encore l’embrasser. Oui, il attendait de lui d’être un putain de télépathe pour deviner tout ça plutôt que de lui dire clairement ou de venir de lui-même. Parfois, Charlie ressemblait drôlement à ces filles qui attendaient de leur copain qu’il lise dans leurs pensées pour agir selon leur volonté. Agaçant et chiant. Il n’hésitait pas à appuyer où ça fait mal. En l’occurrence il connaissait le point le plus sensible chez Lian. C’était dégueulasse. Il n’y avait pas d’autre mot. Il s’en voudrait plus tard de le blesser volontairement mais il ne réfléchissait jamais avant de parler. « Je pensais pas t'énerver aussi vite. Raconte, quel est le problème maintenant ? » Tiens, pour une fois Lian réagissait. Il ne comprenait pas quel était le problème ? Mais il était complètement idiot ou comment ? Il l’embrassait comme ça puis après il le laissait. Il ne tolérait pas ça. Il ne l’autorisait pas à faire ça. Il ne pouvait pas se contenter que de ça après des semaines sans l’avoir vu. Il n’attendait que ça pouvoir être dans ses bras. Echanger de petits baisers, des caresses, et il arrêtait tout bonnement au milieu de ce qu’il préférait. « C’est toi le problème. Tu me fais chier. » Comme ça c’était dit. Naturellement il ne le pensait pas réellement. Il voulait juste se montrer désagréable. C’était d’ailleurs une pure réponse de gamin capricieux. Vu que Lian se redressait, il en fit autant et s’assit en tailleurs, prenant ses distances. Bien, s’il ne voulait pas le prendre dans ses bras. « Tu fais allusion à cette fille ? Je ne veux pas en entendre parler, tu sais très bien que ce sujet ne me plaît pas. Tu aimerais que je te cause de mes copines ? Arrête, sérieusement, ça me gonfle. » Non, il n’aimerait pas. Il n’aimait pas penser que Lian pouvait passer du bon temps ailleurs avec quelqu’un d’autre. Il lui appartenait. Il ne voulait pas que les autres s’en approchent. Il repensa à toutes les filles qui étaient venues lui demander le numéro de Lian au lycée. Il les avait envoyé sur les roses avec une telle violence dans ses propos qu’il les avait toutes fait pleurer. Tant mieux. Elle n’avait pas à ne serait-ce que songer pouvoir mettre la main sur son meilleur ami. Alors pourquoi ne pouvait-il pas comprendre que c’était la même chose pour Lian ? Que même si cette petite amie était fictive il ne supportait pas de le partager. Non, dans ce sens là il ne voulait pas comprendre. « Je m’en fou. Je sais que je passe avant elles. Et tu ne peux pas te passer de moi. Tu ne peux pas me remplacer. » Il l’avait regardé dans les yeux, un air de défi, un regard rempli de colère. Tout ça pour quoi ? Parce que Lian ne lui avait pas fait de câlin. N’était-ce pas des plus ridicules ? Il se leva d’un bond, et chercha nerveusement dans son sac de voyage son paquet de cigarettes. Tant pis pour le mal de gorge, il en avait trop besoin maintenant.

Il l’alluma, tira une longue bouffée tournant le dos à Lian. Qu’est-ce qu’il l’avait énervé. Qu’est-ce qu’il avait envie de lui faire savoir, de lui faire du mal. Il cherchait ce qu’il pouvait lui dire, ce qu’il pouvait rajouter pour l’agacer encore plus. Il se montrait plus que mauvais. Ils ne pouvaient donc plus passer un peu de temps ensemble sans en venir à se disputer. Depuis l’arrivée de cette fake lover. Depuis qu’elle était là ils s’engueulaient beaucoup plus qu’avant. Il en avait assez et pourtant il continuait. Tout était de sa faute à lui mais il préférait s’enfoncer encore plus. « Tu m’énerves. » Il ne trouvait rien à lui dire. Il n’arrivait pas à faire sortir autre chose que ça. Peut être parce que c’était vraiment ce qu’il ressentait. Mais Lian ne l’énervait-il pas pour une toute autre raison ? Ne cherchait-il pas – inconsciemment – quelque chose en le provoquant à chaque fois ? Il fumait comme un pompier, tirait des longues taffes de cowboy. Même ça, ça n’arrivait pas à le détendre. Rien ne pouvait y faire quand il était en colère contre Lian. « Tu m’énerves avec tes manières. » Il se retourna enfin. Il ne voulait quand même pas agir comme un lâche. « Tu me gaves à faire ta mauviette. Tu veux que je te plaigne ou quoi ? Réagis, fais un truc je ne sais pas. Je m’en bats de cette fille. Je veux que tu m’embrasses, que tu arrêtes de t’éloigner. » Il devrait le plaindre. Pour tout ce qu’il endure par et pour lui. Tout était de sa faute. S’il avait tenu tête à sa sœur, s’il n’avait pas signé en bas de ce foutu contrat, rien n’aurait changé. Où en seraient-ils alors ? « Reviens me chercher à l’aéroport bordel ! Reprends le double des clés de chez moi. Reviens dormir ici tous les soirs. » Qu’attendait-il ? Que racontait-il ? N’importe quoi. Cela n’avait plus de sens. A cause de la fièvre ? Peut être bien. Peut être aussi parce qu’il essayait de libérer sa véritable rage. « T’es un idiot ! Tu m’entends ? un idiot. » Il cria ce non-sens comme il lui criait dessus depuis avant. Sauf que là il s’approcha de lui, et de la même manière qu’un peu plus tôt il le tira par le t-shirt pour qu’il se redresse. Leurs visages proches comme avant, la cigarette continuant de se consumer mais cette fois entre les doigts de Lian. Il posa son genou sur le lit, entre les jambes du plus âgé.  Il crevait d’envie de l’embrasser. Il le voulait tellement. Il sentait son souffle se heurtait à ses propres lèvres. Il le connaissait par cœur. Il désirait cette chaleur plus que  tout. Retrouver cette douceur. Arrêter d’avoir l’impression d’être de plus en plus loin de lui. « Tu peux pas m’embrasser et t’arrêter comme ça. » Il frôla ses lèvres dangereusement, pinça à peine la supérieure. Peut être qu’il perdait un peu la boule. La fatigue, la fièvre tout ça. Ou juste qu’il était tellement énervé de voir que Lian ne se battait pas plus que ça pour lui. Qu’il préférait éviter le fameux sujet plutôt que de montrer que ça l’énerve. Il aimerait tellement le voir s’énerver, l’entendre dire combien il est jaloux. Il aimait trop savoir comme il était important à ses yeux. Cela l’agaçait de ne pas le sentir autant qu’avant. Voilà le véritable pourquoi du comment il en venait à dire des choses pareilles. Voilà pourquoi il était le plus con des deux et le connard de l'histoire.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 23 Sep - 17:27


    La bombe avait explosé.
    Ce jeu, Lian avait tendance à le détester. Ils s'appréciaient et dans la minute qui suivait, ils se déchiraient, ils se faisaient du mal et les cicatrices après les guerres étaient souvent profondes, dans le cas du plus vieux en tout cas. Parce qu'il était faible, il arrivait rarement à tenir tête à Charlie, il était comme tous les autres, comme tous ses professeurs qui avaient essayés de le résonner, un incapable. « C'est toi le problème. Tu me fais chier. » Il avait du mal à le croire, Lian ne prit pas la peine d'ouvrir les yeux maintenant, ça n'était pas nécessaire tout de suite, ça n'est que lorsqu'il insinua la possible visite de sa « petite-amie » chez lui qu'il se redressa et se retourna pour mieux le regarder. Il n'y croyait pas. Il lui avait pourtant dit qu'il ne voulait rien savoir de cette fille. Ils voulaient que lorsqu'ils partageaient des moments ensemble, tous les deux qu'il ne l'évoque, qu'ils fassent comme si elle n'existait pas et il venait de poignarder son cœur, de détruire cette promesse. Lian faisait son possible pour garder son calme et surtout ne pas hausser de la voix. Ça ne changerait rien, s'il commençait à jouer à ce jeu-là, Lian partirait perdant à 99,9% sûr. Ça aussi, c'était une chose qui le faisait doucement bouillonner, le fait de perdre sans cesse contre lui et surtout de ne jamais lui en vouloir plus de trois secondes. « Je m’en fou. Je sais que je passe avant elles. Et tu ne peux pas te passer de moi. Tu ne peux pas me remplacer. » Ce silence pesant, ce regard insistant sur lui, le plus vieux ne tarda pas à détourner le regard. Ses dires étaient vrais, il ne pouvait pas le remplacer. Il avait essayé comme un malade, il s'était persuadé de le faire: Aujourd'hui, demain et après-demain et au final, il n'avait rien fait. Il larguait ses copines pour pouvoir retrouver la chaleur incomparable de ses bras, il n'y avait que lui. Il était en paix avec lui. Il lâcha un faible soupir, il en avait marre. Il détailla le dos de son interlocuteur, il avait sorti une cigarette de son propre paquet, il l'avait allumait et la bonne odeur du tabac avait regagné la grande pièce. Lian avait presque envie de se lever et de lui retirer la barre de tabac qui se trouvait entre ses fins doigts, il était trop malade pour en consommer. Il ne pouvait pas être sérieux ? Il hésita une fois, deux fois, mais il ne fit rien. Toujours bien installé dans le lit confortable, il fixait son dos, il retraçait les courbes de son corps à l'aide de ses yeux en se mordant la lèvre inférieure lorsque la fumée s'échappait sur le côté. Il devait horriblement lui en vouloir finalement.

    « Tu m’énerves. » Ah oui ? « Je t'énerve. » répéta-t-il doucement laissant sa main à présent sur sa nuque glisser sur son épaule. Ça, il l'avait bien compris depuis le début. Ça n'était pas une surprise pour lui. L'odeur du tabac lui chatouilla le nez, il ne s'arrêtait pas. Il continuait sans cesse, comme s'il essayait de le provoquer silencieusement. « Tu m’énerves avec tes manières. » Lian ne se gêna pas pour pouffer, c'était la meilleure ! Et lui alors, il pensait être parfait ? De ne pas être le gros fautif de toute cette merde ! En le voyant se retourner il fronça machinalement des sourcils. « Tu me gaves à faire ta mauviette. Tu veux que je te plaigne ou quoi ? Réagis, fais un truc je ne sais pas. Je m’en bats de cette fille. Je veux que tu m’embrasses, que tu arrêtes de t’éloigner. » Il était encore plus dur, il lui marchait dessus, le piétinait, il jouait l'aveugle encore une fois. Il était le méchant dans toute l'histoire, il s'en prenait plein la tronche. « Reviens me chercher à l’aéroport bordel ! Reprends le double des clés de chez moi. Reviens dormir ici tous les soirs. » Il lui disait enfin ce qu'il voulait, il lui disait les choses plus clairement, mais il n'en avait pas envie. Il se trouve qu'à l'instant, il était aussi remonté que lui. Il ne supportait pas qu'il lui parle de cette façon, qu'il fasse comme si de rien était. Oh non, ça il ne pouvait pas le supporter. Rien ne sera plus jamais comme avant, s’infiltrer chez lui comme il le faisait avant, il ne le ferait plus, venir l’accueillir à l'aéroport, non plus, il n'avait plus envie de lui faire plaisir, il voulait qu'il souffre un peu, comme lui. « T’es un idiot ! Tu m’entends ? un idiot. » Pourquoi n'ouvrait-il pas la bouche ? Lian n'en savait rien, il le regardait s'énerver, il ne bougeait pas d'un poil, son regard dans le sien, il semblait que cette distance l'affectait beaucoup. Tant mieux, pensait une partie de lui, souffre, tu verra ça passera.

