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 (+18) more than anyone. {bao lian.

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wo de mingzhi shi
Bao Lian
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au nom de l'étrange

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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Jeu 3 Oct - 22:04


    Leur amitié, c'était transformé en amour. Leur bulle, leur petit monde rien qu'à eux, tout ça prenait enfin un sens ! Le cœur de Lian le ressentait, il se sentait soudainement léger, tranquille, alors que ce qu'il se passait entre eux n'était pas spécialement net pour deux amis. Lian se sentait fier, aussi. Le simple fait de savoir qu'il était le premier homme qui le touchait de cette façon l'emplissait de fierté. Il était persuadé d'être l'unique sur ce tableau, aucun homme ne pourrait le remplacer de ce côté-là. Aucun ne pourrait prendre sa place, des comme Lian, il ne devait pas en avoir des masses. Non, il ne devait pas en exister tout court. Trop gentil, trop tolérant, trop calme et souriant. L'homme gentleman, l'homme de ses dames, le prince charmant et il se passait des autres surnoms. Les femmes avaient l'air de l'apprécier, apparemment, il avait un caractère agréable, sa présence était réconfortante. Il ne se fichait pas vraiment d'elles, il appréciait faire plaisir, mais lorsque Charlie était de nouveau dans son champ de vision le décor s'écroulait. Le reste n'avait pas d'importance. Complète-là. Complète ma vie. Tu sais Charlie, Lian a besoin de toi. Il a appris à vivre avec ton sale caractère, avec ta pauvre douceur. Il s'est mêlé à ta vie, à vos jeux de plus en plus malsains. Tu es son équilibre. Son monde, il ne tourne qu'autour de toi. Ils se sourirent. Son ami était tellement beau, il l'avait vu grandir de très près et plus les jours et les années passaient, plus il se rendait compte de ce changement en lui, cette beauté, ce charisme qui le gagnait davantage. Il voyait bien qu'il attirait les filles de leur classe et ça jusqu'au lycée ! Lian se sentait tellement inférieur. Lorsqu'il y repense, il se dit que l'adolescence est une période vraiment misérable, avec des tonnes de problèmes inutiles ! Puis, il avait commencé à prendre plus confiance en lui, Charlie le complimentait parfois, il lui disait qu'il le trouvait beau et ces fois-là, il le repoussait en disant qu'il racontait n'importe quoi, rouge comme une tomate. Mais il avait appris à aimer tout ça. Il le sentait plus sincère que les autres, il l'était toujours avec lui. Il posa ses lèvres sur son front alors qu'il l'entendait enfin gémir sous ses va-et-vient de plus en plus entreprenants, il essayait de lui procurer le plus de plaisir possible pour qu'il soit détendu au moment venu, pour que ça lui fasse moins mal. Il l'entendait gémir, encore, encore et encore, ce visage magnifique ce déformant sous cette vague de plaisir, le voir dans cet état le rendait presque fou. Il ne tarda pas à s'arrêter, voilà qu'il l'embrassait à nouveau et qu'il lui écartait un peu plus les jambes pour pouvoir bien être aligné. « Slowly please. »  Lian fut surpris, puis amusé, puis touché, tout ça à la suite. C'était tellement rare de le voir dans cet état. Il avait l'air paniqué. Il pouvait bien comprendre cette réaction venant de son meilleur ami, c'était nouveau pour lui. Il lui caressa la joue avec toute la tendresse qu'il avait, il posa ses lèvres sur sa tempe. Il serait tellement doux, tellement appliqué, il ne lui ferait aucun mal. En pensant ses mots, il entra doucement en lui, il y allait doucement, il ne brusquait rien essayant tout de même de lui procurer un plaisir lent et sensuel. Il avait l'air de lui procurer tellement de bien, Charlie le tenait fortement, il en demandait même plus en bougeant ses hanches. Lian avait légèrement accélérait la cadence, mais elle restait toujours lente. Il gémissait aussi, s'accrochant fortement aux draps, le simple fait de le voir dans cet état l'excitait.

    « C’est tout ? » Lian ne pu s'empêcher de sourire. « Tu faisais le peureux et maintenant tu fais le malin ? » Il lui attrapa délicatement la lèvre inférieure, puis y pécha un petit baiser. Il le provoquait encore. Lorsque ça n'était pas la distance, il s'attardait sur ce genre de détails ? Tsk, sale gosse. Il lui écarta un peu plus les jambes, s'accélérant le mouvement les étaient toujours aussi sensuels, toujours aussi « amoureux », il voulait qu'il y prenne goût, qu'il gémisse davantage, il voulait lui faire toucher les étoiles, parce que pour Lian, Charlie n'y était pas encore. Toujours plus, un peu plus. Il accélérait, tapant un peu plus loin un peu plus fort. Sa main droite s'était posée sur sa hanche comme pour lui en demander encore. Lian le regardait, l'embrassait lorsqu'il ne gémissait pas. Il laissa sa main glisser sur son ventre, sa main empoignant son membre et il le masturba avec beaucoup d'entrain. Le bruit de leurs peaux qui claquent l'une contre l'autre. Il s'enfonçait entre sa chair, il avait énormément de mal à respirer.
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wo de mingzhi shi
Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Ven 4 Oct - 13:10

Il était en train de faire l’amour avec un homme. Pas n’importe quel homme. Alors rectifions : il était en train de faire l’amour avec son meilleur ami, celui qu’il connaissait depuis l’enfance, son plus vieil ami et ils se bouffaient des yeux. Charlie découvrait un sentiment nouveau mais qu’il avait toujours eu au creux de ses entrailles. Cette passion qui les consumait et les emportait dans cette folie ne ressemblait à rien. Elle lui donnait le tournis mais il trouvait ça agréable. Pour une fois, il se fichait de n’avoir aucun contrôle. Il s’offrait corps et âme à Lian. Il prenait un plaisir dingue à le sentir en lui. Il n’aurait jamais imaginé qu’ils en arriveraient un jour. Il ne pensait pas un jour coucher avec un homme et autant aimer ça. Seulement, ce n’était pas un hasard. C’était aussi bon pour une raison. Il le savait. C’était leur lien. Leur relation si indescriptible, si profonde. Ils étaient inséparables et pour la première fois ils faisaient réellement plus qu’un. Une erreur ? Oui, mais alors la plus belles qu’ils aient jamais faite. Celle qu’ils auraient dû faire depuis longtemps. Charlie devrait se rendre à l’évidence et plus tôt que prévu. Son âme sœur était à ses côtés depuis ses premières années et ne l’avait jamais quitté. Rien ni personne n’avait réussis à les séparer. Les mauvaises langues continueraient à parler et cette fois elles auraient de quoi faire. Charlie ignorait où est-ce que cela allait les mener mais face à tout ce qu’il ressentait il se doutait bien qu’une chose pareille allait se reproduire. Ils ne pourraient pas en rester là. Maintenant qu’ils y avaient goûté tous les deux ils n’arriveront plus à se retenir, à imposer les mêmes limites qu’avant. Comment pourraient-ils encore jouer la comédie après ça ? Impossible. Ce moment s’inscrivait dans leur mémoire comme le début d’un nouveau chapitre de leur longue histoire si compliquée et pleine d’obstacles. Charlie n’oublierait jamais cette nuit. Il se souviendra toujours de la façon dont Lian était en train de la regarder, de ses gémissements, de leurs baisers et leurs sourires. Une complicité complète, entière et vraie. Charlie en profitait même pour encore un peu l’embêter. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Il ne serait pas vraiment lui-même sinon. « Tu faisais le peureux et maintenant tu fais le malin ? » Charlie fronça un peu les sourcils, un peu piqué par cette remarquer mais s’adoucit immédiatement lorsque Lian l’embrassa. Il ne pouvait plus lui résister. Une main sur sa joue, l’autre dans ses cheveux. Il adorait le goût de ses lèvres. Il aimait la façon dont il lui faisait l’amour. La cadence changea sans devenir sauvage pour autant, gardant son caractère amoureux, passionné. Charlie tira légèrement sur la tignasse noire de Lian, un sourire discret mais perceptible sur ses lèvres. Tantôt il gémissait, tantôt il soupirait ou râlait. Lian l’emmenait loin. Il n’était plus sur terre. Il chercha sa bouche pour y déposer plusieurs baisers. Il s’accrocha à ses épaules, les griffa, pendant que son dos se décollé du matelas. Trop de sensations que son corps ne pouvait contenir que difficilement. Lian n’arrangea pas son cas quand il commença à le masturber. Son visage se déforma encore plus. Les yeux mi-clos, il le regardait. Il l’admirait plutôt. Il imprimait dans sa tête ses images, ses émotions et tout ce qu’il ressentait. Il voudrait lui dire. Il aimerait lui crier. Lian, je t’aime. Mais rien ne sortirait comme d’habitude. Il n’avait pas le droit. Il ne pouvait pas être réellement à lui. Ils ne devaient pas trop rêver. Ils aimaient être ensemble mais n’avaient rien à faire ensemble. « Tu me fais perdre la tête. » Lâcha-t-il avant de fermer les yeux et de se cambrer sous une nouvelle vague de jouissance. Il se cacha dans son cou, mordilla sa peau. « J’en peux plus. » Et c’était vrai. Avec tout ce que Lian donnait et lui faisait, il ne se trouvait plus très loin de ce qu’on appelle l’orgasme, le vrai. Il ne s’agissait pas de se vider les couilles comme avec toutes ses demoiselles, pourtant charmantes, qu’il avait rencontré. C’était bien différent. Bien plus intense. D’ailleurs, ce qui devait arriver arriva. Le fameux liquide blanc se déversa sur son ventre. Tous ses muscles se contractèrent à ce moment, son corps en trembla même. Il n’arrivait plus à respirer. Il manquait cruellement d’air mais ce n’était pas fini pour lui parce qu’il y avait encore Lian à satisfaire. En douceur, il le repoussa tout en l’embrassant avec une grande délicatesse.