    Il saisit son haut entre ses doigts, leurs visages bien alignés l'un en face de l'autre, son cœur battait à mille à l'heure, il avait presque l'impression d'avoir du mal à respirer. C'était horrible. « Tu peux pas m’embrasser et t’arrêter comme ça. » Il frissonna en sentant ses lèvres frôler les siennes, il se sentait bien, il aimait le sentir contre lui et pourtant, Lian n'arrivait pas à ce calmer. Il lui gueulait dessus et maintenant, il cherchait à l'attendrir avec ses tendresses ? Il tourna doucement la tête sur sa droite, il tira sur son poignet pour qu'il puisse relâcher le tissu qu'il tenait fermement. Il craquait, il sentait qu'il allait craquer. Il se leva rapidement et lui attrapa vivement les poignets, il le tenait très fort, car il savait que le plus jeune avait une force herculéenne. « Tu ne penses qu'à toi. Toi, toi et encore toi. Et moi ? T'es au courant que je souffre ? Je suis tellement attaché à toi. Je sais que tu vas finir par m'abandonner un jour et à partir de ce moment-là, tout mon monde s'effondrera, t'es au courant de ça aussi ? Idiot ? Moi ? Bien sûr, je suis idiot de mettre attaché à toi. On n'appartient pas au même monde, les deux ne peuvent pas coller ensemble...Tu finiras avec cette nana et moi je serais là, comme un con. Je pourrais jamais me reconstruire après ça. J'aurais peut-être dû écouter ma mère, je crois même qu'elle avait raison, cette histoire est vraiment bidon. Je suis vraiment trop con. » S'il le pensait vraiment ? Oui, un peu. Il tremblait de rage, ça le rendait malade de savoir qu'il pourrait le laisser seul après tout ça, tout ce qu'ils avaient vécu, mais c'était une réalité. Quelque chose qui le choquait au plus profond de lui. « Je prends sur moi sans cesse. J'essaye de ne rien laisser paraître, mais je suis totalement blessé. J'ai l'impression d'être ton chien, celui que tu utilises quand tu en as besoin, j'en ai marre. Tu le sais ça ? » Il le relâcha brusquement posant une main sur son front. Lian ne lui hurlait pas dessus, il essayait d'utiliser un ton plutôt correct – malgré sa voix tremblante – Encore une fois il se contenait. « Au final, peut-être que ça n'est pas une impression. J'ai toujours étais dans ta putain d'ombre, celui qui suit le plus riche de tout le bahut. Le cancre, le dernier de la classe. » Il inspira fortement, il en avait mal au crâne, tellement de choses le rongeaient et là, tout éclatait. La bulle venait d'éclater, il avait du mal à respirer.

    « D'après toi, je suis trop loin ? Tu veux des baisers ? Des caresses ? C'est ça que tu veux ? » En disant ses mots, il avait pris la cigarette du plus jeune, pinçant le bout entre ses doigts afin de l'éteindre, elle avait roulé à travers la pièce et maintenant Lian s'en fichait pas mal. Après ça, il l'avait porté, ses jambes étaient passées autour de sa taille, les lèvres de Lian frôlèrent à plusieurs reprises les siennes. Un bécot, suivit d'un léger baiser, puis il le plaqua avec délicatement contre le mur le plus proche, ses mains passaient sous son t-shirt, ses lèvres l'embarquant dans un baiser langoureux et fougueux. Il passa l'une de ses mains dans les cheveux de Charlie, il s'en détacha doucement, ses doigts caressant toujours la peau de son ventre plat. Qu'es qu'il était en train de foutre ? « Et maintenant, je suis toujours aussi loin ? » dit-il en levant les yeux vers lui.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 23 Sep - 19:20

Les choses avaient dérapé. Ce qui ne devait pas sortir sortait. Ce flot de haine se déversait et envahissait la pièce. Cette tension qui existait entre eux quasiment depuis le début prenait feu. Comme si quelqu’un avait versé un bidon d’essence autour d’eux avant de soudainement jeter une allumette. Tout flambait. A cause de qui ? à cause de Charlie bien évidemment. Il n’y avait qu’un seul fautif dans cette histoire. Il était le tueur en série. Combien de fois avait-il visé le cœur de Lian de cette manière sans jamais hésiter à tirer ? Il ne réalisait pas. Il n’avait pas conscience du mal qu’il faisait. Il ne pensait qu’à lui. Il voulait que tout redevienne comme avant, incapable de comprendre que cela n’était plus possible. Rien n’allait ni ne pouvait redevenir comme avant. Parce qu’au commencement tout était déjà voué à l’échec. Parce qu’avec l’arrivée de cette fille, Charlie n’avait fait qu’accélérer la machine et fait approcher plus rapidement l’explosion. Cela se serait produit quoi qu’il arrive. Ça se passait maintenant comme ça aurait pu arriver dans un ou deux ans, ou plus tôt même. Charlie criait à s’en faire mal à la gorge. Il était méchant, odieux, horrible avec Lian parce qu’il pensait qu’encore une fois il aurait le dessus. Trop sur de lui. Il ne fallait jamais rien prendre pour acquis. Quand Lian réagit, au moment où il saisit ses poignets, Charlie sursauta. D’abord parce qu’il serrait très fort ensuite parce qu’il ne s’y attendait vraiment pas. Il écarquilla les yeux puis fronça les sourcils. Il s’apprêtait à se dégager. Il allait bouger. Il esquissa même le mouvement mais s’arrêta dans sa démarche en entendant la voix de Lian. Calme mais nerveuse. Cela lui brisa instantanément le cœur car jamais, oui jamais, il ne l’avait vu si bouleversé. Il n’avait jamais entendu ce tremblement dans sa voix. Qu’avait-il encore fait ? « Tu ne penses qu'à toi. Toi, toi et encore toi. Et moi ? T'es au courant que je souffre ? Je suis tellement attaché à toi. Je sais que tu vas finir par m'abandonner un jour et à partir de ce moment-là, tout mon monde s'effondrera, t'es au courant de ça aussi ? » Mais qu’est-ce qu’il racontait ? Comment pouvait-il penser ce genre de chose ? Charlie se le demandait vraiment. Il ne faisait pas le lien entre son comportement d’égoïste et ça. Il ne voyait pas qu’il ne lui donnait pas assez d’amour. Il ne lui montrait pas combien il avait besoin de lui. Lian l’ignorait. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. Il voulait se justifier mais les mots restèrent d’abord bloqués dans sa gorge et tout ce qu’il réussit à sortir fut une insulte. « Idiot ! Arrête de raconter de la merde. » Il criait encore. Il cria alors que Lian continuait de lui parler et de lui ouvrir son cœur. Au moins un des deux osait le faire. « Idiot ? Moi ? Bien sûr, je suis idiot de mettre attaché à toi. On n'appartient pas au même monde, les deux ne peuvent pas coller ensemble...Tu finiras avec cette nana et moi je serais là, comme un con. Je pourrais jamais me reconstruire après ça. J'aurais peut-être dû écouter ma mère, je crois même qu'elle avait raison, cette histoire est vraiment bidon. Je suis vraiment trop con. » Sa gorge se noua. Ainsi, c’était ce que Lian pensait. Il ne lui faisait donc pas confiance, il ne croyait donc pas en eux. Des tas de souvenirs se bousculèrent dans sa tête. La première nuit ensemble où ils avaient fait un cache cache dans le noir. La première cigarette où ils avaient failli s’étouffer. Le premier voyage de Charlie, il avait tellement pleuré au moment de quitter Lian. Lorsqu’ils faisaient le mur ensemble. Quand ils séchaient les cours pour fumer. Les fois où il le cherchait après s’être disputé violemment avec son père. Il avait l’impression que Lian avait été présent à chaque moment de sa vie. « Tu peux pas dire ça ! Tu ne le penses pas. Je le sais Lian. Tu ne peux pas vivre sans moi. » Et je ne peux pas vivre sans toi. Allez Charlie, vasy, dis-le. Qu’est-ce que attends ? Pourquoi tu ne le dis pas ? De quel coup de couteau as-tu besoin pour enfin réagir à ton tour ? Lian n’attendait que ça. Il n’attendait que les mots que Charlie ne voulait pas prononcer. « Je prends sur moi sans cesse. J'essaye de ne rien laisser paraître, mais je suis totalement blessé. J'ai l'impression d'être ton chien, celui que tu utilises quand tu en as besoin, j'en ai marre. Tu le sais ça ? » Son chien ? ça résonnait dans sa tête. Il articula un « what ? » avec ses lèvres sans le prononcer à haute voix, si perturbé qu’il était il perdait son chinois. Pour lui, tout ce que disait Lian était du non-sens. Il ne l’avait jamais considéré de cette manière. Jamais au grand jamais. Il l’avait toujours placé au-dessus et avant tous les autres. Il tenait à lui plus qu’à sa propre famille. Alors pourquoi ? Pourquoi ne le voyait-il pas tout ça ? « C’est à croire que t’es vraiment con mais alors le plus con des cons. Le roi des cons je dirais même. Tu surpasses tout le monde là. » Non, il ne pouvait pas le rassurer, lui dire ce qu’il ressentait, ce qu’il avait sur son cœur. Il ne pouvait pas faire la même chose. Il n’en était pas capable. Il était le plus lâche des deux. Les méchants sont toujours lâches. A la place, il l’enfonçait encore plus.

Comme Lian l’avait enfin relâché, il se massa les poignets en grimaçant. Dis-donc, il n’y était pas allé de main morte. Il tira sur sa clope, laissa la cendre s’écraser sur le parquet, il s’en fichait. « Espèce de taré. » Visiblement Charlie ne savait que l’insulter. Il faut croire que c’était là la solution la plus facile pour se cacher, pour fuir ses responsabilités dans ce merdier. Parce que sinon, ce serait un bien lourd à supporter. Trop lourd pour ses épaules. « D'après toi, je suis trop loin ? Tu veux des baisers ? Des caresses ? C'est ça que tu veux ? » En moins de temps qu’il n’en faut pour dire ‘ouf’ le reste de sa cigarette s’écrasa sur le sol alors que lui le quittait justement. Il eut juste le réflexe d’enrouler ses jambes autour de Lian. Son visage toujours aussi fermé ne laissa pas une seule seconde transparaître sa perplexité. « Qu’est-ce que.. » Il réceptionna le premier baiser. Il enroula ses bras autour du cou de son ainé et serra son haut entre ses doigts dès qu’il l’embrassa réellement. Le vide se fit instantanément dans sa tête. Il savoura la douceur de ses lèvres. Elles étaient les plus douces. Il apprécia le jeu de leurs langues. Il frissonnait de la tête aux orteils. C’était presque comme s’ils s’embrassaient pour la première fois. Ou en tout cas, leur baiser n’avait jamais eu ce goût là. Il n’y avait jamais eu telle amertume. Une amertume qui se mélangeait à une passion indescriptible. Rien de raisonnable. L’excès est malsain. Lorsqu’il redescendit sur terre, il garda la bouche entrouverte, les lèvres rosies, le souffle irrégulier. Ses yeux brillaient dans le noir. Il pourrait être satisfait après tout Lian venait encore de céder mais non. « Et maintenant, je suis toujours aussi loin ? » Et il comptait bien continuer dans la provocation. Un sourire mesquin agrémenta son visage. « Toujours trop loin. » Articula-t-il exagérément. Il en voulait plus. Il voulait qu’il continue. Il n’existait de toute façon plus de limite entre eux. Tout partait déjà dans tous les sens. Ils avaient perdu les pédales, totalement déraillé. Si Charlie était fou, il l’était seulement de Lian. Il lapa ses lèvres et recommença à jouer avec le feu. Il les caressait, les frôlait, les pinçait. «Tu es à moi Lian. Tu ne seras jamais à quelqu’un d’autre parce que je te laisserais jamais partir et que tu reviendras toujours. » Dans ses discours, il ne parlait jamais en son nom pourtant tout ce qu’il disait à Lian s’appliquait à lui-même. S’ils venaient à être séparé il serait le premier à chercher à le retrouver. Il finit par l’embrasser, par l’embrasser pour de vrai. Pas un de ces petits baisers qu’il lui offrait d’habitude. Il dégustait ses lèvres dans une de ces lenteurs qui vous enflamment. Celle qui rend impatient. « Je ne peux pas te laisser. » Cette simple phrase n’avait l’air de rien mais en vérité elle était tout. Elle représentait plus que ce vous voulez bien voir.
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mar 24 Sep - 19:34