Il tira sur son bras pour lui faire comprendre qu’il allait pouvoir se reposer, l’incitant par là à prendre sa place et s’allonger. Charlie ne perdit pas une seconde et vint s’installer sur son bassin. Mais avant de faire quoi que ce soit, il profita de cette petite pause pour l’embrasser longuement, langoureusement, amoureusement. Tout ce que vous voulez. Le genre de baiser de cinéma qui vous arrache des frissons. Il se redressa lentement, guida Lian vers son entrée, et descendit lentement. Il se figea quelques secondes pour contempler son ainé avant de commencer à remuer son bassin. Il prit appui de ses mains sur le torse de Lian. Il avait l’impression que sa tête pesait trois tonnes, et elle tombait parfois vers l’avant puis il la rejetait en arrière. Le rythme était irrégulier. Lent puis rapide et à nouveau lent pour revenir à rapide. Il ne savait pas si ce qu’il faisait était bien mais à en juger par ce qu’il entendait et par les mimiques de Lian, il ne devait pas trop mal se débrouiller. Il l’espérait en tout cas. Après tout, Charlie donnait toujours le meilleur de lui-même et voulait toujours exceller en tout. Ses performances au lit étaient toutes aussi importantes. Bien évidemment, cette expérience là était différente car il y avait quelque chose en plus que les autres fois à prendre en compte et c’était peut être là ce qui manquait. En tout cas, c’était ce qui leur avait manqué à eux. Charlie ne s’était jamais senti aussi complet. Lian le comblait. Il ressentait tout son amour, toute son affection pour lui. Il ne pouvait pas en douter à ce moment. La flamme qui brulait entre eux était magique. Il déplaça ses mains de chaque côté de la tête de Lian, et serra entre ses doigts les draps blancs qu’il faudra donner à la femme de ménage demain. Il pressa ses lèvres contre le front de Lian avant de coller le sien. Il le regardait dans ses yeux, gémissait en même temps, souriait parfois. Il lécha sa lèvre du haut avant de lui voler un énième baiser. Il voudrait que ça ne s’arrête jamais. Qu’ils soient assez performants pour continuer toute la nuit comme ça mais c’était humainement impossible, évidemment. Ils allaient devoir redescendre sur terre à un moment et alors quitter les étoiles. Mais ils y retourneraient bientôt.
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wo de mingzhi shi
Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 6 Oct - 14:48


    Et qu'adviendrait-il de tout ça ? Que se passerait-il après l'acte ? Son regard changera-t-il ? Le chinois n'avait pas envie d'y penser. S'il le faisait, il était persuadé qu'il reviendrait à cette réalité, au après et personnellement, il n'avait pas envie d'avoir mal. Sortir de leur bulle ce soir ? Non, il n'avait pas envie non plus. Il avait besoin de tout ça, de sa chaleur, de ses caresses dans ses cheveux et surtout de l'embrasser comme il était en train de le faire. Il avait apprécié ses lèvres autrefois, il aimait les toucher du bout des siennes, il aimait les appuyer un peu plus contre les siennes. A partir de ce jour, il aurait le droit aux petits bisous, mais aussi au plus intime. Parce qu'ils ne cessaient de merder, de s'enfoncer dans cette relation sans but et malsaine. Il ne percevait pas son avenir sans lui, il serait sombre, il n'existerait peut-être même plus. Un monde où Charlie n'y est pas, c'était inconcevable pour lui. Il était même prêt à vivre caché, le laisser commencer une nouvelle vie avec cette fille, le laisser reprendre l'entreprise familiale et profiter de sa présence lorsqu'il aurait du temps pour lui. Il avait surmonté tellement d'épreuves plus douloureuses, une de plus, une de moins, de toute manière qu'es que ça changera à tout ça. Si c'était le prix à payer pour le garder près de lui, Lian achetait. Il ne ronchonnerait, il souffrirait mais ne dirait rien. S'il ne pouvait pas l'avoir, il pourrait en mourir. Il aurait honte de lui avouer, même d'y penser, mais c'était la simple et unique vérité. Que ferait-il s'il n'était pas là pour lui ? Il effectuait des va-et-vient de plus en plus profond, quelque chose de plus sensationnel comme le plus jeune le lui avait demandé. Il tenait toujours les draps entre ses doigts, répondant aux gémissements de son ami. Il avait chaud, énormément chaud, se trouver entre ses fines jambes le rendait plus dingue que jamais. Il n'avait jamais imaginé un jour faire ce genre de chose avec Charlie, leur relation s'arrêtait à de simples bécots innocents. Le sexe ne pouvait pas exister entre eux, c'est impossible, interdit. Deux amis ne pouvaient pas en arrivée-là. Leurs bouches se cherchaient encore, des rapides, des plus longs, des moins longs, un brouillon comme il n'en avait jamais fait. L'excitation montait en lui, les mouvements de hanches plus intenses, il nicha le temps d'un instant son visage dans son cou, il humait son parfum, embrassait sa peau douce. Il ne s'en voudrait sûrement pas d'avoir franchi ce cap, de toute manière, il pensait au fond de lui que si ça n'avait pas été aujourd'hui, peut-être que ça aurait été demain, dans un mois ou dans quelques années. Ils perdaient tellement le contrôle, aucun des deux ne pensaient à arrêter l'autre. Ils se laissaient totalement porter par touts ses nouveaux sentiments de douceur.

    Faire l'amour avec un mec, il ne l'avait jamais vraiment fait. La chose s'était arrêté à la masturbation et ça n'était pas allé plus loin. Lian avait trop fumé, il avait trop bu, les composants chimiques de la drogue l'infectait. C'était la mauvaise aventure d'un soir. Ce soir, il regrettait les événements du passé. Lui aussi, il aurait aimé se sentir comme Charlie, partager toutes ses nouvelles sensations, ses décharges électriques, ce nouvel air. Avec un homme, ça devait être tellement différent. Il avait l'air d'y prendre son pied en tout cas. Il enroula ses doigts autour de sa virilité entamant de va-et-vient égaux au rythme de leurs deux bassins. Il le lui avait déjà dit, n'est-ce pas ? Le fait qu'il soit magnifique. Le visage de Lian se crispa, sa bouche laissa un faible soupir s'en échapper. Ô mon Dieu que c'était bon. « Tu me fais perdre la tête. » C'était pareil de son côté, il sentait ses ongles s'enfonçaient dans sa chair, son toucher était comme du dupliqué, la capacité de recevoir une quelconque douleur c'était évaporé. Il lâcha un faible soupir en le sentant mordiller sa peau. « J'en peux plus. » Il ne fit qu'accélérer le mouvement de son poignet, il voulait l'entendre gémir encore plus fort, toujours plus fort. Il pouvait le faire monter plus haut que n'importe qui ! Charlie éjacula entre leurs deux ventres, entre ses doigts. Il afficha un petit sourire, il avait cessé tous mouvements laissant le plus jeune se remettre de ses émotions. Il lui vola un petit baiser.
    Ce qui suivit, il ne le vit pas venir. Il tilta très tard que les rôles venaient de s'inverser, il avait laissé Charlie l'envoûtait à coup de baisers et de caresses. « J'ai une vue superbe vu d'ici. » Il se trouvait à présent sur lui, ses cheveux lui collaient aux joues, il avait ce léger sourire qui flottait sur ses lèvres. Son cœur ne cessait de battre lorsque ses lèvres rencontrèrent les siennes dans un baiser des plus sensuels. C'est de cette manière qu'on embrasse un simple copain d'enfance ? Ce baiser pesait tellement plus lourd que les autres, il avait en lui tous ses sentiments qu'ils se confessaient silencieusement, cette tendresse. Il entra à nouveau en lui, il ouvrit la bouche, un soupir plus fort s'échappa de sa bouche. S'il aimait qu'il soit aussi entreprenant ? Bien évidemment, ça lui donnait des tonnes de frissons ! Il attrapa les hanches de Charlie comme pour l'incitait à entrer et sortir de lui. Il se sentait en lui, il se sentait toucher le fond et ça lui procurait un tel plaisir. Lian respirait énormément fort, il gémissait de plus en plus fort, il murmurait par moment le prénom de son amant, il ne peut s'empêcher de jurer, de bouger ses propres hanches en essayant d'aller aussi loin que lui. Il le regardait, il se perdait dans son regard obnubilé par le désir.
    C'était là, enfin là. C'était maintenant. Voilà, il y était arrivé.
    Il lâcha un soupir rauque, basculant la tête en arrière lorsque sa semence se déversa en Charlie. Il avait fermé les yeux, le corps de son amant tomba sur le sien. Il avait atteint l'orgasme, c'était la première fois qu'il était allé si haut. Peut-être parce que les sentiments étaient là. Il s'humecta lentement les lèvres ses mains partirent se loger dans les cheveux du brun, il l'embrassa difficilement. Il avait horriblement chaud, cette chaleur lui prenait même la gorge. Il passa ses bras autour de la taille de Charlie posant un petit baiser sur le haut de sa tête.