    A bout, voilà dans quel état il se sentait. Son cœur tapait fortement contre sa poitrine, un rythme irrégulier, quelque chose de très désagréable. Sa gorge était rapidement devenue sèche, ses mains tremblaient et pourtant, il tenait fermement les poignets de son ami. C'était la première fois qu'il lui tenait tête, la première fois et ça depuis leur enfance. Lui, d'habitude très calme, toujours très souriant, qui ne laisse rien paraître, il venait de craquer. Sa bouche s'ouvrait toute seule, son cœur parlait pour lui, il lui faisait part de ses peurs de leur avenir qui n'avait à présent plus aucun sens aux yeux du garçon. Il arrivait au plus vieux de le visualiser sa vie sans lui, son monde son lui. Il ne pourrait pas le supporter, se résigner à le voir, à le toucher, le laisser vivre avec une autre, finalemen,t c'était plus difficile qu'il l'aurait imaginé. Ils devraient laisser les souvenirs derrière eux et prendre des chemins différents. Cette douleur, vous ne savez même pas comment il regrettait de s'être laissé porté par ce jeu malsain, de s'être attaché à ce garçon, le plus important de tous les amis qu'il avait pu avoir à présent. La complicité qu'ils partageaient été tellement spéciale, où pourrait-il retrouver tout ça si ça n'était pas chez lui ? Nul part. Charlie avait beau lui hurler qu'il s'en fichait de cette fille, il ne le croyait pas, de toute manière, c'était avec elle qu'il allait finir sa vie, non ? Il le savait, il aurait beau lui dire n'importe quoi, il ne le croirait pas. Il allait finir par le laisser seul, avec leur passé.« Idiot ! Arrête de raconter de la merde. » Lian avait beau lui exposer sa manière de voir les choses, Charlie jouait au sourd, il l'envoyait tout simplement balader l'insultant encore et encore, essayant de se débattre de cette emprise qu'il avait sur lui. Pourquoi ne le prenait-il pas au sérieux ? Il pensait qu'il déconner ? Que ça lui faisait particulièrement plaisir de se morfondre devant lui ? Il avait juste envie d'être compris, qu'il le rassure, c'est tout ! Plus ça allait, plus il lui faisait partager un peu plus sa souffrance, il lui faisait part de ses « regrets ». Il lui arriva même de donner raison à sa mère, alors que lorsque ça concernait le plus jeune il était toujours le premier à faire opposition à celle qu'il lui avait donné un toit. Il n'était jamais d'accord avec elle, il ne voulait jamais la comprendre, il préférait fuir et rejoindre son meilleur ami, il le serrait dans ses bras, pleurnichait en lui disant qu'il voulait rester avec lui cette nuit, la nuit suivante et Charlie finissait par le dissuader de passer la semaine ici et Lian n'hésitait pas. Il n'y avait qu'avec lui qu'il était bien. « Tu peux pas dire ça ! Tu ne le penses pas. Je le sais Lian. Tu ne peux pas vivre sans moi. » Lian ferma les yeux, ses mots étaient comme des poignards. Il s'humecta doucement les lèvres, laissant passer à travers ses paupières le visage de Charlie. « J'apprendrais à vivre sans toi, comme tu le feras forcément de ton côté. C'est comme ça. » Les habitudes d'autrefois, ils devraient les oublier et se concentrer sur eux, sur leurs avenirs respectifs. Des chemins trop différents.

    « C’est à croire que t’es vraiment con mais alors le plus con des cons. Le roi des cons je dirais même. Tu surpasses tout le monde là. » Il prit une profonde inspiration, comme pour se calmer, il ne devait pas faire de conneries, il en avait déjà trop fait en lui parlant de toute cette merde ! « Ça sert à rien de causer avec toi, t'est complètement bouché ma parole. » Il le relâcha brusquement, il l'avait soûlé pour de bon. Ça ne servait à rien, il aurait beau lui dire n'importe quoi, il l'enverrait balader avec des mots crus. La seule solution, était que le plus vieux reprenne son calme, qu'il prenne à nouveau sur lui, c'était la seule solution, la meilleure solution. « Espèce de taré. » S'il perdait son sang-froid c'était uniquement de sa faute. Lui-même ne se contrôlait plus du tout, il s'approcha du jeune héritier, le souleva, collant son dos contre le mur de la pièce, ses lèvres partirent rapidement chercher les siennes. Le baiser avait un goût de cigarette, mais ça ne changeait en rien qu'il le trouvait extrêmement agréable. Le baiser fut doux, puis tout d'un coup sensuel. Il sentait le corps de Charlie contre le sien, ils étaient plus doux avec les gestes qu'avec les mots. Des tendresses que Lian affectait tant. Il se risqua à lui demander s'il le sentait toujours trop loin, il savait très bien qu'il venait de lui tendre une perche, une géante. Ça ne serait pas ce que tu cherches Lian ? En le voyant retrouver son sourire, il se sentit mieux, son cœur s'allégea. « Toujours trop loin. » Il se laissa totalement porter par le jeu de cet être qu'il considérait encore comme son meilleur ami. Ses lèvres frôlaient les siennes, elles cherchaient encore ses jumelles, Lian afficha un petit sourire, il l'aimait entreprenant, il aimait le laisser faire. «Tu es à moi Lian. Tu ne seras jamais à quelqu'un d'autre parce que je te laisserais jamais partir et que tu reviendras toujours. » Il n'avait pas tort, il lui appartenait et inversement, mais il doutait un peu maintenant que cette fille avait fait son apparition, il n'arrivait plus à lui faire confiance sur ce plan. Il doutait et ça, il ne pouvait pas lui en vouloir, si ? Il ouvrit la bouche comme pour lui répondre, mais elles furent emprisonnées par celle du plus jeune. Pas un bisou, mais un baiser. Un baiser venant de lui, c'était rare, ça ne se faisait surtout jamais. Il fut tellement surpris, il lui donnait des frissons, ses mains se posèrent sur, le bas de son dos. Ça n'est pas sein, ça n'est pas sein les gars ! Deux potes ne peuvent pas se caresser et s'embrasser de la sorte, vous ne pouvez pas faire ça, vous comprenez ? Ça n'est pas comme ça que ça fonctionne. Il répondit néanmoins à ce baiser appétissant, le goût de ses lèvres étaient spéciales, il appréciait. « Je ne peux pas te laisser. » Lui non plus. « Je ne veux pas non plus. » Comment pouvaient-ils parler encore d'amitié à ce stade-là ? C'est fou ! C'était beaucoup plus fort qu'une simple amitié « avec des bonus » ou qu'un lien très fort qui les unissaient, c'était autre chose de plus fort. Il posa un baiser appuyé et légèrement humide dans le cou de Charlie, puis un autre tandis que ses mains tenaient fermement ses hanches, relevant par moment le t-shirt de celui-ci. Un second baiser, pinçant délicatement sa peau entre ses dents. Il colla davantage son corps contre le mur, il passa une jambe entre les siennes, se délectant toujours de la peau de son cou laissant le bout de ses ongles griffaient le long de ses hanches. « Mais ils sont tous contre nous. » souffla-t-il contre sa mâchoire. « Ils essayent de t'arracher à moi. J'ai tellement peur. Peur que tu m'oublies. » Il recolla doucement sa bouche contre la sienne.
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mer 25 Sep - 15:45

Les choses n’étaient jamais allées si loin. Ce dérapage ne ressemblait en rien à tous les autres. Il n’avait rien à voir avec la première fois qu’il avait effleuré ses lèvres, le premier bisou, les premiers gestes trop tendres, les manies de couples, les baisers. A côté de ce qui était en train de se passer, tout le reste c’était des pacotilles. Après ça, ils ne pourraient plus faire semble. Impossible d’agir comme si ça ne s’était pas passé. Sauf qu’aucun des deux ne semblait le réaliser, surtout ne voulait s’arrêter. En commençant par Charlie. Pourquoi y mettre fin alors qu’il venait enfin d’obtenir ce qu’il attendait de Lian ? Il était bien trop heureux de l’avoir fait céder une énième fois. Et puis en plus, c’était vachement agréable ces conneries. Ce baiser là, il venait d’avoir la chair de poule. Ça l’avait réchauffé en un clin d’œil. Il ne songeait plus à sa migraine, sa fièvre, son rhume comme si Lian venait de le guérir par la seule force de cette embrassade relativement – non en fait totalement et véritablement – fougueuse. Il ne touchait plus terre. C’était même le cas de le dire. Plaqué contre le mur, dans les bras de son meilleur ami, pour rien au monde on ne l’aurait fait redescendre. Il voulait rester là. Il ne voulait que ça continue. Alors il n’hésita pas à le provoquer encore. Peut être que comme ça Lian ne se rendrait pas trop compte que son cœur bat à une allure dingue. Ca lui faisait presque mal. Il avait l’impression d’être fou. Lian le changeait en fou. Et si on mélange encore à cela, toute la haine, toute la colère qu’il ressentait ce tourbillon se révélait être des plus invivables, des plus incontrôlables. Il ne pouvait plus penser. Il ne pensait plus. Sa raison venait de le quitter alors qu’il entrainait Lian dans une nouvelle danse sensuelle entre leurs deux langues. Il ne prenait pas ce genre d’initiative habituellement mais là il n’avait plus aucune réserve. Quand on cesse d’être raisonnable on ne peut plus rien retenir. En l’occurrence impossible de réprimer une pulsion, surtout pas lorsqu’on l’a refoulé pendant autant de temps. Il était si agréable de s’y laisser aller. Les baisers n’ont-ils pas encore meilleur goût après une bonne dispute ? C’est à ça que Charlie pensait à cet instant. Ce fut la seule chose qu’il lui traversa l’esprit. Il était trop obnubilé par Lian pour réfléchir à autre chose. « Je ne veux pas non plus. » L’espace d’une seconde, Charlie réalisa un peu ce que Lian lui disait. Il ne voulait pas être laissé. Comment pouvait-il croire qu’il le laisserait un jour ? Le plus jeune appuya sa bouche contre la sienne. « Ne dis plus de bêtises. » Ce qu’il entendait par là ? Il lui demandait de ne plus jamais redire tout ce qu’il lui avait dit, d’arrêter de s’imaginer qu’ils allaient être séparé, et surtout de croire en lui une bonne fois pour toute. Probablement qu’il aurait dû s’excuse pour sa méchanceté mais Lian le connaissait assez bien pour savoir qu’il était rare de l’entendre prononcer des excuses et envers qui que ce soir d’ailleurs. Il baisa son front et lui offrit ainsi son cou involontairement. Lian ne tarda pas à en profiter pour le plus grand plaisir de Charlie qui souffla bruyamment à ce contact. Il resserra un peu plus son emprise autour de la nuque de Lian alors qu’une de ses mains se perdait dans sa chevelure. Il adorait jouer avec ses cheveux. Mais vraiment. Il le faisait tout le temps. Surtout avant de s’endormir, ça l’apaisait. Bon pas là en l’occurrence. Pas grand-chose pourrait le calmer d’ailleurs. Son corps entier en tremblait presque. Il ferma les yeux pour savourer pleinement cette délicate torture.

Charlie n’était tout simplement pas prêt à prendre conscience de ce qui se passait entre eux. Cela faisait pourtant quelques mois ou même plus, que les choses avaient changé comme évolué. Cependant il continuait de fermer les yeux. Il savait que ce n’était pas bien, il savait que ce serait compliqué, il savait qu’ils allaient souffrir et tous les deux. Il n’y avait rien de bon dans tout ça. On leur répétait à longueur de journée. « Mais ils sont tous contre nous. » Il rouvrit les yeux. Lian le ramenait à la réalité. Il n’aimait pas ça, pas du tout. Il ne pouvait rien dire parce que Lian avait totalement raison. Personne n’approuvait leur amitié. Comment pourraient-ils approuvé plus ? Car il y avait plus n’est-ce pas ? Sans doute qu’ils l’avaient tous remarqué et qu’il les regardait d’un mauvais œil à cause de ça. « Ils essayent de t'arracher à moi. J'ai tellement peur. Peur que tu m'oublies. » Pourquoi à ce moment là une larme coula le long de sa joue ? Il ne saurait l’expliquer. Personne n’y arriverait. Il embrassa son meilleur ami avec une infinie douceur. Tandis qu’il s’accrochait à lui comme s’il allait partir, comme s’il allait arrêter et reprendre ses distances. Ils ne devraient pas parler de ce qui fait mal. Ils revenaient toujours à ça. Qu’est-ce que ça pouvait être difficile de s’enfermer dans une bulle et de ne rien laisser rentrer qui serait en mesure de la faire éclater. Il n’avait pas envie d’arrêter de l’embrasser. Il fallait qu’il arrête de pleurer immédiatement. Il nicha son visage dans son cou. Il avait tout l’air d’un koala cramponné à un arbre. « Arrête de dire n’importe quoi. Personne peut nous séparer. » Il lui refit face, un mince sourire sur ses lèvres. Comment pouvait-il passer du démon à ça ? être aussi méchant puis aussi doux. Charlie était décidemment un jeune homme étrange. Un jeune homme perturbé surtout et qui ne savait plus où donner de la tête. « On va rester ensemble. On est fait pour être ensemble. On doit rester ensemble. » Lian devait avoir de plus en plus de mal à le porter mais en tout cas Charlie déroula ses jambes, retrouvant la terre ferme. Ses mains encadraient à présent le visage de Lian. « Tu dois rester avec moi. Tu es obligé Lian ! » Subitement, le ‘tu’ se changea en ‘je’. « Je ne veux pas vivre ma vie sans toi. Ce n’est ni imaginable ni concevable. Fais-moi confiance s’il te plait. » Un bisou. « Pardon. » Le mot magique. Tout était trop parfait pour être vrai et pourtant. Seulement, ce ne sont que des mots. Les mots ne remplaceront jamais le mal déjà fait et encore moins celui à venir. Car malgré tout rien n’allait vraiment changé. La fausse petite amie. Tout ça. Il ne pouvait rien changer à ça. Il ne pouvait pas la faire disparaître mais il ne voulait pas que Lian s’éloigne. Charlie soupira. La tension dans cette pièce faisait faire les montagnes russes à son cœur. Il passait par tous les sentiments. Parce qu’il voulait détendre un peu l’atmosphère, il décida de provoquer Lian une nouvelle fois, de l’embêter encore, de voir jusqu’à où il pouvait. Inconsciemment il cherchait quelque chose. « Mais il me semble t’avoir dit que tu étais toujours trop loin. » Il se pencha à son oreille. « Plus près Lian. »
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Jeu 26 Sep - 22:50