    La température retombait. Le temps tournait à nouveau, mais il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était. Il fit doucement glisser le corps de Charlie à ses côtés. Ils se regardèrent et Lian ne put s'empêcher de lui sourire. « Tu le sais, hm ? » Tu le sais que je t'aime. Il avait énormément envie de le lui dire et d'un autre côté non. Cette révélation ne ferait que les faire souffrir davantage, ils se déchireraient et Lian n'avait pas envie de tout ça. La douleur qu'il ressentait au quotidien était déjà suffisante. Il ne voulait pas en rajouter. Son ami devait sûrement le savoir, il l'aimait c'était simple. Comment expliquerait-il tout ça ? Il l'enlaça, sa bouche sur sa tempe, il caressait les cheveux de son amant, il les enroulait tendrement entre ses doigts, les relâchait puis recommençait. « Et maintenant, je n'ai plus envie d'aller au boulot demain. Je suis trop bien ici. » Il colla tendrement ses lèvres contre les siennes sans pour autant l'embrasser, sa respiration était encore bruyante. « J'ai l'impression de t'avoir guéri de cette saleté de rhume. »

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wo de mingzhi shi
Wang Charlie
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Dim 6 Oct - 16:23

C’était ça faire l’amour. Cela n’avait strictement rien à voir avec tout ce qu’il avait connu. Parce que c’était avec un homme ? Non, pour tout un tas d’autres raisons. Finalement, son cœur était prisonnier depuis toujours. Il était enchainé avec celui de Lian qu’il le veuille ou non. D’où leur lien si fort. Et pendant qu’il ne battait que pour Lian, il avait oublié de battre pour les autres ou plutôt n’avait pas eu envie de le faire. Charlie n’avait jamais réussis à ressentir un tant soit peu d’affection pour les filles qu’il avait rencontrées et prétendument aimées. Il avait essayé d’y croire, de se forcer à ressentir quelque chose mais maintenant il comprenait que ça n’avait servi à rien, à rien du tout même. Il avait couché avec elles mais ne leur avait jamais fait l’amour. Il s’agissait là de son premier orgasme. La première et unique fois où il avait ressenti un plaisir tel qu’il en avait touché les étoiles. Honnêtement, il en était tout retourné. Il peinait même sérieusement à retrouver son souffle. Il pourrait s’évanouir tant la tête lui tournait. Mais il souriait. Il souriait heureux. Il se sentait bien. Il n’arrivait pas vraiment à réaliser ce qu’il venait de se produire. Lian avait d’ailleurs arrêté tout mouvement comme pour lui laisser le temps de redescendre sur terre. Ce que Charlie refusa bien évidemment. Pourquoi se contentait du minimum ? Puis comme il n’était pas un radin et ne souhaitait pas être un goujat pour Lian, il prit les choses en mains. On s’entend que si ça avait été une fille quelconque il n’aurait pas cherché plus loin, aurait tourné le dos et se serait endormi en moins d’une seconde. Là, il avait beau être épuisé il voulait que Lian aussi ne puisse jamais de chez jamais oublier leur première nuit, cette nuit si spéciale. « J'ai une vue superbe vu d'ici. » Charlie ne put s’empêcher de rire doucement à ce Lian qui trouvait encore le moyen de plaisanter. Il se pencha au-dessus de lui et nettoya son front de toute la sueur d’un revers de main. « Quel chanceux tu fais. » Il déposa un baiser sur le bout de son nez avant de l’embrasser comme il ne l’avait jamais fait. Il espérait faire passer un peu de ses sentiments. Lian ne les saisirait probablement pas tous mais comprendrait le plus important. Ce fut un baiser à la fois merveilleux et douloureux. Amoureux par tout ce qu’il sentait bouillonner en lui pour son meilleur ami. Malheureux parce que décidemment ils ne devraient pas se laisser aller ainsi. Ils allaient en souffrir. Ils souffraient déjà. Il ne fallait pas y penser, bien sur. Mais qu’est-ce que c’est difficile de ne pas penser. Histoire de vite oublier cette amertume, ils reprirent les choses là où ils les avaient arrêtées. Le sourire de Charlie revint en entendant tout le plaisir que Lian semblait prendre. Il faisait de son mieux pour qu’il entre toujours plus profondément en lui. Il en trembla plusieurs fois s’arrêtant pour mieux recommencer. Il essayait de ne pas fermer les yeux, de profiter du spectacle mais parfois un coup de hanche bien placé de son meilleur ami le faisait hurler de plaisir. Jusqu’à ce que voilà, le dernier mouvement l’achève. Il aurait voulu le voir jouir mais lui aussi bascula la tête en ailleurs. Son corps fébrile de tout ce qu’il était en train de ressentir. Cette sensation étrange que de sentir Lian se déverser totalement en lui. Il se mordit violemment la lèvre inférieure. Bon Dieu, qu’est-ce que ça avait été bon.
Ses muscles se relâchèrent presque tous en même temps et il s’effondra presque sur Lian. Il nicha son visage dans son cou pendant qu’il essayait de prendre son souffle. Tâche qui s’avéra bien difficile puisque Lian vint en plus l’embrasser. Il se débrouilla du mieux qu’il put pour le rendre soupirant longuement à la fin de celui-ci. Alors ça y est, c’était vraiment fini. Le retour sur Terre se faisait néanmoins beaucoup plus en douceur qu’il ne l’aurait imaginé. Aucune gêne ne s’installa entre eux et au contraire, Charlie avait encore plus de mal à lâcher son meilleur ami. Il se glissa juste à ses côtés, cala sa tête contre son épaule. Il mourrait littéralement de chaud. Il ne pouvait même plus penser à sa fièvre, sa migraine ou son mal de gorge. Il savait juste qu’il avait chaud, terriblement chaud mais que malgré ça il restait collé à Lian. Il aimerait que cette nuit ne se finisse jamais. Vraiment jamais. Il releva la tête et croisa le regard de Lian. Automatiquement un sourire naquit sur ses lèvres. Dire que l’une de leurs plus grosses disputes les avait menés à tout ça. Incroyable ce que la passion peut vous faire faire des folies. « Tu le sais, hm ? » Quoi ? D’abord Charlie faillit faire semblant de ne pas comprendre mais comme il n’était pas totalement idiot, les connexions se firent toutes seules et rapidement dans sa petite tête. Alors son sourire devint plus triste voir morose. Il embrassa Lian sur la joue avant de souffler doucement : « Oui, je le sais. » sans vouloir pour autant admettre que lui aussi, il l’aimait. Peut être que Lian s’en doutait et peut être aussi qu’il aimerait l’entendre mais s’ils s’avouaient leurs sentiments maintenant, qu’allait-il se passer ensuite ? Où cela les mènerait-il ? Charlie baissa tristement les yeux, c’était trop difficile d’essayer d’affronter tout ça.