    Alors c'est de sens-là que l'amitié part au bout du compte ? Lian n'avait jamais ressenti ça pour un autre de ces amis. Avec les autres, le contact n'était pas réellement nécessaire, leur parler tous les jours n'était pas si important que ça au final et les embrasser, il n'en avait pas envie. Il n'y avait qu'avec Charlie que ses envies naissaient soudainement, il n'y avait qu'avec lui qu'il évoquait le sujet de son enfance avant huit ans, il était le seul qu'il voulait voir et il était devenu le seul qu'il voulait embrasser. De l'amitié, rien de plus. C'était aussi de cette manière qu'il s'entêtait à résonner. Des tendresses qui descendent d'une longue et profonde amitié. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps, dans son cœur – et dans sa tête – tout était mélangé, les sentiments éparpillaient n'importe comment, un désordre infernal, un foutoir. Il ne savait plus où donner de la tête. Ça n'est pas normal, il le sait, ils le savent et pourtant, ils s'amusent encore sans cesse à jouer à cache-cache, à jouer au plus aveugle des deux, des jeux insensés.
    Ils s'embrassaient encore, ils se touchaient et apprenaient à se connaître. C'était bien la première fois qu'ils allaient jusqu'ici et le demi-tour ne serait certainement pas possible. Lian savourait les lèvres de son ami, il sentait ses doigts se resserraient sur son haut, une sensation loin d'être désagréable. Leurs souffles s'entrechoquaient, leurs lèvres se frôlaient, un échange de sourire et c'était reparti pour un tour. Il le portait encore, le collant davantage contre le mur lui en réclamant toujours un peu plus. Ô oui, il avait toujours rêvé de pouvoir l'embrasser de la sorte. Sans s'en rendre réellement compte, il les avait désirées, il y pensait, en rêvait, il en frissonnait. Cet homme le rendait plus ou moins dingue, il savait à présent pourquoi il restait à ses côtés. Et maintenant, il trouvait les réponses à la plupart de ses questions, mais il n'y avait toujours pas de conclusion.

    Une part de lui reconnaissait qu'il avait pu être blessant dans ses propos. C'était de sa faute, il s'était emporté et avait cherché à le provoquer. Il avait été odieux envers lui, il avait donné à Charlie cette sale image de gosse de riche sous l'effet de la colère alors qu'il savait très bien que ce sentiment pour lui était réciproque. Ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre, ni pour s'expliquer : ils le ressentaient au plus profond d'eux et c'était pour ça qu'ils étaient si proches. Et pourtant, il le lui avait dit, il lui avait fait du mal. Sa gorge devenait soudainement sèche, les mots d'excuses ne lui vinrent pas tout de suite, on pourrait même dire qu'il s'excusait avec de simples gestes. Il n'avait pas envie de le quitter, il était bien trop attaché à lui, il comptait horriblement pour lui. Jamais, au grand jamais il n'avait été aussi attaché à une personne. Il était mieux que tout, beaucoup mieux qu'un meilleur ami, largement mieux qu'un frère, il était mieux que tout. Il embrassa délicatement la peau qui lui était si gentiment offerte, l'entendre réagir le fit doucement sourire, le contact de ses doigts dans ses cheveux le fit frissonner, il aimait cette manie qu'il avait adapté avec lui. Il savait qu'aucune autre personne n'avait le droit à ça, au fond de lui, il le savait. Ses cheveux étaient agréables au toucher, leur odeur encore plus. Il en profita pour la pincer entre ses dents, il restait extrêmement doux dans sa manière de faire, il l'était toujours en temps normal, mais avec Charlie, il l'était encore plus. Il prenait presque son temps, écoutait attentivement toutes les réactions du jeune homme, ses tympans étaient tout ouïs. Il regrettait de douter de lui, l'avenir était encore flou pour lui. Son avenir professionnel l'était déjà, alors si on devait ajouter à ça que son meilleur ami devait s'éloigner de lui, il ne le supporterait pas. Peut-être que sa vie s'arrêterait ici. Le voir vivre avec une autre, le voir l'oublier et surtout voir que son père serait satisfait de l'avoir viré de la vie de son fils, non, il ne pensait pas pouvoir le vivre bien. Ça se comprenait, non ?
    Et maintenant, l'autre pleurait.
    Il posa le bout de ses lèvres sur la première larme qui roula le long de sa joue. Un autre baiser sur sa joue, avant que Charlie ne pose les siennes sur ses lèvres. Le voir dans cet état l'énervait. Énervé contre sa propre personne seulement, comment pouvait-il se permettre de le blesser de la sorte. Il en souffrait déjà beaucoup et Lian ne faisait qu'en rajouter. Quel idiot. Il lui caressa le haut de la tête, tandis que son visage se cachait dans son cou. « Arrête de dire n'importe quoi. Personne peut nous séparer. » Il le serait encore plus fort. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, il y croyait vraiment ? Lui, pensait que son père pouvait le faire. Lian ne pourrait pas lui tenir tête et forcer Charlie à venir avec lui. Il n'avait pas cette âme rebelle, un lâche voilà ce qu'il était. Les plus grands pouvaient le bousculer, il n'y portait pas attention, les adultes pouvaient le remettre à sa place, Lian se taisait. Les problèmes, il n'a jamais aimé ça, au fond de lui, il n'a jamais vraiment eu confiance à la nouvelle personne qu'il était. Confiance, un grand mot. Le monde le trahissait. Sa propre mère l'avait laissé tomber, alors pour pas lui. C'était tellement difficile pour lui. « On va rester ensemble. On est fait pour être ensemble. On doit rester ensemble. » Lian se surprit à hocha vivement de la tête, il avait envie de le croire, maintenant qu'il le lui disait clairement, il avait envie de se laisser porter par le vent, laisser faire les choses et ne plus se prendre la tête. Il ne voulait plus qu'il pleure dans ses bras, il posa un baiser sur sa tempe comme pour le calmer. « On va rester ensemble. On est fait pour être ensemble. On doit rester ensemble. » Il se détacha de lui, le contact de ses mains encore sur son visage. Lian se mordit la lèvre inférieure avant de poser un autre baiser sur sa joue. C'était trop douloureux d'en parler, il avait envie d'oublier à présent. « Ne t'en— » Charlie le coupa. « Tu dois rester avec moi. Tu es obligé Lian ! Je ne veux pas vivre ma vie sans toi. Ce n'est ni imaginable ni concevable. Fais-moi confiance s'il te plait. » Lian n'avait même plus le temps de réagir.

    Il posa doucement ses mains sur les siennes, posaient sur ses joues, il lui embrassa les mains et les entremêla aux siens un léger baiser. « Pardon. » Ils le prononcèrent au même moment, Lian se demanda s'ils étaient réellement liés ou quelque chose du genre. « Tu m'as devancé. » Il le serra dans ses bras, il essayait de lui faire oublier cette saleté de journée. Cette journée où il avait tout faire merder. « Je m'en veux pour aujourd'hui. Je serais là, comme avant. » Il avait envie de recoller les morceaux, il en avait marre de se battre – enfin c'est ce qu'il se dit à chaque fois – il reviendra juste pour lui faire plaisir, pour ce faire plaisir. Un léger silence flotta dans la pièce, Lian était complètement perdu dans sa contemplation, il regardait le garçon, il le trouvait magnifique. Il n'y avait vraiment que lui, il ne regardait même pas ses ex-copines avec ce regard. Il sourit en le voyant en redemander encore, ses lèvres frôlaient les siennes, il se sentait beaucoup mieux maintenant. « Mais il me semble t'avoir dit que tu étais toujours trop loin. » Lian eut un léger mouvement de recul lorsqu'il s'approcha de son oreille pour lui susurrer autre autre : « Plus près Lian. » Plus près ? Lian baissa les yeux pour pouvoir capter le regard du plus jeune. Il n'y croyait pas. Il le provoquait d'avantage, comme si ça n'avait pas été assez. Qu'es qu'il voulait au juste. « Tu te fiches de moi ? » Il lui souriait, ce sourire angélique sur les lèvres. Il lui tenait toujours les mains, il le traîna doucement en direction du lit, il posa ses fesses dessus et lui fit signe de prendre place sur lui. A partir de là, il reposa ses lèvres sur les siennes, sa main retrouva naturellement son chemin sous son t-shirt, le toucher le rendait fou et il savait que c'était mal. Sa bouche baisa à nouveau la peau de son cou, ses doigts relevant lentement son t-shirt. Il le leva assez haut pour pouvoir embrasser la peau de son torse, il l'embrassait un peu partout, il essayait à tout prix de bien faire, de lui offrir du plaisir et de le faire soupirer. Il aimait l'entendre réagir. Il titilla son téton droit, un léger coup de langue, un coup de langue délicat avant de relever les yeux vers lui. « Ce genre de choses te dérange ? » Il posa un nouveau baiser sur son torse ce sourire satisfait sur les lèvres, il savait très bien que c'était loin de le déplaire.« Et ça ? » Il déboutonna le pantalon de son meilleur ami toujours en le regardant toujours très attentivement. « C'est dérangeant ? Je pense être encore plus près que prévu. »
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Ven 27 Sep - 9:57

Charlie était quelqu’un qui avait un mal fou à parler. Par parler, nous entendons ici, vraiment parler. Parler de ce qu’on ressent, dire ce que qu’on pense. Quand il vivait encore chez ses parents, il n’avait pas souvent eu la chance de s’exprimer, de donner son avis ou de partager ses sentiments. Il ne devait que travailler, jouer quand il y était autorisé, et faire bonne figure devant les invités. On ne lui demandait pas son opinion ou s’il était heureux. Attention, cela ne signifiait absolument pas qu’il avait eu une enfance malheureuse, ses parents l’aimaient, il le savait. Ils l’aimaient d’une façon étrange mais ils l’aimaient quand même et il avait de la chance d’avoir une famille. Cependant, un vide inexplicable se creusa dans son cœur d’enfant. Un vide que Lian commença à combler lorsqu’ils se rencontrèrent. Puis chaque année, il y en eut un peu plus. Un peu plus de quoi ? D’amitié ? On pourrait aussi parler d’amour tout simplement. Charlie portait Lian dans son cœur. Il sauterait d’un pont si c’était pour lui. Il échangerait sa vie contre la sienne. Oui, c’était à ce point. Alors il ne comprenait pas que Lian pouvait ne serait-ce que douter de tout ce qu’il ressentait pour lui. Il ne voyait pas à quel point il se montrait insupportable. Quelqu’un d’autre lui aurait tourné le dos depuis longtemps. Tellement d’insultes, tellement de disputes entre eux. Il passait plus de temps à lui balancer des méchancetés au visage qu’à lui dire combien il comptait pour lui. Charlie était égoïste mais ne s’en rendait pas compte. A ses yeux c’était évident. C’est pourquoi il ne saisissait pas que Lian puisse douter de lui, manquer de confiance en lui. C’était donc vraiment très rare qu’il se dévoile ainsi, qu’il lui dise des choses qui viennent du fond du cœur. Ça avait l’air de rien. Ce n’était même pas grand-chose vue comme ça. Mais pour quelqu’un comme Charlie cela relevait de l’exploit. Ils s’échangeaient des mots doux quelques fois, il lui disaient qu’il lui manquait, qu’il le trouvait beau, qu’il était bien dans ses bras. Cependant ce n’était rien comparé à ce qu’il venait de lui dire. Il espérait que Lian avait bien tout enregistré car il ne serait probablement pas capable de le redire. Cette fois c’était sorti tout seul, difficilement un peu, et parce qu’il avait senti son cœur se serrer. Il avait voulu faire un effort et il l’avait fait. Mais le plus gros effort qu’il fit fut quand il s’excusa. Il fronça les sourcils parce que Lian venait de faire la même chose. Il ne comprenait pas pourquoi. Pourquoi s’excusait-il ? Il était la victime dans l’histoire non ? Charlie ne voulait certes pas l’avouer mais comme cela sonnait faux quand ça sortait de sa bouche, il réalisait que vraiment, Lian n’avait jamais rien fait de mal. Au contraire, il avait toujours encaissé sans trop broncher. Du moins, jusqu’à maintenant. « Tu m'as devancé. Je m'en veux pour aujourd'hui. Je serais là, comme avant. » Un énorme, non gigantesque, sourire prit place sur les lèvres du plus jeune. Son cœur s’était mis à battre encore plus. Un bonheur indescriptible l’envahissait. Il ne put le contenir bien longtemps puisqu’il se jeta littéralement dans les bras de Lian. Il le serra si fort qu’il aurait pu l’étouffer. Ils étaient décidemment incapables de rester fâchés, ils s’aimaient beaucoup trop. Ils avaient trop besoin de cette proximité et de cet amour.