Heureusement, la tendresse de Lian l’aida à évacuer un peu toutes les mauvaises ondes et il ronronna presque comme un chaton sous ses caresses. Il passa une jambe entre les siennes et une de ses mains se faufila dans sa nuque qu’il se mit à gratouiller du bout de ses doigts, jouant avec les plus petits cheveux. Au final, il était plutôt heureux de la façon dont les choses venaient de se dérouler entre eux. Il essayait de ne pas trop s’en faire concernant leur futur bien sombre mais bon c’était tout de même difficile. Il se posait tout un tas de questions. Il y avait tellement de non-dits entre eux. Tellement de choses qu’ils devaient chacun devinait pour comprendre l’autre. Tout était si compliqué entre eux ces derniers temps. « Et maintenant, je n'ai plus envie d'aller au boulot demain. Je suis trop bien ici. » Charlie réceptionna son baiser avec tendresse et lui en vola un deuxième. Il gigota comme s’il voulait retrouver un peu plus sa chaleur. Lui non plus n’avait pas envie de le quitter. Ils venaient à peine de se trouver. Et puis quelles retrouvailles en plus. « Malheureusement tu n’as pas le choix. » Il se redressa un peu et regarda en arrière sur son réveil l’heure qu’il était. « Et moi j’ai cours dans sept heures. » Tout d’un coup, sept heures ça semblait si court. Il voudrait tellement rester toute la journée dans les bras de Lian. Ils n’avaient plus beaucoup de temps devant eux et ça le rendait triste rien que d’y penser. « Qu’est-ce que c’était bien au lycée quand on pouvait encore sécher et rester à rien faire ensemble ou à jouer à un jeu débile. » Pourquoi n’avaient-ils pas profité de ces moments pour faire l’amour ? Peut être qu’ils étaient encore trop jeunes et trop innocents pour se rendre à l’évidence. Les sentiments devaient déjà être là à l’époque mais sans doute n’étaient-ils pas encore assez puissants pour qu’ils les prennent en compte. Puis surtout, tout était tellement plus simple avant. Ils se disputaient pour des broutilles et ne s’envoyaient pas des paroles blessantes au visage. Les choses avaient bien changé. Mais tout change, pas vrai ? Ils grandissaient surtout. Et à la veille de leur entrée dans le monde des adultes, tout leur paraissait déjà si difficile. « J'ai l'impression de t'avoir guéri de cette saleté de rhume. » Ah vraiment ? Charlie ne s’emballerait pas aussi vite. Normal en même temps, il était le malade en question et il se sentait encore bien pris au niveau de la gorge. Histoire donc de le provoquer et de l’embêter, il répondit de façon légèrement arrogante : « J’ai donc ta permission d’aller en cours demain. » Il rit, l’embrassa sur la bouche et choisit ce moment pour le quitter à contrecœur mais aussi parce qu’il avait l’impression qu’ils ne devraient pas trop s’habituer à tout ça. Leur bulle risquait à tout moment d’éclater. Il n’y avait rien de plus éphémère que leur bonheur. Il fouilla le tiroir de sa table de nuit à la recherche de son paquet de cigarettes et de son briquet, il mourrait d’envie de s’en griller. La clope après l’amour, il n’y avait rien de mieux. Il en prit une deuxième qu’il glissa entre les lèvres de Lian et il l’alluma également. Ils auraient pu être intelligent et parler calmement de leur situation, s’expliquer, poser les choses mais aucun n’avait l’air d’être prêt à faire ça. Charlie le dernier. Il voulait éviter cette discussion le plus longtemps possible. S’ils pouvaient l’avoir dans dix ans ce serait le top. Il se pencha pour attraper son boxer et l’enfila avant de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette laissant la fumée quitter ses lèvres. Il la regardait. Ça l’hypnotisait presque. Quand il baissa à nouveau les yeux, son regard se porta naturellement sur Lian. Un bon mètre désormais les séparer. Charlie ne comprenait même pas ce besoin qu’il avait d’à présent prendre ses distances alors qu’il mourrait d’envie de retourner dans ses bras. « On pourrait passer le weekend ensemble. » Même ça c’était devenu rare à cause des fréquents repas de famille auxquels il ne pouvait plus inviter Lian puisque Meilan venait à sa place. « Je ferais semblant d’être malade pour pas avoir à manger chez mes parents. » Quoiqu’avec sa crève il n’aura probablement pas besoin de jouer la comédie. « Tu veux ? » C’était avec plaisir qu’il enverrait balader sa famille pour passer du temps avec Lian. Il s'en voulait déjà de s'être éloigné de Lian. Décidemment avec Charlie c'était un pas en avant et deux en arrière.
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Bao Lian
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 7 Oct - 18:08

    Ce bonheur, il ne l'aurait avec personne d'autre. Il était le seul, peut-être même l'unique. Et malgré le fait qu'ils soient fait pour être ensemble, le fait qu'ils soient compatibles malgré certaines différences, ils ne pourraient pas vivre dans ce bonheur. Il leur était interdit. Parce que « les autres » serait probablement contre leur relation. Lian aurait trop peur, peur de devoir l'avouer à sa propre famille pour commencer et ensuite à celle de Charlie si ça devait être le cas. La famille de Charlie, c'était quelque chose d'autre, ils étaient riches, puissants, ils n'auraient aucun mal à l'écraser en cas de gêne. Il se sentirait honteux, il faiblirait rapidement à tout ce qu'on lui dirait, peut-être même qu'on lui rejettera la faute dessus. Dans tous les cas, ça ne pourrait jamais fonctionner comme ça, la fin serait trop tragique après cette révélation. Il voyait déjà Charlie s'en aller pour toujours, changer de pays pour y suivre ses études. Lian ne pourrait jamais l'accepter. La situation dans laquelle ils se trouvaient été finalement mieux que tout. Il continuait à vivre comme deux amis normaux, Lian était beaucoup moins présent aux côtés du plus jeune ce qui devait enchanté le père de ce dernier et ravir sa propre mère qui n'avait pas à faire semblant devant Charlie. Vivre cacher, oui, ça doit être la meilleure solution. Deux derniers soupirs brisèrent le silence. Le bruit de leurs respiration saccadés, des baisers et encore des baisers. Ils partageaient la même passion, les même sentiments. Oui, Lian le ressentait au plus profond de Charlie. Parce qu'il le connaissait plus que n'importe qui d'autre. Ils venaient de terminer de faire l'amour. Ils s'étaient procurés énormément de plaisir et Lian avait comme l'impression qu'on lui attaché la seconde menotte au poignet. Il était prisonnier pour de bon. Il ne pourrait jamais oublier ce qui venait de ce passer entre eux ce soir. Il ne ressentait plus ses membres, il était comme à plat, mort de chez mort. Plus mort qu'après un entraînement intensif. Ses doigts tremblaient encore sous ce désir qu'il avait ressenti et qui avait du mal à s'en aller. Pour une première fois, Charlie c'était débrouillé comme un chef. Il s'y prenait toujours bien. Il le regardait, lui avouant en quelque sorte qu'il l'aimait. C'était une chose que Charlie savait. Enfin, il savait surtout qu'il l'aimait comme un frère, comme un ami. Il le lui disait toujours lorsqu'ils étaient plus jeunes : « j't'aime fréro. » accompagnait d'un petit baiser sur la tempe. Et plus ils grandissaient, plus il s'abstenait de le lui dire, il préférait le lui faire comprendre à sa façon, par un simple baiser ou tout simplement comme aujourd'hui, par un simple : « Tu le sais ? » « Oui, je le sais. » le cœur de Lian manqua un battement, il afficha un petit sourire timide. Il savait qu'il l'aimait comme un ami, mais savait-il qu'il pouvait aussi l'aimer comme un homme ? C'est la question qui le perturbait. Il préféra se taire en lui rendant tout simplement son baiser sur la joue. Les tendresses enfantines reprenaient enfin leur place. Des caresses dans ses cheveux, un baiser sur son front. Il se mit à sourire lorsque Charlie commença à caresser les siens. Ils avaient l'air d'un petit couple, ils se rapprochèrent encore un peu plus. C'était un appel à ne pas aller au boulot demain, il préférait largement sa chaleur, aux cris des gamins dès le matin. « Malheureusement tu n’as pas le choix. » Lian fit la moue. Ça va, pas la peine de lui casser ses délires. « Et moi j’ai cours dans sept heures. » Il parlait encore d'aller en cours ? Il ne voulait pas se reposer ? N'empêche il ne l'avait pas entendu éternuer, ni même racler de la gorge pendant l'acte. Peut-être l'avait-il guéri ? Lian lâcha un petit rire, il était un genre de remède ! Il passa ses doigts dans ses cheveux, alors qu'il saisit sa main pour l'embrasser tendrement. « Qu’est-ce que c’était bien au lycée quand on pouvait encore sécher et rester à rien faire ensemble ou à jouer à un jeu débile. » La nostalgie s'installa automatiquement. Ils se revoyaient squatter chez lui, sa mère partait toujours très tôt au boulot et c'était de même pour son père. Ses frères étaient en internat du coup, ils avaient la maison pour eux tout seuls. Il se revoyait encore l'embrasser à cet âge-là, il se revoyait encore le caresser et s'endormir dans ses bras le temps d'une sieste. Avec le recul, le chinois voyait très bien qu'il n'avait jamais été indifférent au charme du plus jeune. Il lui plaisait inconsciemment. Il se sentait légèrement attiré, mais il était encore trop jeune. « Ouais, c'était le pied. Tu manques beaucoup à mon chez moi d'ailleurs. »
    Trop immature pour se l'avouer.

    « J’ai donc ta permission d’aller en cours demain. » Ah non! Ça n'est pas ce qu'il avait voulu dire, il ouvrit la bouche comme pour le contredire, mais les lèvres de Charlie se posèrent sur les siennes, il fut trop lent pour le retenir dans ses bras. Il l'avait déjà « abandonné ». Lian se mordit la lèvre inférieure, cet air triste collé au visage. Il se laissa tomber sur le matelas, se glissant sous les draps. Il aurait aimé lui faire la tête, lui demandait de revenir dans ses bras, mais il n'avait pas envie qu'ils se disputent à nouveau. Il avait vu sur son dos légèrement courbé, la fumée l'interpella alors, cette odeur de cigarette qui lui prenait à nouveau la gorge. Cette bonne odeur de tabac. Charlie ne tarda pas à lui faire partager ce plaisir, il le remercia à l'aide d'un simple mouvement de tête. Il lâcha un premier nuage de fumée toujours bien installé sur le lit. Il fixait le plafond. Il était perdu dans ses pensées. Le silence qui s'était installé entre eux était loin d'être gênant. Il avait commençait à l'apprécier. Ça lui faisait du bien. « On pourrait passer le weekend ensemble. » Il lâcha un nouveau nuage de fumée avant de croiser le regard de son ami. « Je ferais semblant d’être malade pour pas avoir à manger chez mes parents. » Il afficha un immense sourire. Il était prêt à faire ça pour lui ? Lian détourna le regard, n'arrivant pas à masquer ce stupide sourire. C'était plus fort que lui. « Tu veux ? » Il fit mine de réfléchir, la cigarette coinçait entre ses doigts. C'était tout de même tentant, non ? Un week-end pour eux tout seul. « Ce week-end, je suis en tournage à Hong-Kong. » Pour une fois que c'était lui qui se déplaçait et pas le contraire, il était presque fier de le lui annoncer. Il leva la tête, recrachant lentement cette fumée qui lui bousillé les poumons, puis il tourna la tête vers son meilleur ami, il avait senti son regard sur lui. « Tu peux toujours m'accompagner. Enfin, si tu en as envie. » Il pouvait comprendre que ce soit ennuyeux à regarder, qu'es qu'il y avait d’intéressant à sauter d'un pont, à faire semblant de se battre et toutes autres conneries de ce genre ? Le blasé du métier, c'était presque normal de faire ce genre de chose, comme prendre son petit-déjeuner. « Attends, t'es en train de bouder là ? » Lian se mit à rire à haute-voix, il ne se contrôlait plus. Il n'avait qu'à voir la tête de Charlie et il se remettait à rire.

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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 7 Oct - 19:24


    Ce bonheur, il ne l'aurait avec personne d'autre. Il était le seul, peut-être même l'unique. Et malgré le fait qu'ils soient faits pour être ensemble, le fait qu'ils soient compatibles malgré certaines différences, ils ne pourraient pas vivre dans ce bonheur. Il leur était interdit. Parce que « les autres » seraient probablement contre leur relation. Lian aurait trop peur, peur de devoir l'avouer à sa propre famille pour commencer et ensuite à celle de Charlie si ça devait être le cas. La famille de Charlie, c'était quelque chose d'autre, ils étaient riches, puissants, ils n'auraient aucun mal à l'écraser en cas de gêne. Il se sentirait honteux, il faiblirait rapidement à tout ce qu'on lui dirait, peut-être même qu'on lui rejettera la faute dessus. Dans tous les cas, ça ne pourrait jamais fonctionner comme ça, la fin serait trop tragique après cette révélation. Il voyait déjà Charlie s'en aller pour toujours, changer de pays pour y suivre ses études. Lian ne pourrait jamais l'accepter. La situation dans laquelle ils se trouvaient été finalement mieux que tout. Il continuait à vivre comme deux amis normaux, Lian était beaucoup moins présent aux côtés du plus jeune ce qui devait enchanté le père de ce dernier et ravir sa propre mère qui n'avait pas à faire semblant devant Charlie. Vivre cacher, oui, ça doit être la meilleure solution. Deux derniers soupirs brisèrent le silence. Le bruit de leurs respirations saccadées, des baisers et encore des baisers. Ils partageaient la même passion, les mêmes sentiments. Oui, Lian le ressentait au plus profond de Charlie. Parce qu'il le connaissait plus que n'importe qui d'autre. Ils venaient de terminer de faire l'amour. Ils s'étaient procurés énormément de plaisir et Lian avait comme l'impression qu'on venait de lui attacher la seconde menotte au poignet. Il était prisonnier pour de bon. Il ne pourrait jamais oublier ce qui venait de se passer entre eux ce soir. Il ne ressentait plus ses membres, il était comme à plat, mort de chez mort. Plus mort qu'après un entraînement intensif. Ses doigts tremblaient encore sous ce désir qu'il avait ressenti et qui avait du mal à s'en aller. Pour une première fois, Charlie c'était débrouillé comme un chef. Il s'y prenait toujours bien. Il le regardait, lui avouant en quelque sorte qu'il l'aimait. C'était une chose que Charlie savait. Enfin, il savait surtout qu'il l'aimait comme un frère, comme un ami. Il le lui disait toujours lorsqu'ils étaient plus jeunes : « j't'aime fréro. » accompagnait d'un petit baiser sur la tempe. Et plus ils grandissaient, plus il s'abstenait de le lui dire, il préférait le lui faire comprendre à sa façon, par un simple baiser ou tout simplement comme aujourd'hui, par un simple : « Tu le sais ? » « Oui, je le sais. » le cœur de Lian manqua un battement, il afficha un petit sourire timide. Il savait qu'il l'aimait comme un ami, mais savait-il qu'il pouvait aussi l'aimer comme un homme ? C'est la question qui le perturbait. Il préféra se taire en lui rendant tout simplement son baiser sur la joue. Les tendresses enfantines reprenaient enfin leur place. Des caresses dans ses cheveux, un baiser sur son front. Il se mit à sourire lorsque Charlie commença à caresser les siens. Ils avaient l'air d'un petit couple, ils se rapprochèrent encore un peu plus. C'était un appel à ne pas aller au boulot demain, il préférait largement sa chaleur, aux cris des gamins dès le matin. « Malheureusement tu n'as pas le choix. » Lian fit la moue. Ça va, pas la peine de lui casser ses délires. « Et moi j'ai cours dans sept heures. » Il parlait encore d'aller en cours ? Il ne voulait pas se reposer ? N'empêche, il ne l'avait pas entendu éternuer, ni même racler de la gorge pendant l'acte. Peut-être l'avait-il guéri ? Lian lâcha un petit rire, il était un genre de remède ! Il passa ses doigts dans ses cheveux, alors qu'il saisit sa main pour l'embrasser tendrement. « Qu’est-ce que c’était bien au lycée quand on pouvait encore sécher et rester à rien faire ensemble ou à jouer à un jeu débile. » La nostalgie s'installa automatiquement. Ils se revoyaient squatter chez lui, sa mère partait toujours très tôt au boulot et c'était de même pour son père. Ses frères étaient en internat du coup, ils avaient la maison pour eux tout seuls. Il se revoyait encore l'embrasser à cet âge-là, il se revoyait encore le caresser et s'endormir dans ses bras le temps d'une sieste. Avec le recul, le chinois voyait très bien qu'il n'avait jamais été indifférent au charme du plus jeune. Il lui plaisait inconsciemment. Il se sentait légèrement attiré, mais il était encore trop jeune. « Ouais, c'était le pied. Tu manques beaucoup à mon chez-moi d'ailleurs. »
    Trop immature pour se l'avouer.