D’ailleurs, il n’arrivait pas à arrêter de penser à ce baiser langoureux qu’ils avaient échangé il y a quelques secondes à peine. Impossible de se le sortir de l’esprit. Cela n’avait jamais été aussi tendu entre eux. Lian ne l’avait jamais embrassé comme ça. Et il ne pensait pas qu’il aimerait autant ça. Oh, il savait ce que les gens autour d’eux diraient s’ils apprenaient ça. Mais jamais ils ne seraient au courant. Tout ceci c’était entre eux, seulement entre eux. Tout le monde devait se douter ou s’imaginer qu’il se passait quelque chose mais ils n’auraient jamais la vérité. Elle leur appartenait. Ces moments leur appartenaient. Leurs lèvres se frôlaient et se cherchaient toujours. Elles étaient faites pour se toucher, pour embrasser. « Tu te fiches de moi ? » Charlie secoua doucement la tête de gauche à droite avec un sourire beaucoup plus malicieux. Pas du tout. Il voulait qu’ils recommencent. Il voulait effacer le mauvais par le bon. Il désirait oublier tout le mal qu’ils s’étaient faits, qu’ils se feraient sans doute encore en combattant le mal par le mal, en continuant de dépasser les limites. Charlie ignorait ce qu’il faisait. Lian surement aussi. Il ne savait pas où est-ce que cela pouvait les mener, jusqu’où ils pouvaient aller avant que ça devienne vraiment trop bizarre. Mais Charlie allait se laisser porter. Il n’y avait de toute façon jamais eu de véritables limites entre eux. Chaque limite avait un jour été dépassé. Et peut être qu’il fallait aujourd’hui en dépasser encore une autre. Il laissa Lian le guider jusqu’à son lit et n’hésita même pas une seule seconde à s’installer sur ses cuisses. Il n’y avait plus rien de gênant à ça depuis des lustres. Leurs lèvres se retrouvèrent pour son plus grand bonheur. Il aimait trop l’embrasser. Tant pis si deux amis n’étaient pas sensé faire ça. A quoi bon se priver quand ça nous fait du bien ? Les mains de Lian sur son torse étaient brulantes. Tout comme sa peau. Impossible cependant de dire si cela venait de sa fièvre ou bien de son excitation. Sa tête bascula en arrière offrant sa peau à ses délicieux baisers. Ils se tenaient à ses épaules pour ne pas tomber en arrière et parfois le griffer légèrement en serrant trop fort son t-shirt. Quant au sien, Lian venait de le relever et s’attaquer maintenant à son torse. Ils n’étaient jamais aussi loin mais Charlie n’avait jamais trouvé ça aussi exquis. Il ne comptait pas lui dire de s’arrêter. Allaient-ils seulement pouvoir s’arrêter ? Cet ordre ne risquait pas de venir du plus jeune en tout cas puisqu’il aimait bien trop ce que Lian était en train de faire. Son corps était pris d’assaut par des frissons tels qu’il gigota un peu et laissa échapper un petit éclat de rire. Il se mordit la lèvre au passage de sa langue sur son téton, et baissa à ce moment les yeux, rencontrant le regard de Lian. Le sien pétillait d’envie. « Ce genre de choses te dérange ? » Lian secoua encore la tête mais plus vivement qu’avant et l’embrassa du bout des lèvres. « Du tout. » Répondit-il le plus simplement du monde. Il soupira alors qu’il continuait de baiser sa peau et un nouveau sourire se déploya sur ses lèvres lorsqu’il déboutonna son pantalon. Avaient-ils le droit d’aller aussi loin ça ? Qu’est-ce qui pouvait de toute façon les en empêchait ? Il était trop tard. « Et ça ? » Un rire, un sourire, un baiser. Il se sentait si léger tout d’un coup. Il ne pensait plus à tout ce qui venait de se passer et il ne voulait pas penser à plus tard ou aux conséquences de leurs actes. « Non plus. » Articula-t-il sur un air de défi. « C'est dérangeant ? Je pense être encore plus près que prévu. » Pour toute réponse, Charlie vint lui voler un baiser. Ses doigts s’entrelacèrent dans la nuque du plus âgés qu’il caressa avec son pouce dans un même temps. Puis il frotta son nez au sien, comme un enfant il aimait encore jouer à ça. Même si un jeu bien plus passionnant commençait à l’accaparer. « Tu ne seras jamais assez près Lian. Je te voudrais toujours un peu plus avec moi. » Un baiser. « Parce que tu es à moi. » Il le lui répétait sans cesse parce qu’il ne voulait surtout pas que Lian l’oublie, comme si cela était possible.

A son tour mais sans baisser les yeux, sans perdre leur contact, il faufila ses mains sous son t-shirt. Ce n’était pas la première fois qu’il touchait sa peau à cet endroit mais c’était différent quand même. Il faisait glisser ses doigts très lentement parce qu’il essayait de le chatouiller un peu. Il sentait ses muscles finement dessinés. Lian était bien foutu. Elles passèrent sur son ventre, remontèrent doucement jusqu’à ses épaules en passant par ses pectoraux, et redescendirent en empruntant le même chemin. Charlie ne savait pas exactement ce qu’il faisait. Dans sa tête, tout était un peu confus. Pourquoi faisaient-ils ça ? Pourquoi ne pouvaient-ils plus s’arrêter ? Où est-ce que cela allait le mener ? Il en avait vaguement une idée mais il ne pouvait s’empêcher de penser que ce n’était pas bien, que ce n’était pas sain. Encore une fois, ils allaient trop loin et leur raison n’était pas assez forte pour les convaincre de s’arrêter là. Charlie se débarrassa de son écharpe qui avait dû gêner un peu le plus vieux. Elle rejoignit le sol. Après ça, il embrassa encore une fois Lian. Son front collé au sien, il murmura. « Enlève-le. » Et pour accompagner sa demande, il lui tira sur le t-shirt. Il ne voulait pas réfléchir, il ne devait pas. Si l’un ou l’autre se mettait à réfléchir ça allait tout simplement tout gâcher.
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Sam 28 Sep - 15:43


    Ils regrettaient tous les deux et le fait dans avoir légèrement parlé les avait en quelque sorte libéré. Lian, se sentait beaucoup mieux. La culpabilité s'en allait petit à petit, il préférait sentir son cœur battre contre sa poitrine, sa bouche fondre contre la sienne et les laisser s'unir en un baiser toujours plus différent des premiers. Il avait le goût de cigarette, un goût que Lian appréciait et qu'il appréciait encore plus sur les lèvres de son meilleur ami. Oui, parce que c'est ce qu'il était encore pour le plus vieux, il est vrai que son cerveau affichait ce petit plus au dessus de sa tête, mais ça ne pouvait pas être de l'amour, qu'en dites-vous ? C'était une première pour tous les deux, des baisers comme ceux-là ça n'existait pas dans leur relation, les petits bisous étaient suffisants, ils ne devaient pas aller plus loin. Malgré cette règle qu'il cessait de s'imposer, il avait fini par en demander un peu plus. Un peu plus, pourquoi d'ailleurs ? Après tout, ils n'étaient qu'amis, les amis ne font pas ce genre de choses. Ils ne peuvent pas se permettre d'avoir ce genre de manies et de contact. C'est interdit. Il le savait de son côté, mais ce jour-là, après une longue journée passait entre les quatre murs de la salle de classe à présent déserte, le cascadeur avait fait durer le baiser plus longtemps que prévu. Charlie ne l'avait pas repoussé, c'était comme si lui aussi apprécié ce contact avec lui, c'était comme s'il cherchait aussi à se trouver toujours un peu plus près de lui, toujours plus près. Les limites s'éloignaient, ils avaient déjà traversé la frontière et maintenant ils roulaient trop vite pour pouvoir s'arrêter. Rouler vers l'inconnu, le cœur battant, sans jamais savoir où tout ça les mènerait.

    Lian lui tenait à présent les mains, il l'entraînait en douceur, ce magnifique sourire dessinait sur ses lèvres, ses pouces caressant la peau de ses mains. Il croisa son regard, souriant un peu plus au sourire de son ami. Il heurta doucement le lit et s'installa tranquillement dessus, l'héritier s'installa cette fois-ci sur lui, les mains de Lian trouvèrent place sur le bas de son dos. C'est vrai, il n'était pas encore tout près, Charlie aussi était trop loin, il avait envie de le sentir davantage, en douceur, proprement. Sa bouche se posa sur la sienne, un baiser presque amoureux, un baiser avec ce cœur de douceur. Lian, l'être toujours très doux, beaucoup trop attentionné avec ce garçon. Il releva son t-shirt, embrassa sa peau, la lécha avec appétit, il s'acharna sensuellement sur l'un de ses tétons ressentant bien l'effet qu'il lui procurait. Stop, songeait un petit morceau de conscience dans sa tête, ça va beaucoup trop loin, continuait-elle. Il en avait conscience, mais il n'arrivait pas à s'arrêter, plus Charlie réagissait à ses provocations, plus il avait envie de lui montrer qu'il pouvait le faire monter encore plus haut, beaucoup plus haut. Il n'y a rien de mal, ils s'aiment comme des frères, ils s'aiment et c'est l'essentiel. N'est-ce pas l'un des critères que l'on utilise pour aller aussi loin ? Ce critère ne fonctionne-t-il pas pour deux amis ? Il n'y avait rien de mal à ça, Lian en était persuadé. Ils se regardèrent encore, Lian lui offrit un petit sourire, le regard de Charlie le rendait fou. Il ne pensait pas que ce genre d'attention pouvait gêner son cadet, mais c'était plus fort que Lian. Il ne voulait le forcer à rien, s'il lui avait demandé d'arrêter, il ne se serait pas fait prier, s'il avait trouvé ça étrange, Lian aurait peut-être prit conscience de ce qu'il se passait autour d'eux. La bulle aurait alors éclaté, mais au lieu de ça, ils s'enfonçaient, ils apprenaient à respirer avec ce nouvel air. L'air de leur petite bulle à eux, l'air que les autres ne connaissaient pas. « Du tout. » Lian s'humecta les lèvres comme savourer l'arrière de son petit baiser. Il pouvait donc continuer ? Lian tenta de le déstabiliser un peu, il reprit ses embrassades sur sa peau, la pinçant entre ses lèvres. Il déboutonna son bas, il releva les yeux coinçant le bout de sa langue entre ses dents, Lian avait parfois des allures d'enfant. Son rire léger le fit frisonner, il lui sourit à son tour, s'humectant à nouveau les lèvres pour profiter de ce goût de cigarette. « Non plus. » Il arqua un sourcil. Ça ne le dérangeait pas ? Il pensait pourtant être allé trop loin et pourtant, il avait eu tout faux. Il avait mal pensé. Ses doigts autour de sa nuque, ce petit baiser esquimau, cette facette de Charlie le faisait craquer. « Tu ne seras jamais assez près Lian. Je te voudrais toujours un peu plus avec moi. » Ah ? Il lui rendit son baiser. « Parce que tu es à moi. » Lian laissa son rire cristallin s'élever à travers la pièce, il était tellement sur de lui. « Je suis à toi, comme tu es à moi. Tu m'appartiens et je te marquerais sans cesse pour que tu ne puisses jamais m'oublier. » Il disait ses mots alors qu'il sentait les doigts de Charlie se faufiler sous son t-shirt, il sentait ses lentes caresses, il les sentait passer à travers ses muscles. Il ne put s'empêcher de retenir un rire, lui arrachant un petit baiser : « Même si tu n'es pas en mesure de le faire. » murmura-t-il d'une voix plus suave. Il retira enfin cette sale écharpe, l'envoyant valser à l'autre bout de la grande pièce. « Enlève-le. » Il leva les bras comme pour lui facilité la tâche, il se retrouva torse-nu face à garçon. Lian ne trouvait pas ça gênant, ils se connaissaient depuis tellement longtemps, ils s'étaient vus grandir et évoluer même au niveau corpulence, ça n'était pas la première fois qu'il se montrait en face de lui. Il posa un nouveau baiser sur ses lèvres. « Ce que tu vois est à ton goût ? » Il l'embrassa cette fois-ci un peu plus longtemps, sa langue frôla délicatement la sienne. Il releva le t-shirt de Charlie et le lui ôta à son tour. Stop, disait à nouveau cette voix. Il l'entendait de trop loin. Il fit glisser doucement le bout de ses doigts sur le torse de l'héritier, il tira un peu sur son jean et tout naturellement fit glisser ses doigts dans le boxer du garçon. Sa réaction lui arracha un petit sourire extrême. Il posa un baiser sur sa bouche et en le voyant basculer la tête en arrière, Lian lui saisit délicatement le menton à l'aide de l'autre main, il le tenait, il voulait apprécier chacune de ses réactions. Il laissa le bout de sa langue partir à la recherche de la sienne. Son regard rempli d'envie dans celui de son ami. Tout devenait naturel. Ça allait aussi trop vite entre eux, mais ça n'avait pas l'air de gêner Lian. Il appréciait chacun de sons, intensifiant les caresses sur le sexe de Charlie, il le regardait, l'embrassait. Cette voix le rassurant sur le fait que leur relation n'aura jamais de fin. « Tu es magnifique. »