    « J’ai donc ta permission d’aller en cours demain. » Ah non! Ça n'est pas ce qu'il avait voulu dire, il ouvrit la bouche comme pour le contredire, mais les lèvres de Charlie se posèrent sur les siennes, il fut trop lent pour le retenir dans ses bras. Il l'avait déjà « abandonné ». Lian se mordit la lèvre inférieure, cet air triste collé au visage. Il se laissa tomber sur le matelas, se glissant sous les draps. Il aurait aimé lui faire la tête, lui demandait de revenir dans ses bras, mais il n'avait pas envie qu'ils se disputent à nouveau. Il avait vu sur son dos légèrement courbé, la fumée l'interpella alors, cette odeur de cigarette qui lui prenait à nouveau la gorge. Cette bonne odeur de tabac. Charlie ne tarda pas à lui faire partager ce plaisir, il le remercia à l'aide d'un simple mouvement de tête. Il lâcha un premier nuage de fumée toujours bien installé sur le lit. Il fixait le plafond. Il était perdu dans ses pensées. Le silence qui s'était installé entre eux était loin d'être gênant. Il avait commençait à l'apprécier. Ça lui faisait du bien. « On pourrait passer le weekend ensemble. » Il lâcha un nouveau nuage de fumée avant de croiser le regard de son ami. « Je ferais semblant d'être malade pour pas avoir à manger chez mes parents. » Il afficha un immense sourire. Il était prêt à faire ça pour lui ? Lian détourna le regard, n'arrivant pas à masquer ce stupide sourire. C'était plus fort que lui. « Tu veux ? » Il fit mine de réfléchir, la cigarette coinçait entre ses doigts. C'était tout de même tentant, non ? Un week-end pour eux tout seul. « Ce week-end, je suis en tournage à HongKong. » Pour une fois que c'était lui qui se déplaçait et pas le contraire, il était presque fier de le lui annoncer. Il leva la tête, recrachant lentement cette fumée qui lui bousillé les poumons, puis il tourna la tête vers son meilleur ami, il avait senti son regard sur lui. « Tu peux toujours m'accompagner. Enfin, si tu en as envie. » Il pouvait comprendre que ce soit ennuyeux à regarder, qu'es qu'il y avait d'intéressant à sauter d'un pont, à faire semblant de se battre et toutes autres conneries de ce genre ? Le blasé du métier, c'était presque normal de faire ce genre de chose, comme prendre son petit-déjeuner. « Attends, t'es en train de bouder là ? » Lian se mit à rire à haute voix, il ne se contrôlait plus. Il n'avait qu'à voir la tête de Charlie et il se remettait à rire.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Lun 7 Oct - 19:28

Charlie ne se sentait pas à l’abri dans les bras de Lian. Au contraire, tout un tas d’émotions se bousculaient et se contredisaient. D’abord, c’était bien, il était heureux. Il avait des papillons dans le ventre. Il voudrait l’embrasser des heures sans s’arrêter. Ensuite la raison le rappelait à l’ordre, lui disait que ce n’était pas sain, qu’ils ne devraient pas. Puis son cœur essayait d’hurler plus fort qu’il l’aimait et qu’il se fichait du reste. Enfin la peur se mêlait à l’histoire en passant devant le cœur lui refilant ses angoisses. C’est pour ça qu’il prit ses distances, pour ça qu’il les prenait toujours. Un coup il le voulait contre lui et refusait de le quitter, l’autre il avait besoin de respirer parce qu’il avait l’impression de suffoquer quand il pensait au poids de leur relation. Trop de choses pouvaient venir perturber leur bonheur si fragile. S’ils se risquaient à se lancer là-dedans où cela les mènerait-il ? Sans doute pas vers une fin heureuse. Il souffla la fumée toxique vers le plafond avant de baisser les yeux vers Lian qui s’était à présent réfugié sous les couvertures. C’était difficile de mentir. Ça allait l’être encore plus. Il le trouvait beau. Il voulait être dans ses bras. Il l’aimait. Voilà la vérité. Celle qu’il connaissait mais refusait de prononcer. Leur histoire était vouée à l’échec de toute manière. Ils ne pouvaient pas envisager cette possibilité. Tout allait contre eux. Cela aurait été tellement plus simple si comme Lian, il était né dans un milieu quelconque. Ils auraient pu s’aimer. Il aurait tout envoyé baladé sans hésiter et même sa famille. Là, c’était plus compliqué. Habitué au luxe, il ne se voyait pas vivre sans. Egoïste ? Probablement. Préférait-il l’argent à Lian ? Surement pas. L’honneur et la fierté entraient aussi en jeu. Ils savaient qu’il décevrait ses parents s’il leur tournait le dos. Ils avaient tout donné pour lui offrir le meilleur du futur et lui il leur claquerait la porte au nez ? Quel fils indigne. Mine de rien il les aimait et ne voulait pas qu’ils souffrent. Il se faisait souffrir à la place, il sacrifiait le bonheur de Lian pour eux. Voilà, il réfléchissait encore trop. Il toussota tout en secouant la tête. Quel con, quel merdier cette histoire. Parfois, il se demandait où il serait s’il n’avait pas rencontré Lian. Peut être serait-il plus heureux ? Non, impossible. Il n’y avait que Lian pour le faire se sentir entier. Il tendit le bras vers lui, caressa sa joue du bout des doigts et lui sourit. « Ouais, c'était le pied. Tu manques beaucoup à mon chez moi d'ailleurs. » Il avait raison, c’était bien avant. Il se souvenait encore très bien de la chambre d’adolescent de Lian. L’image était si précise dans sa tête. Il ne pourrait peindre un tableau de ce genre concernant son chez lui actuel. Charlie y avait rarement mis les pieds. Il devrait y aller plus souvent. Peut être qu’il se sentirait mieux là bas. Sur cette pensée, l’héritier se pencha et déposa un baiser sur le front de son ami. « La prochaine fois je t’attends pas et je viens directement chez toi. » C’était une promesse indirecte qu’il lui faisait là. Il ne l’oublierait pas. Il allait le faire et avec grand plaisir. Le temps d’avant lui manquait tellement. Ils passaient de si bonnes soirées parfois sans se disputer, parfois à faire la sieste dans les bras de l’autre ou à regarder un film. On se rend compte de ce qui est précieux que lorsqu’on n’y a plus accès. Il aurait dû en profiter tant qu’il en avait encore la chance, avant que tout se complique, avant leur entrée dans le monde des grands. C’était mieux avant.