    Douloureuse, mais sans fin.
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Sam 28 Sep - 18:15

On ne pouvait pas dire que Charlie était un homme très doué ou très diplomate dans ses relations. Les quelques petites amies qu’il avait eu ne devaient pas garder un très bon souvenir de lui. D’abord parce qu’il ne passait jamais assez de temps avec elles, préférant voir son meilleur ami. Ensuite parce que son caractère posait souvent problème. Enfin parce qu’il ne se souciait guère d’elles. Il ne pensait qu’à lui. En gros, il se comportait comme un goujat et se permettait en plus d’être très exigeant. Il fallait qu’elle soit jolie, intelligente, riche, enfin ce genre de critères superficielles quoi. D’ailleurs, bon nombre d’entre elles ne comprenaient pas qu’il soit du coup ami avec quelqu’un comme Lian. Que voulez-vous, leur histoire était extraordinaire. Impossible de la raconter, les mots n’auraient pas assez de force pour retranscrire tous les sentiments. Bref, Charlie avait de l’expérience et n’était donc pas sans savoir comment un couple se comportait. Il devrait donc comprendre que ce qu’ils étaient en train de faire là n’avait plus rien à voir avec de l’amitié. Ils n’étaient pas idiots. L’un comme l’autre avait conscience de ce qui était en train de se passer. Il réalisait bien qu’ils dépassaient ensemble les limites qu’il ne fallait pas dépasser. Les seules qui faisaient encore d’eux de simples amis. Quoique dans le fond, ce stade avait été franchi il y a longtemps déjà, non ? Une partie de lui savait ce qu’il ressentait exactement pour Lian. Seulement l’admettre amènerait plus de difficultés, plus de disputes, et plus de soucis que de bonheur. Du moins il résonnait de cette manière. Il préférait se voiler les yeux. Il était plus simple de jouer à l’imbécile aveugle que de se jeter à l’eau. Il s’agirait d’un trop risque que Charlie n’était visiblement pas encore prêt à prendre. Même si Lian était la chair de sa chair, sa moitié, son âme-sœur, tout ce que vous voulez. Aussi inséparables qu’il le pensait, il ne voulait pas tout gâcher. Car il avait trop besoin de lui. De plus en plus besoin de lui. Cela allait de pair avec son envie d’être plus proche, d’aller plus loin. Il l’aimait trop, beaucoup trop. Dire que Lian représentait sa vie entière ne serait même pas assez fort pour vous faire un idée de ses sentiments envers le plus âgé. Il était plus que vital qu’il reste à ses côtés. Il avait du mal à être loin de lui ces derniers temps. Il se sentait suffoqué pendant ses longs voyages où il ne le voyait pas. Il fallait qu’il se trouve dans ses bras, qu’il reçoive ses baisers pour être vraiment bien, vraiment heureux. Dans leur bulle, il se sentait bien, entier, comblé. « Je suis à toi, comme tu es à moi. Tu m'appartiens et je te marquerais sans cesse pour que tu ne puisses jamais m'oublier. » Il buvait ses paroles tout en parcourant son corps. Cela lui plaisait. C’était agréable à entendre. Et surtout c’était la vérité la plus véritable qu’il connaisse. Il n’existait pas sans Lian. Il ne pouvait pas l’oublier. Cela n’arrivera jamais. « Même si tu n'es pas en mesure de le faire. » Pour confirmer et approuver ce qu’il venait de lui dire, il l’embrassa avec une grande tendresse ainsi qu’une délicatesse infinie avant de lui sourire. De ce sourire que seul Lian avait le droit de voir. Il lui demanda d’enlever son haut, et dès que Lian leva les bras, Charlie exécuta sa partie du job. Encore un baiser. Ce n’était pas la première fois qu’il le voyait torse nu mais étrangement là c’était différent. Il s’attarda plus longtemps sur chaque courbe, chaque relief. Il comprenait les filles qui craquaient pour son meilleur ami, entièrement. « Ce que tu vois est à ton goût ? » Charlie hocha la tête. « Je crois que oui. » Et ils recommencèrent à s’embrasser mais seulement pour quelques secondes puisque Lian entreprit à son tour de lui enlever son t-shirt. Charlie se laissa sagement faire et reposa ses mains sur ses épaules.

Alors non, ils ne devraient pas être à moitié à poils, l’un assis sur l’autre, à se tripoter, s’embrasser. Deux meilleurs amis comme eux devraient plutôt être en train de jouer à un jeu de guerre bien violent tout en dévorant des pizzas. Y a des trucs bizarres qui se passent parfois hein, ça arrive ce genre de choses (ou pas). Surtout pas en fait quand ça va aussi loin. Sa tête bascula en arrière, les yeux mi-clos il ne put fixer le plafond que quelques secondes. Son cœur venait de donner un grand coup dans sa poitrine et il enchainait avec plusieurs autres du même style. Mais Lian le força à le regarder, et c’est à ce moment qu’un gémissement s’envola de ses lèvres charnues. S’en suivit des tas d’autres. Il essayait de les atténuer autant qu’il pouvait. Son regard brulait d’envie. Une sorte de voile l’avait recouvert comme s’il n’était plus vraiment sur terre. Tout se passait vite. Ils n’avaient pas le temps de réfléchir et pour dire vrai ils n’avaient probablement pas envie de le faire. Ils préféraient s’enfermer un peu plus dans leur bulle, se concentrer uniquement sur l’autre et oublier tout le reste, tout ce qui pouvait les faire souffrir. Cet instant présent leur appartenait et ils avaient décidé de se laisser guider, de ne pas retenir. Parfait. « Tu es magnifique. » Charlie soupira bruyamment contre les lèvres de son meilleur ami avant de réussir à lui répondre. « Je sais. » Pourquoi mentir ? Il savait que ses parents avaient fait du bon boulot en le concevant. Un visage d’ange, grand, élancé, des lèvres pulpeuses, et la liste ne s’arrêtait pas là bien entendu. Il faisait bon usage de ses charmes, aucun doute là-dessus.

Depuis avant, il se laissait guider par Lian. Il l’avait provoqué et donné toutes les commandes dans un même temps. Il se décida enfin à se réveiller et à prendre à son tour quelques initiatives. Il s’attaqua d’abord à son cou, à ses épaules, au haut de son torse, à tout millimètre de sa peau que ses lèvres pouvaient atteindre. Au début ce fut de petits bisous timides puis très vite il goûta plus franchement à sa peau. Il le mordait parfois gentiment. A partir de maintenant, difficile de reculer. Et ça risquait de devenir de plus en plus impossible. Parce que Charlie adorait ça. Il adorait que Lian le touche. Et oui, il prenait du plaisir. Ce n’était pas bien, ils ne devraient pas, bla bla bla. Puis fuck, c’était bon. Brusquement Charlie le repoussa, il se leva, puis tira Lian par le bras pour qu’il fasse de même. Ses gestes étaient confus, brouillons comme si ses mains tremblaient. Il entreprit de lui enlever son pantalon, il le fit lui-même descendre jusqu’à ses chevilles et la seconde suivante il se débarrassait. Pressé, excité, ailleurs, le souffle court, tout ça en même temps. Il lui sauta littéralement au cou et écrasa ses lèvres contre les siennes. Il aimait trop l’embrasser. Il aimait trop le goût de ses lèvres. « Je sais pas ce qu’on fait mais... je veux pas qu’on arrête. » Il s’empara à nouveau de ses lèvres pour les relâcher même pas deux secondes après. « J’ai pas l’impression de faire quelque chose de mal. » Et c’était la vérité. Certes, ça n’avait pas de sens. Il n’était pas idiot et voyait bien que ce n’était pas normal ce qu’ils étaient en train de faire. Mais ça ne lui semblait pas être une mauvaise chose. Il aimait ses baisers. Ils étaient sincères. Il aimait toucher son corps. Il le trouvait beau. Il aimait sentir les mains de Lian sur le sien. Il lui donnait des frissons. Alors quoi ? où était le mal dans tout ça ? Pour une fois que, justement, ils ne s’en faisaient pas. It feels right. Une de ses mains descendit jusqu’à son torse, au niveau de son cœur. L’autre continua son chemin jusqu’à beaucoup plus bas, entre ses jambes. Plus hésitant que Lian, il commença par le caresser à travers le tissu de son sous-vêtement. Les soupires qui parvinrent à son oreille lui donnèrent peu à peu confiance alors qu’il couvrait son meilleur ami de baisers. Tant pis s’ils dépassaient les limites que la bienséance leur imposait. Ses doigts se faufilèrent sous le boxer. Il n’avait jamais fait ça pourtant il ne trouvait pas ça bizarre. Au contraire, cela lui plaisir. Il faisait du bien à Lian, voilà tout.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 29 Sep - 20:16


    Lian ne réfléchissait plus trop. Sa raison le quittait petit à petit, le bon sens s'en allait et il se fichait pas mal de ce qui pourrait arriver par la suite. Seul l'instant présent comptait à présent pour lui. Charlie tout entier l'appelait. Il ne le repoussait pas, il avait l'air d'apprécier chacun de ses gestes, il avait même l'impression qu'il l'insistait à continuer, qu'il lui parlait silencieusement. Il n'avait pas pensé qu'en l'embrassant de cette façon, ils auraient pu en venir jusqu'à là. Ils n'avaient plus aucun contrôle, cherchant tout simplement à se faire du bien, à s'aimer à leur façon. Parce que oui, une partie de lui était au courant : il l'aimait. C'était clair comme de l'eau de roche. Pas cet amour qu'il lui avait porté pendant toutes ses années, pas cet amour fraternel. Il l'aimait comme sa mère avait aimé son père. Il en était devenu amoureux. Lian, ne faisait plus la différence depuis longtemps et c'est peut-être pour ça qu'il lui arrivait de confondre les deux. Entremêler ses doigts aux siens avait le don de faire palpiter son cœur, poser sa bouche contre la sienne lui faisait quitter la terre ferme. Il n'avait jamais su l'oublier, même en étant en couple. Il ne voyait que lui. La chaleur que ces filles lui avaient procurées n'avait rien à voir avec ce que Charlie lui donnait. Leurs paroles ne faisaient pas le poids, leurs caresses avaient un goût différent, un goût amer. Il lui appartenait, il ne pourrait jamais se résoudre à vivre sans lui. Que deviendrait-il ? Il abandonnerait tout, il n'aurait plus du tout goût à la vie. A cet instant, les lèvres du plus jeune se posèrent sur les siennes, les yeux de Lian se fermèrent délicatement pour en profiter le maximum possible. La nuit était loin d'être terminée, il savait que jusqu'au petit matin, ils iraient davantage plus loin, ils graviraient des montagnes et atteindraient le sommet.
    En plus de toutes ses qualités et de son caractère très doux, Lian était physiquement bien bâti. Le sport l'avait bien évidemment aidé à se forger un tel corps, les entraînements acharnés et les footings tôt le matin. Les filles – et même parfois les garçons – le félicitaient, le complimentaient. Mais pour lui, seul l'avis de son meilleur ami comptait. « Je crois que oui. » Lian afficha un large sourire. « Tu crois que oui ? » répéta-t-il doucement contre sa bouche. Inconsciemment, c'était à lui qu'il voulait plaire. C'était son regard qu'il voulait sans cesse capter, il se fichait bien des autres. Seul lui l'importait.

    Lian ne tarda pas à lui retirer son t-shirt, c'était sa peau nue qu'il voulait contre la sienne. Il la frôlait du bout de ses doigts, il appréciait davantage la douceur de sa peau, jusqu'à qu'il puisse les infiltrer dans le boxer du garçon. D'où lui sortait cette confiance soudaine ? Il se savait entreprenant, mais le sexe avec un homme, il ne l'avait jamais fait jusqu'au bout. Il s'impressionnait lui-même. Il bloqua sa mâchoire entre ses doigts fins tandis que l'autre main caressait avec plus d'entrain le sexe de son ami. L'entendre gémir l'excitait, le simple fait de savoir qu'il était la personne qui lui faisait autant d'effet l'excitait. Ils s'appréciaient, s'embrassaient parfois ne se lâchant jamais du regard. Il lui murmura alors qu'il le trouvait magnifique. Sa réponse le fit doucement sourire, puis rire, il colla ses lèvres contre sa clavicule, continuant ses douces caresses sur sa virilité à présent bien réveillée. Il relâcha le visage de Charlie qui embrassait à son tour sa peau, des simples petits baisers qui se transformèrent en petits pincements. Lian arrêta soudainement ses mouvements, il ferma les yeux et se contenta de profiter de cette douce et agréable torture. Les rôles s'inversèrent petit à petit, il retira vivement sa main de son boxer, Charlie se leva et sans attendre trop longtemps, il incita Lian à se lever lui aussi. A l'instant précis, il ne savait pas trop ce qu'ils faisaient à nouveau debout, ils auraient pu passer à l'étape « s'allonger sur le lit ». Mais, il comprit très vite ce qu'il se passait, il se débarrassa de son jogging ainsi que de son propre pantalon. Tout allait énormément vite, tout devenait bizarre. Il s'entendait respirer plus fort qu'à l'habitude, le souffle de son compagnon était aussi bruyant que le sien. Ils s'embrassèrent à nouveau, Lian encadrant son visage entre ses mains. « Je sais pas ce qu'on fait mais... je veux pas qu'on arrête. » Des baisers de plus en plus impatients. Lian apprenait à détester le fait qu'il coupe le contact aussi rapidement. « J’ai pas l’impression de faire quelque chose de mal. » Lui non plus. Ça le rassurait beaucoup. Ils ne faisaient rien de mal, ils se faisaient juste du bien parce qu'ils en avaient à présent besoin. Si c'était à refaire dans les jours à venir, cela ne gênerait pas le plus vieux. Si c'était à refaire pour toute leur vie, il le ferait sans cesse. Il posa délicatement ses lèvres sur les siennes. « Moi non plus. Est-ce qu'il y a quelque chose de mal à vouloir te faire du bien ? » Ils avaient cette logique à eux, cette logique que personne ne pourrait comprendre. Tout ce qu'ils entreprenaient été mal et serait douloureux par la suite. Son rythme cardiaque augmentait. Plus il le touchait, plus la sensation que lui fournissait son cœur était désagréable. C'est comme s'il allait exploser. Il suivit le trajet de ses mains et étouffa un faible gémissement lorsque ses doigts se mirent à le toucher à « ce niveau-là ». Il s'approcha un peu plus de lui, posant sa main sur son épaule. Lian chuchota le prénom de Charlie. Ils s'infiltrèrent dans son boxer et frôlèrent son sexe, il ne put retenir un gémissement, sa tête retombant sur l'épaule de son ami, il gémissait pleinement. La sensation était agréable, plus agréable qu'avec n'importe quelles filles. Les caresses avaient beau être timide, il lui procurait un bien fou et plus elles s'intensifièrent, plus Lian gémissait de plus en plus fort, il lui mordillait la peau du cou. Bien sûr que non, il n'y avait rien de mal à tout ça.   

    Il le saisit délicatement par le poignet l'incitant à arrêter, il voulait qu'il vienne tout de suite ? Il n'en avait pas fini avec lui. Il le trouvait toujours trop loin, il le voulait encore plus près, toujours plus près. Il se débarrassa tout doucement du boxer de Charlie, le faisant glisser le long de ses jambes, il ne tarda pas à faire la même avec le sien. Il l'allongea après ça sur le grand lit, lui écarta lentement les jambes et vint poser sa bouche contre la sienne. « Tu l'as déjà fait ? » Silence. Avec un homme ça devait être tellement différent. « I don't wanna hurt you. » lui susurra-t-il à l'oreille. Il avait utilisé cette langue que Charlie parlait parfois plus jeune, cette langue que Lian n'avait jamais comprise jusqu'à qu'il entre au collège. C'était peut-être la seule matière dans la laquelle il s'en sortait, la seule qui l'attachait encore à Charlie.  
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Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 30 Sep - 9:44

Quelques fois, il arrive que les sentiments changent ou évoluent. Il se peut aussi qu’ils s’atténuent ou s’en aillent. Dans leur cas, leur relation n’avait fait que se renforcer d’année en année. Les liens s’étaient resserrés toujours un peu plus. Jusqu’à ce qu’ils deviennent si fusionnels que ça en était dangereux. Bien qu’ils soient des plus sincères dans leur amour l’un envers l’autre, il s’agissait d’un amour malsain car dans un sens interdit. Charlie ne s’autorisait pas à l’aimer, ses parents n’aimeraient surtout pas découvrir ce qui se passait entre eux, et peut être que Lian avait trop peur pour se dévoiler. Toutes sortes de limites différentes qui les empêchaient avant d’aller aussi loin. Sauf qu’aujourd’hui une dispute pas comme les autres avait eu lieu. Pour la première fois Charlie s’était pris en pleine face la vérité qu’il veuille l’admettre ou non. Lian lui avait dit tout ce qu’il ressentait, tout le mal qu’il lui faisait. Quelque chose s’était débloquée chez lui, et chez son ami aussi. C’est pour ça qu’ils avaient dérapé, qu’ils allaient aussi loin. Finalement, c’était ce que Charlie avait toujours voulu. Il ne trouvait pas bizarre de l’embrasser, de le toucher. Cela ne le gênait pas qu’il lui fasse du bien. Il se prenait plaisir à gémir sous ses caresses. Il appréciait ce que Lian lui faisait ressentir. Cela n’avait rien à voir avec ce que toutes les demoiselles qui avaient défilé dans son lit avaient pu lui faire. Ce genre de choses c’est toujours mieux quand de véritables sentiments sont en jeu mais c’est aussi plus douloureux après. Charlie ne voulait cependant pas réfléchir. Pas maintenant. Il ne voulait pas se prendre la tête. Il voulait profiter. Il n’était plus question de lutter ou de se retenir. Tout passait par leurs gestes, par leurs baisers. Ce soir, ils allaient peut être faire une bêtise mais une merveilleuse bêtise qu’il ne pourra probablement pas regretter. Il désirait Lian. Ils s’étaient si longtemps cherchés, provoqués, voilà enfin le résultat. Cela ne signifiait pas qu’il lui ouvrirait enfin son cœur mais il s’agissait en tout cas d’un bon début. A son tour de lui faire du bien. Il se débarrassa du jogging de son ainé et osa prendre quelques initiatives. Il n’avait jamais eu ce genre de contacts avec un autre homme. D’ailleurs, Lian était le seul qu’il n’ait jamais embrassé. Cela le dérangea les premières secondes puis il prit de plus en plus confiance en lui au point de glisser ses doigts sous son boxer. Non, ce n’était pas grave ce qu’ils faisaient. Ils le faisaient parce que c’était ce qu’ils auraient du faire depuis longtemps. Il fallait qu’il se rende à l’évidence. Qu’il accepte ce que tout le monde savait déjà. L’entendre gémir, sentir son souffle dans son cou, tout ça lui donnait des frissons dingues. De son autre main il dessinait des cercles dans sa nuque, jouait avec ses cheveux alors qu’il s’activait plus bas à lui faire toujours plus de bien. Il ne pensait pas un jour qu’il aimerait autant donner du plaisir. Il avait donc été un bien mauvais amant pour toutes ses anciennes conquêtes. Il parsema le cou de Lian de baisers, pinça sa peau entre ses dents, et soupira de bonheur. Il n’était plus loin.

Lian l’arrêta d’un coup, et Charlie leva un regard étonné vers lui. Déjà ? Il fallait déjà passer à la vitesse supérieure ? Jusque là Charlie ne s’était pas posé trop de questions sur le pourquoi du comment de la chose. Il n’était pas idiot, il savait parfaitement comment ça se passait quand deux hommes couchaient ensemble seulement il ne pensait pas vraiment avoir à passer lui aussi à la casserole un jour. Il cacha ce moment de panique tant bien que mal ce moment de panique et s’accrocha aux épaules de Lian pendant que celui-ci se débarrasser de son sous-vêtement. Rien de très gênant normalement. En tant que sportif Lian avait pris bien des douches à poils en compagnie d’autres hommes sauf que là ce n’était pas vraiment n’importe qui. Il se mordit la lèvre en le voyant faire de même. Il faisait beaucoup moins le malin. Peu fier le Charlie. Son cœur battait à deux cent à l’heure, et il suffisait de jeter un coup d’œil plus bas pour avoir la preuve qu’il en avait bien envie mais vraiment ? Ils allaient vraiment le faire. Là maintenant, ce soir, dans son lit ? Il n’était plus qu’une poupée de chiffon. Il se laissa entièrement guider par Lian, s’allongea doucement sur lit en essayant de calmer ce tourbillon de pensées. Il écarta les jambes sans montrer aucune résistance. Oui, donc il allait vraiment y passer. Il chercha dès qu’il le put les lèvres de son meilleur ami pour se calmer et retrouver un peu de douceur. Ils auraient peut être dû ouvrir une bouteille avant. Ça l’aurait empêché de trop y penser. « Tu l'as déjà fait ? » Charlie fronça les sourcils. Pour qui le prenait-il ? Il n’était pas homosexuel. Enfin, il commençait à se poser sérieusement des questions mais quand même. « J’ai une tête à coucher avec des hommes, dis-moi ? » Ah, voilà le vrai Charlie. Avec cette véhémence qui lui correspondait si bien. Il ne pouvait décidemment pas s’en empêcher. Il démarrait toujours au quart de tour. « I don't wanna hurt you. » Ces quelques mots en anglais l’apaisèrent immédiatement. Il s’en voulut dans la seconde pour ce qu’il venait de dire. Il trouvait tellement mignon l’accent de son meilleur ami. Lui n’en avait pas, il parlait anglais depuis son plus jeune âge. Sa mère lui avait toujours parlé en anglais. Il ne se souvenait même pas l’avoir un jour entendu lui parler en chinois. Il se rappelait aussi que Lian lui demandait toujours ce qu’il disait quand il s’exprimait dans la langue de Shakespeare mais à présent qu’il la maîtrisait presque aussi bien que lui, il n’en avait plus besoin. Un petit sourire illumina son visage et chassa son air inquiet. Il prit le visage de son meilleur ami entre ses mains et déposa plusieurs petits baisers sur sa bouche. « Since it’s you, I’m okay with it. » Il l’embrassa cette fois-ci du bout des lèvres et entoura sa taille avec ses longues jambes le faisant tomber contre son corps. Il caressait son visage, chassa ses cheveux en arrière et comme précédemment joua au chaton en frottant son nez avec le sien. « Faisons-le Lian. » Il ravala bruyamment sa salive. Allait-il oser le dire ? Pouvait-il le dire comme ça ? « Fais-moi l’amour. » Comme c’est bizarre de demander ça à son meilleur ami. Mais là, c’était vraiment ce dont il avait envie. Il désirait Lian, corps et âme. Il n’allait plus avoir l’impression qu’il était loin de lui. Ils ne pourraient pas être plus proches, plus unis que ça.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 30 Sep - 21:19