C’est en se remémorant tous ces bons souvenirs qu’il eut la bonne idée. Celle d’un weekend où il n’y aurait rien qu’eux. Un weekend pour eux. Une nuit comme celles qu’ils avaient l’habitude de passer ensemble autrefois. Il essaya de ne pas trop montrer son excitation soudaine en lui exposant son plan. Ce fut difficile pour lui de ne pas sourire. En même temps il était sur que Lian allait accepter. Il ne pouvait pas lui dire non après tout. Encore moins après ce qu’ils venaient de faire. Deux jours durant lesquels ils auraient l’occasion de recommencer des tas de fois. Mais en une phrase Lian le fit redescendre de son petit nuage tout doux. « Ce week-end, je suis en tournage à Hong-Kong. » Charlie fronça les sourcils comme s’il cherchait à voir si Lian était vraiment sérieux ou s’il se moquait de lui. Mais tout portait à croire qu’il ne lui racontait pas des bêtises, il ne mentait pas. Il devait vraiment s’absenter. Il avait réellement un tournage. Le visage de Charlie se ferma instantanément. Ça l’énervait déjà cette histoire. Il avait envie de le claquer. « What ? I mean seriously ? You must be joking. » Quelques fois, Charlie avait un peu du mal à concevoir qu’il n’était pas le centre du monde de Lian. Il ne semblait pas réellement saisir que l’autre avait aussi le droit de vivre. Il tira nerveusement sur sa cigarette. Il se retenait pour ne pas péter une crise là tout de suite. Il venait d’imaginer le weekend parfait et Lian envoyait tout valser d’un revers de main. En plus ça n’avait pas particulièrement l’air de l’ennuyer. C’était surement ce qui agaçait principalement le plus jeune. Il aurait au moins pu prendre un air affecté ou un peu tristounet. Il ne pouvait même pas se réjouir du fait que son ami avait un tournage puisque celui-ci pourrissait ses plans. Pourquoi ne tournait-il pas qu’en son absence ? Ce serait plus simple non. « Tu peux toujours m'accompagner. Enfin, si tu en as envie. » Charlie leva les yeux au ciel et croisa les bras sur sa poitrine. Comme s’il n’avait que ça à faire. N’importe quoi. Il ne voulait pas d’un weekend à le regarder faire le cascadeur mais rêvait d’un weekend dans ses bras où il lui ferait l’amour toutes les heures. S’il boudait ? Ouais, un peu. Non en fait carrément. Il était pas mal énervé aussi et Lian ferait mieux de ne pas en rajouter. Malheureusement c’est ce que l’ainé fit juste après en se foutant ouvertement de sa gueule. Lian le bouscula violemment pour qu’il s’arrête de rire. « Ta gueule Lian. » Cette fois, Charlie passait de l’ange au démon. Plus que colérique on pouvait facilement le considérer de lunatique. Il prit le temps d’écraser sa cigarette dans le cendrier qui se trouvait sur sa table de nuit puis se retourna lentement vers son meilleur ami. Attention, la tornade n’était pas loin. Encore une fois Charlie démarrait au quart de tour et Lian allait devoir tout se manger dans la gueule. Il ne pouvait pas juste lui dire qu’il acceptait de l’accompagner, que tout ce qu’il voulait c’était passer du temps avec lui. Non, il fallait d’abord qu’il passe par la case je te gueule dessus comme si t’étais du vieux poisson pourri. Mais bon, ce n’était pas comme si Lian n’en avait pas l’habitude. « Tu crois que j’ai envie d’aller te voir faire tes galipettes à la con là ! J’ai mieux à faire moi. » Encore cet air supérieur. Ce ton dégueulasse. Qu’est-ce qu’il pouvait être détestable. Comment Lian faisait pour l’aimer ? Pour rester avec lui après tant d’années. « T’en profitera pour en niquer une. Tu me diras si elles savent y faire là bas. » Mieux que moi, faillit-il ajouter mais il se retint. « Tu gâches tout Lian. » Ah non, ça c’est toi Charlie, n’inverse pas les rôles comme ça. Son discours ne voulait rien dire. Il s’énervait pour s’énerver parce qu’en vérité il avait envie de l’accompagner. Il était content qu’il lui propose mais Charlie, Charlie est bête et ne peut pas laisser parler ses sentiments. Il préfère hurler, c’est plus facile.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mar 8 Oct - 13:27


    Cette nuit magique qu'ils venaient de partager. Lian avait ressenti tous un tas de sensations, de sentiments à son égard. Un semblant de montagne-russe, sauf qu'il n'avait pas eu de vertiges ou cette envie de vomir. Il s'était senti tout simplement bien, rempli et surtout aimer. Ils avaient beau retomber tout doucement sur terre, la bulle résistait. Elle n'avait pas encore éclatée, la tendresse était toujours présente entre eux, les caresses, les baisers et ces étreintes délicates. Ils avaient l'air de deux amoureux à faire autant attention à l'autre. Lian l'aimait douloureusement, peut-être pas secrètement, mais il l'aimait et c'était une chose qu'il se devait de garder pour lui. Une fois qu'il ne pouvait pas lui dire, parce qu'il avait peur de vivre loin de lui, peur que tout d'un coup tout se complique un peu plus. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, il avait l'impression de vivre dans une histoire équivalente à celle de Roméo et Juliette. L'amour impossible entre deux êtres. Se pourraient-ils que la fin de cette histoire soit aussi tragique que celle des deux protagonistes ? Il passa sa main dans les cheveux du plus jeune, il était encore très proche, il sentait son souffle contre la peau de son cou et ça lui donnait des milliers de frissons, un autre baiser sur son front et Lian avait l'impression de fondre sous autant de tendresses de sa part. Il était doux, il l'avait parfois connu attentionné envers lui, mais il ne pouvait s'empêcher d'apprécier ces moments. « La prochaine fois je t'attends pas et je viens directement chez toi. L'idée était plaisante. Le voir dans son studio était rare, Charlie ne venait pas souvent dormir chez lui, du coup son odeur était rarement imprégner sur ses draps, sur ses vêtements ou même tout simplement dans l'air. Alors que chez sa mère, lorsqu'il retournait dans sa petite chambre, il avait comme l'impression qu'une odeur du plus jeune flottait quelque part. Ça l'enivrait, ça le faisait doucement sourire comme un con. Mais, il aimait ça. Ces pauvres petites choses avaient le don de lui arrachait un magnifique sourire et à le mettre d'attaque pour la journée.

    Lian n'eut même pas le temps de répondre, le plus jeune s'étant levé et abandonné dans les draps blancs. Il ne posa pas de questions, il ne lui demanda pas de revenir, après tout c'était son choix, il n'allait tout de même pas le forcer, si ? Il s'humecta les lèvres à l'odeur de tabac frais qui flottait dans la pièce. Ça lui donnait à présent envie de s'en griller une et comme si Charlie avait lu dans ses pensées, il lui en coinça une entre les lèvres. Il recracha la fumée de sa bouche, un nuage de forme s'en alla plus haut, il écoutait Charlie parler, il souriait. L'idée de savoir qu'il voulait bien de sa présence ce week-end lui faisait extrêmement plaisir. Le problème était qu'il avait déjà quelque chose de prévu pour ce week-end. Il n'avait pas eu l'occasion de le tenir au courant, mais il avait enfin décroché ce poste de cascadeur dans ce tout nouveau film. Le personnel avait l'air plus ou moins sympa, c'était une audition qu'il avait passé haut la main ! Et le réalisateur lui-même lui avait annoncé sa réussite. Ça l'avait touché, il avait été extrêmement fier de lui et lui Lian lui était reconnaissant. Il avait eu envie de partager sa joie avec le brun mais le simple fait qu'il lui annonce son absence du week-end donna un coup de froid à l'ambiance. Lian détourna le regard du sien préférant le plafond, il n'avait pas envie de voir sa réaction. De toute manière, il le sentait déjà énervé. « What ? I mean seriously ? You must be joking. » Il sourit. L'entendre parler anglais le faisait sourire, il avait cet accent parfait, cette langue lui allait tellement bien. Il hocha légèrement la tête de droite à gauche. Il était loin de lui faire une plaisanterie ! Il était sérieux. Mais ce week-end ne devait pas être une barrière pour eux, Lian pensa même l'inviter, peut-être qu'à ses côtés le tournage prendrait soudainement une tournure intéressante et qu'il trouverait plus rapidement le sommeil dans ses bras. Ils pourraient profiter du temps libre de Lian pour se prendre du temps pour eux. Il osa finalement tourner les yeux en sa direction, Lian hallucinait presque, il était entrain de bouder comme un gosse ! Il était entrain de lui faire la tête, c'était presque incroyable ! Il ne pu s'empêcher d'éclater de rire. Il frappait dans ses mains, tapait du poing contre le lit, comme pour faire cesser ce rire. Chose impossible. Il n'en pouvait plus, qu'es qu'il pouvait être adorable. « Ta gueule Lian. » Il éclata une nouvelle fois, il avait beau le « violenter » ça le faisait toujours rire de plus belle. Il essaya de se calmer un peu, les yeux fermaient, la main sur son ventre, la respiration un peu plus forte, il l'avait achevé. « Tu crois que j’ai envie d’aller te voir faire tes galipettes à la con là ! J’ai mieux à faire moi. » Il se calma rapidement. Voilà, il s'énervait pour de la merde et ça cassait l'ambiance. Lian tourna plusieurs fois sa langue dans sa bouche. Pas de conneries Lian, dis pas de conneries. « Alors ne vient pas. » Ce ton neutre, suivit de ce silence. La réaction de Charlie ne l'étonnait pas vraiment. Il ne s'était pas attendu qui le félicite d'avoir enfin décrocher ce rôle, ni même à ce qu'il reste tout calme. C'était probablement impossible qu'il prenne ça bien. C'était comme demander la lune. « T’en profitera pour en niquer une. Tu me diras si elles savent y faire là bas. » Et en voilà une autre bien bonne ! Pour quel genre de personne le prenait-il ? Est-ce qu'il se rendait compte de la dureté de ses propos ? C'était loin de faire sourire le cascadeur, ça l'énervait presque. Il posa ses deux pieds sur le sol, il chercha son boxer du regard et une fois repéré il l'enfila lentement, la cigarette finement coincée entre ses lèvres, l'odeur du tabac lui montait à la tête. « Tu gâches tout Lian. » Oui, maintenant c'était de sa faute. Il s'approcha du plus jeune, écrasa à son tour – et à contrecœur – sa cigarette dans le cendrier. Il encadra le visage de son meilleur ami, le forçant à relever un peu la tête, il avait besoin de capter un peu son regard. Lorsque ce fut le cas, Lian commença. « Tu es le seul avec qui j'ai envie de passer du temps. Tu es aussi le seul à qui j'ai envie de faire l'amour et tu le sais très bien. Gâcher quoi ? Ça t'énerve que je m'en aille et que l'on ne suive pas ton plan ? Charlie, regarde-moi au lieu de jouer le sale gosse insolent. Tu le sais. Alors arrête de faire ta précieuse et embarque avec moi vendredi soir, hm ? » Il avait encore son visage entre ses grandes mains, il lui caressait les joues à l'aide de ses pouces comme pour refaire retomber cette tension. Lian avait de nouveau prit sur lui pour ne pas éclater. Il s'y prenait toujours bien. « C'est mon premier vrai tournage. Tu n'es pas content pour moi ? » Sa voix était devenue soudainement suave, sa bouche se colla contre la sienne lui arrachant un doux baiser.
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MessageSujet: Re: (+18) more than anyone. {bao lian.   Mar 8 Oct - 14:40

Charlie était quelqu’un de bizarre. Il fallait qu’il s’énerve avant de pouvoir penser, réfléchir ou même agir. Il avait constamment les nerfs à vif. En fait, impossible de trouver une personne plus irritable que lui. Quelque part, cela pouvait être considéré comme de la sensibilité. Mais là bizarrement tous les gens qui se plaignent des pleurnichards de leur entourage ne voudrait pour rien au monde le Charlie à fleur de peau que Lian devait se coltiner et surtout se coltinait depuis un paquet d’années maintenant. Il venait de s’énerver uniquement parce que Lian ne le brossait pas dans le sens du poil, si l’on peut dire. Juste parce que pour une fois Lian avait autre chose de prévue que de le voir, cela le vexait. Alors si en plus il partait sans lui, laissez tomber. Lian n’avait pas le droit de partir, de le quitter ou de le mettre de côté. Seul Charlie pouvait faire ça. Pourtant, Lian ne cherchait pas à le blesser et il lui avait même proposé de l’accompagner. Pourquoi n’acceptait-il pas sa proposition ? Bonne question. Par fierté peut être ou simplement parce qu’on ne faisait pas plus idiot, bête et méchant que lui. Le voilà donc en train de crier et de s’en prendre injustement à son aîné. Décidemment, il n’était pas capable de rester calme. Il devait toujours s’emporter pour rien et tout gâcher. Parce que bon, celui qui pourrissait tout encore une fois c’était lui, d’ailleurs c’était toujours lui. Dire qu’il se trouvait dans ses bras il y a de ça même pas cinq minutes à roucouler comme un pigeon amoureux et maintenant il l’engueulait, le jetait comme une vieille chaussette. Vraiment, pauvre Lian. Brave Lian aussi de le supporter. « Alors ne viens pas. » Charlie sentit une petite aiguille lui perforer le cœur. Il pensait que Lian allait insister. Dans le fond c’était ce qu’il attendait comme tout gosse pourri gâté. Qu’il balance ça comme ça le blessa. Il tourna la tête à l’opposé pour ne plus avoir à le regarder. D’accord, alors tant pis. Une fois de plus il avait pété les plombs pour rien et Lian ne répondait pas à sa provocation ce qui lui déplaisait fortement. Il boudait encore plus à vrai dire. Et quand Lian se leva à la recherche de son boxer son cœur se mit à battre beaucoup plus rapidement. Il paniqua un peu. Se rhabillait-il ? Allait-il partir ? Le planter là ? Il comprendrait, il le méritait mais il ne voulait pas qu’il parte. Il ne voulait pas compter cette soirée parmi une de leurs soirées gâchées par sa faute. Après tout elle n’était pas comme les autres. Mais son imagination était allée trop loin. Lian ne renfila pas ses vêtements. Il écrasa juste sa cigarette dans le cendrier avant de le forcer à le regarder. Charlie chercha à se dégager puis soupira, contraint de regarder Lian dans les yeux. « Tu es le seul avec qui j'ai envie de passer du temps. Tu es aussi le seul à qui j'ai envie de faire l'amour et tu le sais très bien. Gâcher quoi ? Ça t'énerve que je m'en aille et que l'on ne suive pas ton plan ? Charlie, regarde-moi au lieu de jouer le sale gosse insolent. Tu le sais. Alors arrête de faire ta précieuse et embarque avec moi vendredi soir, hm ? » De ce discours, Charlie retint deux choses. D’abord il l’avait traité de précieuse et ça ne lui plaisait pas du tout. Ensuite il venait de dire qu’il était le seul à qu’il avait envie de faire l’amour. A sa première remarque il grommela « Je fais pas ma précieuse. » en détournant le regard. Puis il se mit à réfléchir sur l’autre partie qu’il avait retenu et qui décidemment faisait battre son cœur bien rapidement. Il se répétait la phrase en boucle. Si bien qu’au bout d’un moment cela lui rentra quelque part dans le crâne et il se calma un peu. Les caresses de Lian y contribuèrent également. « C'est mon premier vrai tournage. Tu n'es pas content pour moi ? » Charlie leva les yeux vers lui avant de les fermer en sentant le visage de son ainé s’approcher. Il n’hésita pas à répondre à son baiser avec la même douceur le prolongeant sans doute plus longtemps que Lian ne l’avait prévu. Il posa ses mains sur celles de Lian juste avant qu’il ne prenne fin. Il se sentait bête à présent. Il n’avait même pas pris la peine de féliciter son meilleur ami. Au contraire il avait même insulté sa profession en parlant de galipettes. Il allait devoir se rattraper. Il soupira et après lui avoir volé encore un bisou entreprit de se faire pardonner. « Je suis fier de toi Lian. Vraiment. » Evidemment, il était sincère. Il le pensait du plus profond de son cœur. Malheureusement pour avoir droit à ça Lian devait toujours batailler avec son caractère de merde.

Par contre il n’avait toujours pas accepté sa proposition. Au lieu de lui donner sa réponse, il l’entraina dans le lit lui laissant sa place. Il se glissa sous les couvertures, arrangea un peu les coussins selon son aise et dès que Lian s’allongea, retrouva la chaleur de ses bras. Il se serra contre lui, se colla à lui. Quel idiot. Vraiment quel idiot. Il devrait vraiment se mettre à réfléchir avant d’ouvrir sa bouche. Un jour il allait vraiment faire du mal à Lian et ce jour là Lian allait le laisser pour de bon sans revenir. Charlie soupira bruyamment. Il se détestait parfois. Pour arranger tout ça, il ne lui restait qu’une chose à faire : accompagner Lian à son tournage. Il allait devoir inventer un plus gros mensonge pour justifier son absence mais il était prêt à le faire. Puis ça allait être bien non ? Charlie ne l’avait jamais vraiment vu s’entrainer. Il était un peu curieux. Cela devait en plus énormément compter pour Lian et il serait heureux d’être à ses côtés pour ce moment là. Il calla son menton sur le torse de Lian, et pendant que ses doigts redessinaient le contour de ses lèvres il se décida enfin à lui dire oui. « Je viens avec toi. » Voilà, ce n’était pas si compliqué que ça non ? Il aurait pu accepter tout de suite sans passer par la case je te pète un scandale pour rien. Mais bon, c’était Charlie. Lian avait l’habitude maintenant. Il déposa un bisou sur son menton et se mit en même temps à réfléchir à nouveau. Il allait devoir emmener ses cours avec lui. Lian avait-il déjà réservé pour un hôtel ? Il espérait que non, comme ça il pourrait en choisir un vraiment bien. Combien de temps exactement allait-il être pris par son tournage ? Pas trop longtemps hein ? Comment allaient-ils allé à Hong Kong ? Une moue d’enfant s’installa sur son visage. Lian avait dû voir qu’il était plongé en pleine réflexion. En même temps, la fatigue se fit soudainement ressentir et Charlie bailla plusieurs fois avant de reprendre la parole. « On y va comment ? » Il se frotta les yeux comme un gamin et posa sa tête sur son épaule. « Tu as déjà réservé l’hôtel ? Sinon j’en connais un bien. Je peux payer tu sais. » Sa voix devenait de plus en plus faible. Il avait fermé les yeux. En quelques secondes mêmes pas il se sentit sombrer mais murmura encore quelques petites choses. « On fera l’amour hein ? On ira manger au restaurant ? On .. » Puis d’un coup plus rien. Il s’endormait vraiment.
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