    Lian se sentait léger, la présence du garçon l'apaisait, il n'y avait pas plus simple. Depuis l'enfance, il avait sur mettre le plus jeune en paix. Ils avaient appris à se comprendre, à se soutenir dans les moments les plus difficiles de leur adolescence, ils se prenaient la main à l'abri des regards, se lâchaient des petits regards. Ils s'appréciaient, de plus en plus fort, toujours plus profondément. Que dirait ses proches s'ils apprenaient l'envers de cette relation ? Lian, apercevait déjà le tableau. Les doutes de sa mère seraient à présent fondés, elle qui lui avait maintes fois expliquer que deux garçons ne devaient pas se comporter de cette façon, ses disputes qui éclataient à tous ces retours à la maison. Elle pleurait en l'implorant d'arrêter de le voir. Et ses frères, alors ? Ils se ficheraient sûrement de lui, eux aussi avaient des doutes. Ils s'amusaient même à appeler Charlie par ce petit surnom débile « ta chérie ». « C'est aujourd'hui que tu vas voir ta chérie ? », « C'est ta chérie au téléphone ? » disaient-ils en pouffant de rire. Il détestait ça, il ne trouvait pas ça amusant et il détestait encore plus le fait que Charlie puisse discuter avec ses frères. Il faisait tout pour les écourter lorsqu'elles avaient lieu. Il ne leur faisait pas confiance et Charlie le savait, Charlie savait tout de lui. Il était le seul, le seul à qui il voulait s'ouvrir, la seule personne en qui il avait confiance. Si ça n'est pas des sentiments amoureux Lian, alors éclaircis-moi.
    Il ferma les yeux savourant davantage les caresses que son ami lui procurait. Il trouvait ça agréable, ses soupirs étaient de plus en plus bruyant. C'était agréable, une sensation qui le rendait de plus en plus impatient. Lui à l'habitude posé ne pouvait plus contenir tout ce désir en lui, il accélérait les choses. Il lâcha un dernier gémissement près de son oreille, alors qu'il lui mordillait le lobe de l'oreille. Il l'incita à arrêter ses caresses de plus en plus dynamiques, s'il l'avait laissé continuer, il était presque persuadé qu'il serait venu très rapidement dans sa main. Il posa un baiser sur son front, sur sa tempe, sa joue et puis ses lèvres, il essayait de le détendre du mieux qu'il pouvait. Il encadra son visage entre ses doigts pour approfondir un peu plus leur baiser. Il fit doucement glisser le boxer de son partenaire, puis le sien. Ils y étaient et Lian avait de plus en plus chaud se laissant totalement guider par ses envies, les voix de la raison étant à présent déjà trop loin pour lui faire à nouveau la morale. Il lui écarta lentement les jambes, pensant par la même occasion entre elles. La peau de leurs torses se frôlait, leurs souffles se touchaient. Les lèvres de Charlie ne tardèrent pas à rejoindre les siennes et Lian comprit qu'il n'était pas si rassuré que ça. Peut-être était-ce sa première fois ? Il se risqua même de lui poser la question. « J’ai une tête à coucher avec des hommes, dis-moi ? » Un large sourire sur ses lèvres, toujours sur la défensive. Il posa un bisou sur le coin de ses lèvres, un baiser papillon. Il voulait juste savoir, il ne voulait pas qu'il souffre, son but premier était de lui faire du bien, alors bon, il était curieux. Et puis après tout, il avait bien le droit de savoir, non ? Il ferma à nouveau les yeux, il devenait tellement docile au contact de ses doigts, des nouveaux petits baisers sur ses lèvres, des baisers auquel il répondit aussi. « Since it’s you, I’m okay with it. » Qu'es qu'il pouvait l'aimer son Charlie et il l'aimait encore plus lorsqu'il lui lâchait ce genre de phrase.

    De nouvelles embrassades, il le sentait encore plus contre son corps, il sentait ses jambes autour de sa taille. Lian le regardait droit dans les yeux, il le laissait le chouchouter, il le laissait prendre soin de lui avec des attentions adorables. « Faisons-le Lian. » Le dit Lian baissa les yeux. « Fais-moi l’amour. » Entre pote on peut aussi dire ce genre de chose ? Faire l'amour? Ah bon ? Ça n'est pas un simple coup de baise, il y avait bien des sentiments derrière tout ce bordel. Il posa un petit baiser sur ses lèvres, se redressant petit à petit. Lian laissa sa main glisser le long du garçon du chinois, cinq doigts, quatre doigts, puis trois, il descendait le long de son corps, enfin deux et puis un seul qu'il infiltra avec une extrême douceur dans l'intimité de son meilleur ami. Il ne put s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure lorsque son visage désireux ce déforma. La sensation avait l'air d'être plus dérangeante qu'agréable. Il le laissa s'habituer tout doucement à cette nouvelle présence en lui, il embrassait ses lèvres en lui murmurant des mots doux. « Je suis désolé. » lâcha-t-il même entre deux mouvements. Lui faire du mal, il détestait ça et c'était bien pour ça qu'il lui cédait plus ou moins tout. Il infiltra un second doigt lorsqu'il fut plus détendu. Il les bougeait lentement à l'intérieur de Charlie, les gémissements de douleur laissèrent place à ceux du plaisir. Il y allait tout de même doucement, il voulait qu'il s'y habitue le plus possible, la paume de sa main caressait ses testicules. Il ne le lâchait plus du regard, il appréciait de le voir dans cet état de « transe ». Lian se retira alors doucement, il se redressa un peu plus plaquant ses mains au dessus de sa tête. Ils se regardaient encore, Lian lui souriait, il l'embrassait, entamant des frictions entre leurs deux bas-ventre. La température de la chambre était de plus en plus chaude, tout son corps le ressentait. L'ambiance de plus en plus excitante.
    Il entra en lui lorsqu'il jugea que Charlie était prêt à l’accueillir. Il y avait été toujours très doucement, le bout de ses lèvres frôlaient celle de son amant. Il effectua un premier va-et-vient, quelque chose de lent qui se devait de l'exciter autant que lui. Il entama avec un second mouvement jusqu'à prendre un rythme beaucoup plus régulier. Lian faisant écho aux gémissements de Charlie, Lian ne voyait que Charlie.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mar 1 Oct - 17:45

Est-ce qu’ils pouvaient vraiment faire ça ? C’est ce que la raison voudrait qu’ils se demandent. Ni l’un ni l’autre ne paraissait vouloir y songer ou se questionner. Ils ne réfléchissaient plus vraiment. Ils étaient focalisés sur l’autre, sur le plaisir de l’autre, sur leurs baisers. Ils avaient décidé. Ils dépasseraient la dernière limite ce soir. Si Charlie semblait confiant au début, bien que peu entreprenant, il n’arrivait clairement plus à faire le malin. Il se cachait derrière une agressivité non-justifiée mais qui heureusement n’eut pas l’air de contrarier son meilleur ami. Lian était plus qu’habitué à ses réactions exagérées. Pour ça et des tas d’autres défauts, Charlie n’était pas exactement le genre d’amis qu’on aimerait avoir. Dans leur relation, il se montrait plus désagréable qu’agréable. Les moments où il se transformait en nounours en quête d’amour étaient beaucoup plus rares que ceux où il balayait tout sur son passage. Il comprenait que ce soit difficile pour Lian de tout supporter et de prendre constamment en plein visage des insultes mais il ne pourrait pas véritablement le changer. Charlie savait qu’il avait des efforts à faire, qu’il blessait son ami beaucoup trop souvent, et qu’il le mettait à terre. Il risquait de le perdre à tout moment. Car il avait peur lui aussi. Peur qu’à force de se comporter ainsi Lian finisse par lui claquer la porte au nez. Bien plus peur que Lian ne devait se l’imaginer. Il l’aimait tellement. Beaucoup trop pour qu’on puisse appeler encore ça de l’amitié évidemment. Un jour peut être qu’il osera lui dire, peut être qu’il se lancera et sera prêt à tout envoyer balader pour être avec Lian et juste avec lui. Mais il aurait tellement à perdre s’il faisait ça. Sa famille, son honneur, son héritage. Pourtant, il y songeait parfois. Il lui arrivait de se dire qu’il ne voulait pas de tout ça si ça devait se faire sans Lian. Il préfèrerait n’avoir que lui. Il serait sa seule et plus belle richesse. Charlie n’avait pas encore tout saisi à l’amour, et surtout pas à celui qu’il portait pour Lian. Mais à ce jour une page de leur histoire se tournait, ils avançaient vers l’inconnu. Charlie, peu rassuré, donna tout de même le feu vert à son meilleur ami. Il lui demanda ce qu’il ne pensait jamais avoir à lui demander et surtout ce qu’un ami ne devrait pas demander. Il était bête de ne pas se laisser totalement aller à ce bonheur, de garder une réserve car il était flagrant qu’il fondait sous les baisers de Lian. Son cœur battait à tout rompre, son corps entier était en feu, ses lèvres tremblaient lorsqu’elles rencontraient les siennes. Il y a des signes qui ne trompent pas. Son corps appelait celui de Lian. Il le voulait comme il n’avait jamais voulu quelqu’un d’autre. Aucune fille n’avait réussis à le mettre dans cet état. Et il ne pensait pas un jour qu’un homme y arriverait. Lian prenait grand soin de lui. Il le prépara à la chose avec une extrême douceur. De ce fait, plus tendu au début, grimaçant et râlant même par moment, il finit par se détendre plus rapidement qu’il ne l’avait prévu. Les sons qui s’échappaient désormais de sa bouche illustrant le plaisir qu’il prenait enfin. Dès qu’il le pouvait il embrassait Lian entre un gémissement et un sourire. S’il n’était pas au paradis, alors où se trouvait-il ?

Bien sur ils n’allaient pas en rester là et ce que Charlie redoutait le plus allait bientôt arriver. Pendant un moment il avait presque oublié, trop occupé à prendre du plaisir mais lorsque Lian s’arrêta et se repositionna, il comprit que ça y est, c’était là, maintenant, tout de suite. D’ailleurs, cela le stressait. Plus tendu encore qu’avant, Lian pouvait clairement lire dans ses yeux combien ça l’effrayait. Comprenez bien, un hétéro sur le point de se faire sauter par son meilleur ami, y a de quoi avoir un peu peur. Non pas qu’il n’avait pas confiance en Lian mais il se doutait bien que ça ne devait pas être une expérience des plus agréables au premier abord. Cependant, peur ou non. Il voulait le faire. Il eut tout de même un mouvement réfractaire et en posant sa main sur le torse de Lian, le stoppa un peu dans sa lancée. « Slowly please. » Puis le laissa faire. Un baiser sur sa bouche et il ferma les yeux. La peur ne suffisait pas à atténuer son désir. Il en crevait d’envie même. Il serra les dents aussi fort que possible lorsque Lian s’insinua en lui. Bon, ce n’était pas aussi terrible que ça finalement. Et ça allait passer en plus. Pendant tout ce temps, il n’avait pas lâché le regard de Lian. Il n’arrivait juste pas à s’en détacher. Ses yeux à lui brillaient. Heureux ? Un peu. Lian était-il assez proche ? Oui, enfin. Il profita de la cadence encore lente pour l’embrasser avec toute la douceur du monde ce qui l’aida en même temps à faire passer un peu la douleur.
Ses gémissements se transformèrent peu à peu et devinrent plus rauques. Il avait entouré la nuque de Lian de ses bras et le serrait si fort qu’on aurait dit qu’il avait peur qu’il s’arrête. Quelques gouttes de sueur perlèrent sur son front alors qu’il bougeait ses hanches pour le faire entrer plus profondément en lui. Quelques fois, quand il y arrivait, il lui volait un baiser, mais un baiser d’une seconde puis il lui souriait. A ce moment plus qu’à n’importe quel autre, ils étaient dans leur bulle. Plus rien autour d’eux. Ils ne pensaient qu’à l’autre. Pas de problème, pas de fake lovers, pas de raison de s’énerver. Ils prenaient du plaisir ensemble, ils s’en donnaient, ils s’aimaient sans penser au reste. Et comme ça faisait du bien, comme c’était bon. Charlie avait couché avec des tas de filles mais aucune ne l’avait fait se sentir aussi bien. Aucune ne l’avait véritablement emmené au septième ciel comme Lian était en train de le faire. Et au final, ce n’était pas si bizarre. Ça n’était pas désagréable du tout et il prenait du plaisir comme ça. Néanmoins, juste histoire de rester fidèle à lui-même, il susurra tout contre les lèvres de son meilleur ami. « C’est tout ? » Avec ce fameux sourire provocant que Lian devait connaître par cœur à force pour y avoir droit à chaque rencontre quasiment. Il ne faisait ça que pour l’embêter car il trouvait la performance de son ami bien honorable. S’il était comme ça avec les nanas, elles devaient prendre leur pied.
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